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Le 18è congrès du PC chinois s'est ouvert jeudi devant plus de 2.000 délégués sur un cri l'alarme du président sortant, Hu Jintao, qui a prévenu que la corruption endémique du pays pourrait s'avérer "fatale" au régime et appelé à plus de démocratie.
Hu Jintao, 69 ans, qui doit céder son poste de ecrétaire-général du PCC à Xi Jinping, 59 ans, a également appelé à faire de la Chine une "puissance maritime", à l'heure où elle dispute au Japon et d'autres voisins, dont le Vietnam et les Philippines, la
souveraineté d'îles en mer de Chine.
Pékin, qui entend défier la puissance américaine dans le Pacifique et a ancé son premier porte-avions en septembre, se doit de "défendre résolument ses droits et ses intérêts maritimes", a souligné le président chinois.
Dans l'enceinte solennelle du Palais du peuple, sur la place Tiananmen sévèrement bouclée pour l'occasion, Hu Jintao, qui a fait de son pays la deuxième puissance mondiale au cours des 10 ans de sa présidence, a prononcé un discours de 90 minutes à la fin duquel il s'est alarmé de la corruption galopante qui ronge le pays.
"Si nous échouons à traiter cette question correctement, elle pourra s'avérer fatale" et provoquer "l'effondrement du parti et de l'Etat", a-t-il lancé, en allusion aux scandales politico-financiers impliquant les familles des plus hauts dirigeants, dont un membre du Bureau politique, Bo Xilai, exclu du parti et en attente de jugement.
Le PC va s'assurer qu'aucun dirigeant "n'abuse de son pouvoir", a-t-il promis. La corruption massive des milieux dirigeants figure parmi les préoccupations majeures du congrès et de ses 2.270 délégués.
Le congrès s'ouvre au terme d'une "annus horribilis" pour le parti unique, marquée par l'affaire Bo Xilai et des révélations sur la fortune de sa propre famille et de celle du Premier ministre Wen Jiabao.