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Le ministre de l'Administration du Territoire, Bornito de Sousa, a déclaré mercredi, à Luanda, que la Constitution angolaise, promulguée le 5 février 2010 enrichissait le paquet de droits fondamentaux des citoyens et son cadre de garanties clarifie le cadre institutionnel et économico-social.
Le ministre a tenu ces propos à la cérémonie d'ouverture de la Conférence Internationale sur "Les constitutions et la stabilité des Etats démocratiques et de droit en Afrique", qui se déroule à l'auditoire Maria do Carmo Medina, de la Faculté de Droit de l'Université Agostinho Neto.
Il a rappelé qu'après les élections législatives 2008, le Parlement angolais, avec les pouvoirs constituants, avait approuvé une Constitution, dans la séquence d'un grand débat national autour d'une dizaine de projets présentés par les formations politiques et de centaines de propositions
de citoyens et institutions de la société civile.
Intervenant devant un public formé, en majorité d'étudiants de la Faculté de Droit, professeurs universitaires, politiques et orateurs étrangers, Bornito de Sousa a dit que le modèle de système de gouvernement, désigné “Presidentialiste-Parlementaire”, est celui qui a le plus attiré le débat politique, juridico-constitutionnel et académique.
Selon lui, c'est un système présidentialiste, dans lequel la titularité du Chef de l'Etat est placé comme tête de liste du parti ou coalition de partis les plus votés dans les élections générales qui, simultanément désignent également les députés au Parlement.
La rencontre, promue par l'Institut Angolais de Systèmes Electoraux et Démocratie (IASED), dans le cadre du premier anniversaire de la promulgation de la Constitution de la République d'Angola, devra terminer vendredi prochain.
Il est prévu l'analyse de trois sous-thèmes, notamment "Stabilité démocratique et réformes constitutionnelles en Afrique", “Les constitutions et la participation démocratique en Afrique et "Les défis de la juridiction constitutionnelle pour la consolidation de la démocratie en Afrique", ainsi qu'un autre thème “La constitution économique et le développement durable en Afrique".
Pour disserte ces thèmes, les organisateurs de la conférence ont fait appel aux académiciens Angolais, de l'Afrique du Sud, de l'Allemagne, de la Guinée-Bissau, du Royaume-Uni, du Kenya, Nigeria et du Zimbabwe.