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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Au Mondial 2014, le Brésil bat la Croatie par trois buts à un...sans convaincre réellement.

 

De sa victoire compliquée contre la Croatie (3-1), lors du match d'ouverture, le Brésil préfère souligner les côtés positifs. Et Fred a réagi, vendredi, après les critiques pour son penalty injustifié.

 

«Arigatô!» Avec une photo de Fred s'effondrant devant Dejan Lovren, le quotidien O Globo remerciait vendredi, dans sa langue natale, l'arbitre japonais Yuichi Nishimura pour le penalty offert à la suite d'une faute inexistante du défenseur croate sur l'avant-centre brésilien.

 

Pas de mauvaise foi, vendredi, dans les commentaires des principaux médias brésiliens : la plupart soulignait le poids de ce coup de sifflet dans le basculement du match en faveur de la Seleção.En fin de journée, Fred a réagi sur le site de la CBF : «J'étais en train de pivoter pour tirer du pied gauche quand j'ai senti une charge qui m'a empêché de me mettre en position de frappe et qui m'a fait chuter.

 

La FIFA avait prévenu que les arbitres surveilleraient ces situations.» L'ancien Lyonnais l'assure : «Je ne suis pas du genre à tomber pour rien, dans la surface ou à l'extérieur. Contre la Serbie, (1-0, en amical, le 6 juin), j'avais été dans une situation comparable et j'avais pu aller au bout de mon mouvement. Contre la Croatie, j'en ai été empêché. L'arbitre a bien jugé.»

 

Porté par ce scénario bienveillant, le groupe auriverde a trouvé matière à cultiver un positivisme érigé en dogme par Luiz Felipe Scolari. Plus que les errements de ses latéraux, en particulier Daniel Alves - le plus mal noté des Brésiliens par la presse locale -  la sélection-hôte préférait valoriser les bons côtés de sa soirée à l'Arena Corinthians : une capacité à réagir après l'ouverture du score par l'adversaire et l'influence décisive de ses deux talents de 22 ans, Neymar et Oscar.

 

Surnommé «Oscraque» par le Barcelonais, le milieu offensif de Chelsea, qui a plus pesé à droite que dans l'axe, avait demandé un entretien individuel à Scolari, la veille du match, sur les recommandations de Regina Brandao, la psychologue missionnée par le sélectionneur pour guetter les états d'âme de ses joueurs.Dans la maison or et vert, l'idée est de surfer sur une dynamique de résultats impressionnante depuis le retour aux affaires de Scolari, le 29 novembre 2012. En battant les Bleus (3-0, le 9 juin 2013), à Porto Alegre, le Brésil venait d'enclencher une série de seize victoires, à peine égratignée par une défaite en amical contre la Suisse (0-1), le 14 août dernier.

 

Dans ce contexte globalement positif, David Luiz, l'ambianceur du groupe, pouvait afficher sa bonne humeur, jeudi, dans la zone mixte de l'Arena Corinthians. Interrogé par un journaliste d'un pays rival, il lança, taquin - «Je ne parle pas aux Argentins, moi!» - avant de lancer un «Thank you my friend !» à un journaliste anglais devant qui il venait d'évoquer brièvement «la grande maturité du Brésil pour contrôler ce match».

 

Puis, au moment d'être interpellé par L'Equipe, le néo-Parisien offrit une accolade un peu surréaliste, assortie, en français dans le texte : «Oh mon ami! Comment ça va ? Qu'est ce que tu fais ? Paris va bien ?» Et de quitter l'assistance, en espagnol, d'un vibrant «Gracias, hermanos !» (merci, mes frères !). S'il est à nouveau anxieux, c'est à David Luiz qu'Oscar devrait parler la prochaine fois.

 

 

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