Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
"Les Français méritent tout le respect du monde après leurs derniers résultats", poursuit-il quand on lui glisse que les joueurs de Didier Deschamps ont marqué vingt et un buts lors de leurs six derniers matches. Mais nous méritons également un certain respect après le parcours qui fut le nôtre lors de la campagne de qualification." On rappellera que la Suisse est demeurée invaincue en dix matches (sept victoires et trois nuls).
Dans la ville qui a vu naître Gilberto Gil et qui a vu éclore le talent de Daniel Alves, ce match comporte, on le sait, un enjeu fantastique. Le vainqueur de ce derby sera pratiquement qualifié pour les huitièmes de finale avec sans doute l'assurance de ne pas affronter l'Argentine le 1er juillet à Sao Paulo. Il reviendra à Gökhan Inler, pour sa 75e sélection, et à Valon Behrami, pour sa 50e, de donner le juste ton pour l'équipe de Suisse. Leur tâche risque d'être quelque peu facilitée par l'absence de Yohan Cabaye. Touché aux adducteurs, le joueur du Paris Saint-Germain pourrait céder sa place au Lilois Rio Mavuba.
Ottmar Hitzfeld n'a pas, bien sûr, dévoilé son équipe. Mais tout indique qu'Admir Mehmedi sera titularisé pour Valentin Stocker. "Je ne déplore aucun blessé. Tous mes joueurs sont en pleine possession de leurs moyens, se félicite-t-il. Ma marge de manoeuvre sera réelle vendredi."
Le sélectionneur est, enfin, revenu sur l'ultime action du match de dimanche à Braslia contre l'Equateur, l'action qui a tout changé. "Nous avons tout vécu une émotion extraordinaire. Nous voulions absolument gagner ce premier match. Nous avions vraiment pris tous les risques, lâche-t-il. Ce qui nous est arrivé est, je pense, mérité." Le but de Seferovic a peut-être effacé à jamais dans la tête d'Ottmar Hitzfeld le terrible souvenir de la finale de la Ligue des Champions de 1999 où, à Barcelone, "son" Bayern Munich avait tout perdu dans le temps additionnel devant Manchester United.
Malgré une phase de qualification sans bavure et sa sixième place au classement FIFA, loin devant les Bleus, Ottmar Hitzfeld a estimé que la Suisse et la France partiraient «sur un pied d'égalité».
La réponse conviendra certainement à Didier Deschamps. Alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que les deux sélectionneurs se renvoient la balle au moment de désigner le favori présumé de France - Suisse, vendredi soir à Salvador, Ottmar Hitzfeld a préféré couper la poire en deux : «Nous partons sur un pied d'égalité», a affirmé le sélectionneur de la Nati. Si le classement FIFA - la Suisse occupe la 6e place, soit onze rangs de mieux que les Bleus - tend à faire pencher la balance en faveur de son équipe, le technicien a souligné les progrès effectués par Benzema et ses équipiers depuis leur qualification arrachée face à l'Ukraine au mois de novembre. «Ils avancent comme une machine !»
Au cas où, Hitzfeld a également rappelé que la France avait balayé la Jamaïque 8-0 en match amical alors que son équipe avait dû se contenter d'un petit 1-0. Conscient du potentiel offensif des joueurs de Didier Deschamps (21 buts en six matches), il dit «en avoir tenu compte» dans la préparation de ce rendez-vous. Sans faire pour autant une fixette sur Karim Benzema, buteur à huit reprises lors de ses sept derniers matches. «Il n'y a pas de plan anti-Benzema, a assuré le défenseur des Young Boys de Berne, Steve Von Bergen. Sinon, ça voudrait dire qu'on laisse la place à Griezmann, Valbuena et compagnie. L'équipe de France a grandes individualités, Benzema en fait partie, c'est un attaquant de classe mondiale. On respecte tout le monde, mais on a peur de personne.»
«Nerveux» lors de leur entrée en lice face à l'Equateur (2-1), les Suisses visent cette fois «le match parfait» pour faire enfin tomber l'équipe de France, a pour sa part indiqué Gökhan Inler. «Aujourd'hui, l'équipe est plus relax, a encore souligné le milieu de terrain de Naples. Ça sera compliqué, mais je crois que ça va bien marcher». En cinq confrontations dans des matches à enjeu, la Suisse n'est pour l'instant jamais parvenue à battre la France : trois nuls, deux défaites. «C'est un adversaire qu'on connaît très bien, sourit Hitzfeld. La France est un pays voisin, c'est comme un derby. On a envie de marquer une page d'histoire et pour ça, il faudra répondre présent, jouer dans nos retranchements.» http://sport.fr.ch.msn.com/coupe-du-monde-2014/teampage/suisse ; http://www.lematin.ch/CM2014/la_nati/hitzfeld-deschamps-transmis-envie-france/story/12337022 ; http://www.tdg.ch/CM2014/actualites/Pont-Battre-la-France-serait-mon-plus-beau-cadeau/story/30074121 ; http://lci.tf1.fr/sport/mondial-2014-ils-sont-trop-cools-nos-bleus-8437878.html ;
http://video.lequipe.fr/video/football/foot-cm-bleus-que-valent-les-bleus/?sig=74d52845422s ;
https://fr.sports.yahoo.com/football/coupe-du-monde/le-journal-du-mondial/ ; Alors, vos coeurs balancent pour le match de ce soir entre la France et la Suisse ? Réponse tout-à-l'heure.