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C'est un indice intéressant, puisque les chiffres démontrent l'expansion de l'économie angolaise. Le taux d'inflation oscille entre 14% et plus. Les deux chiffres s'ajoutent aux taux de croissance vont de 18,6% à moins de 0,4%.Les investisseurs continuent à faire confiance au gouvernement angolais puisqu'ils se chiffrent à 15,55 milliards de dollars, en termes d'investissements directs étrangers. Le pays continue à tirer vers le haut les bénéfices de son or noir. L'Angola est actuellement en tête des pays producteurs du pétrole en Afrique. L'exploitation des nouveaux gisements se poursuit.
Dans deux décennies, elle atteindra par endroit, près de 858 millions de barils.
A la tête de l'OPEP depuis 2009, l'Angola s'affirme comme l'un des grandsproducteurs de l'or noir brut dans le monde. Le gouvernement s'investit dans le domaine. La plus grande compagnie pétrolière angolaise,SONANGOL, y joue un important rôle. Elle s'associe avec d'autres afin d'élargir son champ de manoeuvre. La société nationale d'exploitation des hydrocarbures négocient des contrats d'exploitation dans divers pays. En 2009, elle a signé un accord de partenariat avec l'archipel de Sao Tomé et Principe.
On ne peut négliger la part de l'Angola dans l'investissement pétrolier en Irak. L'Angola a saisi cette opportunité après avoir répondu à l'appel d'offre que les autorités irakiennes venaient de lancer. La « Sonangol » a pu décrocher un contrat au terme d'âpres négociations avec les autorités irakiennes, pour l'exploitation de 2 champs dans le nord du pays.La Société nationale angolaise d'exploitation des hydrocarbures exploite donc pour une vingtaine d'années près de 858 barils de pétrole en Irak.
D'autres pays, comme le Brésil, accepte aussi les investissements angolais dans l'exploration et la production dans ce pays.
Le marché étranger semble intéresser le géant angolais du pétrole. On murmure qu'environ 100 milliards de dollars sont engagés entre 2008 et 2014, dans le projet de l'archipel saotoméen.
Aujourd'hui, l'Angola veut maintenir le cap et rester le leadership sur le continent. Pour se faire, le gouvernement n'hésite pas de s'associer avec d'autres, dans le but d'être partout très présent. On comprendra qu'avec toute cette richesse minière nationale et les bénéfices de la manne pétrolière qui permet certaines réalisations, l'Angola attire l'attention. Des pays cmme la Chine, le Brésil, le Portugal, la France, la Grande Bretagne,ou les Etats.Unis, tous ont été les premiers à le comprendre et à signer des contrats gigantesques étalés dans le temps.
Pour un bon développement, l'économie politique doit rester prioritaire et pragmatique. La politique économique du gouvernement angolais poursuit un seul et même but, qui est de réaliser des réformes structurelles, de mener une politique conjoncturelle, afin de favoriser le développement économique de long terme, et de réussir du bon résultat de ces actions.
Bien entendu, la théorie idélogique d'hier reste un reflexe naturel. L'intervention de l'Etat dans l'économie du pays, va dans le sens de la lutte des classes théoriques qui exige la socialisation des biens et des moyens de production.
Devant l'échec d'un système, à présent dépassé, il fallait se rendre à l'évidence. L'économie du marché est un système économique où les biens et services sont échangés sur la base des prix relatifs, c'est-à-dire, du prix d'un produit ou d'un service par rapport aux autres, grâce au mécanisme de l'offre et de la demande. Ce système économique est aussi une dynamique qui favorise la croissance économique et l'extension géographique de l'économie de marché au délà des frontières politiques des Etats.
On dit souvent que l'économie de marché est souvent associée au libéralisme économique. Elle ne réussit que réguléepar l'intervention publique. La mondialisation économique s'avère s'appliquer et impliquer tout le monde. Tout comme le développement durable. Celui-ci reste une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance économique et considérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d'une planète globalisée.
L'Angola a vu augmenter sa population de 18 millions d'habitants, donc avec une croissance démographique de 2,8%. Le Produit National Brut est de 3.971 dollars, tandis que la répartition primaire affiche les 9%. Il est intéressant de noter que si le pays mise sur les deux principales ressources minères, notamment le pétrole et le diamant, les écarts sociaux font ressurgir le fossé qui existe entre les plus riches et les plus pauvres. Avec une production quotidienne de près de 2 millards de barils, l'Angola a encore des atouts pour se développer et rester un pays riche et nourir toute sa population. Enrayer la pauvreté reste à concrétiser. Si le pays arrive à remplir les caisses de l'Etat, le gouvernement devrait mettre en place des politiques politico-sociales en vue de rendre les Angolais heureux et profiter de la richesse tant clamée pour l'Angola.
Or, actuellement, disent les populations angolaises de la capitale, les vrais bénéficiaires de cette expansion économique en Angola, sont les étrangers. De plus en plus, on ne comprend pas pourquoi le pouvoir favorise les étrangers au détriment des citoyens angolais.
Le gouvernement promet d'aider tout Angolais. L'Angolais moyen n'est pas riche et la majorité de la population tente de survivre. Le contraire serait mieux. Il existe des classes sociales. D'un côté, les plus riches. Et de l'autre, les très pauvres. L'Angolais moyen travaille mais le coût de la vie, la chereté des produits vivriers de première nécessité, ne lui permet pas de vivre correctement. On comprend maintenant pourquoi une minorité de fonctionnaires est pointé doigt, accusé de corruption. Un problème qui touche presque tous les secteurs de la vie active du pays. Ce fléau doit s'éffacer du paysage angolais. Comme dirait l'autre, « il y a corruption puisqu'aussi de l'autre côté, il y a un corrupteur ». Les étrangers sont à la base de cette situation honteuse. Lorsqu'un salarié n'est pas payé il y a trois mois, comment voulez-vous qu'il soit honnête dans cet instinc de survie.
Les anciens colonisateurs, ou leurs descendances, qui viennent en Angola font l'objet de suspicion.Tous reviennent en Angola et (ré)occupent des places et des espaces prioritairement reservés aux nationaux.
Le gouvernement doit pouvoir réussir à canaliser et à aider tout Angolais, sans préjugés. Le discours du président en 2002, sur l'unité et la concorde nationale, est dans ce sens très important. Il pronaît la paix, la fraternité pour tous les Angolais. Plus jamais la guerre en Angola ! Le slogan reste valable. Il serait vraiment regrettable que l'actuel gouvernement n'arrive pas encore à trouver des solutions sur le problème que rencontre le citoyen de ce pays. Il doit pouvoir s'occuper et satisfaire les besoins de la majorité de la population. La vraie politique consiste à mettre en place une réelle politique économique afin de créer des emplois. Donner du travail est la priorité de tout gouvernement. L'Angola doit pouvoir résoudre ce problème de la pauvreté. Les écarts sociaux font ressurgir le fossé qui existe entre les plus riches et les plus pauvres.
Le pays fait beaucoup pour combattre la misère. Le programme de déminage sur l'ensemble du territoire angolais se poursuit.
Tout Angolais sait que le pays est un grand pays producteur de pétrole. Le numéro un en Afrique subsaharienne, devant le Nigéria et le Gabon. Avec une production quotidienne de 2 millions de barils, l'Angola continue à préserver ces atouts. On ne comprendra pas l'argument qui tentera d'expliquer les difficultés des responsables politiques et du gouvernement pour le partage des bénéfices tirés de cette source pétrolière. Pour l'heure, le gouvernement a réussi de consolider la paix dans le pays. L'économie angolaise est l'une la plus promotteuse sur le continent. Le gouvernement ne réussit pas encore à satisfaire tout le monde. La demande du partage des richesse est légitime. Il serait irresponsable d'ignorer le peuple. Le pouvoir actuel doit adopter une réelle politique socio-économique pour un développement humain raisonnable.
Rétrospectivement, la crise de l'année dernière avait relativement épargnée l'ensemble du continent. Celle-ci avait plutôt secoué les pays nantis. L'Afrique paraissait bien tenir le choc. Presque tous les pays affichaient une hausse de leur produit intérieur brut (PIB). Des projets très ambitieux avaient parus. Mis en place, les projets se concrétisaient dans certains domaines. Il faudrait que les pays africains continuent de poursuivre cette politique qui nous a permis d'échapper à la crise mondiale.
Il ne faudrait pas que la tendance bascule dans le mauvais sens. Selon certaines provisions, plusieurs pays africains parviendront encore de sortir de leur crise. Cet optimisme donne de l'espoir.
L'Angola continuera de faire partie de ce lot des pays capables de surmonter leurs difficultés. A condition que le gouvernement de Luanda maintienne cette politique économique réaliste.
Pays pétrolier, possédant en plus un sous-sol riche en minérais, ajouter à ceci une terre fertile favorable à son agriculture, l'Angola ne manque pas d'arguments pour assurer son économie. En multipliant son secteur agricole, tout en augmentant sa production, l'Angola verra sa situation toujours favorable et confortable. Ces éléments naturels lui permettent de nourir toute sa population encore pour un bon bout de temps, voire des années durant, sans vraiment s'inquiéter.
Quant au pétrole, les reserves sont encore là. Suffisant. Comme tous les autres pays producteurs, l'Angola reste attractif. On continue à investir dans plusieurs domaines. Les investissements sont les signes qui démontrent la bonne santé d'une économie. Les investissements directs étrangers s'élèvant à 744 millions de dollars, consolidant les exportations qui se chiffrent à plus de 3 milliards tandis que les importations augmentent de près de 8 milliards de dollars. Pour tout bon observateur, l'Angola fait partie de ce club de pays qui récolte les fruits de l'autérité. On avait parlé depuis des années des plans de la relance, de la rigueur dans la gestion financière sous l'oeil vigilant du FMI et de la Banque mondiale. Résultat du parcours, c'est en Afrique que les résultats sont positifs. Le néolibéralisme, le continent l'a bien assumé, adopté et digérer. L'Angola a vu augmenter l'investissement public dans sa politique économique. Ce qui est essentiel pour le rattrapage économique, dont le gouvenement ne cache pas l'ambition et qui se voit naturellement conforté.Dans cette période de crise, le pays a échappé à la récession et on a vu que sa croissance ne se porte pas si mal. Après quelques flottements.
Dans l'ensemble, les pays africains ont su se maîtriser, réduisant leurs dettes multilatérales. Selon le Fonds monétaire international, la dette publique des pays africains est passée de 60% de leur produit intérieur brut, il y a sept ans, à 29% l'année dernière. Le cas de l'Angola reste intéressant. Les réserves pétroliers sont suffisants. Ce qui explique que inflation reste maîtrisable avec les 15% cette année encore, et risque d'atteindre les 17% dès l'année prochaine, soit début 2011.
La remontée du prix du pétrole et autres matières premières y sont pour quelque chose. Les grandes institution internationales, le FMI et la Banque mondiale, continuent de faire confiance à l'Angola. D'ailleurs, l'année dernière qui semblait difficile pour le pays, le FMI n'a pas hésité d'injecter plus de 1,4 milliards de dollars, dans le cadre d'un accord de confirmation destiné à soutenir la balance des paiements de l'Angola. Ce prêt avait permis de surmonter les difficultés économiques auxquelles le pays put finalement sortir la tête de l'eau de la crise.
L'Etat angolais a compris qu'il fallait mettre en oeuvre des mesures drastriques. Une façon de rassurer les marcheés financiers. Le pays n'avait pas d'autres choix, sinon de se conformer, et notifier sa solvabilité par les agences mondiales de notation. Il fallait rapidement se ressaisir, remettre de l'ordre dans son économie pour regagner la confiance. Le resserrement monétaire et budgétaire a été maintenu. Pour le gouvernement, il fallait aussi désormais diversifier les sources de recettes, qui reste le fondement de la stabilité au macroéconomie.
Le pays a pu finalement mieux gérer ses ressources publiques pour éviter une nouvelle crise des liquidités. La diversification des sources de recettes fut le fondement même de ce quasi-miracle de la stabilité.
Pour les Angolais, ils attendent du régime au pouvoir, de continuer à consolider les acquis de la paix, le bon résultat de l'économie du pays, la stabilité et réussir le développement de l'Angola.
Le gouvernement devra adopter des nouvelles stratégies politiques, sur tous les plans, pour créer des emplois et mieux gérer, efficacement, les richesses nationales, et songer à bien repartir les bénéfices tirés des ressources du pays. Tout le monde, (gouvernement et population), a conscience qu'une bonne rédistribution de la richesse du pays, est un gage de la paix sociale, la quiétude. La paix civile rassure. Le pays pourra dès lors entammer des nouvelles politiques avec la participation de citoyens. Une façon de consolider le processus de la démocratisation durable du pays. En attendant, les grands projets sont déjà engagés et devront se poursuivre, et pourquoi pas, les faire arriver à terme. Des nouveaux secteurs devront voir le jour. Pays d'avenir, la chance de l'Angola peut compter sur ses pays-amis. Les partenaires ne manquent pas.
La question qui préoccupe le sujet angolais est de savoir si le pays tiendra bien dans cinq ans. Parfois avec inquiétude, on murmure que l'on ne comprend pas toujours certains choix gouvernementaux. Si ce choix reste positif, on pourra dire que le gouvernement avait raison de suivre cette voie. Sinon, on donnera raison à ceux qui disent que « le pays est vendu aux étrangers », au vu de l'envahissement et d'abandon de certains secteurs aux mains étrangères. En général, les critiques sont peu, tout le monde attende les résultats dans quelques années.
La politique du gouvernement jusque là est encore positive. Défendre les droits de citoyens angolais et du pays reste légitime et fondamental. Bien entendu que l'Angola continuera à susciter un intérêt grandissant sur le plan continental et international. Le souhait est que cela ne soit pas au détriment des citoyens du pays. L'Angola peut espérer réussir son développement. C'est tout qu'on lui souhaite.
(Reportage en Angola, par Alain Serbin).