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La croissance du PIB réel de l'Angola a décru à 4,1% en 2013 en raison d'un passage à vide dans l'industrie pétrolière et devrait repartir à 5,3% cette année, estime le Fonds monétaire international (FMI) dans sa dernière étude sur le pays.
D'importants investissements publics dans les travaux publics et l'énergie ont sauvé l'année 2013, marquée par une spectaculaire baisse de performance du secteur pétrolier et par les conséquences négatives pour l'agriculture de la sécheresse de 2012, selon le FMI.
La poursuite des dépenses d'infrastructures devrait doper la croissance du PIB non-pétrolier (+6,4%) cette année tandis que le secteur pétrolier va repartir, ajoute-t-il. A 5,3%, la croissance de l'économie angolaise telle qu'envisagée par le FMI est cependant bien inférieure aux 7,1% attendus par le gouvernement de Luanda.
S'il se réjouit de voir l'inflation maîtrisée (8,8% en 2013 et 7,7% cette année) après des taux à deux chiffres ces dernières années, le FMI s'inquiète en revanche du retour à un déficit budgétaire de 1,5% du PIB en 2012 et 5% en 2014.
L'augmentation des dépenses publiques doit s'accompagner d'un élargissement de l'assiette fiscale dans le secteur non-pétrolier, selon l'institution de Bretton Woods, qui juge aussi que le nouveau fonds souverain alimenté par des revenus du pétrole doit être plus transparent et son rôle mieux défini.