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C'est une histoire vraie que raconte le film de Steve McQueen sur l'esclavage des Noirs venus d'Afrique. Précisons que ce film "12 Years a Slave", a rafflé des prix lors des festivals et obtenu l'Oscar du meilleur film de l'année. De quoi parle-t-on ?
Dans les années 1850, Solomon Northup, un Africain-Américain et un homme libre, est capturé par des esclavagistes. Durant douze ans, ce citoyen ordinaire va subir les pires malversations avant d'être libéré.
Basé sur une histoire vraie, "12 Years a slave" prend un angle des plus originaux pour traiter de la politique raciale aux Etats-Unis. Ici l'exclusion n'étant pas fondée sur la couleur de peau mais sur le statut social, elle en devient d'autant plus détestable, absurde même si elle n'entraînait des conséquences tragiques. Alors que Chwetel Ejolor (l'acteur noir du film), explose dans une performance hypernuancée, Brad Pitt fait ici de la figuration intelligente sa seule présence a donné un joli coup de pouce au film du réalisateur noir britanique Steve McQueen.
Ce film a d'ailleurs pris une longueur d'avance pour les Oscars, en raflant samedi les principaux prix aux Spirit Awards, trophées du cinéma indépendant.
Le drame sur l'esclavage du Britannique Steve McQueen a remporté cinq trophées, dont ceux de meilleurs film, réalisateur et second rôle féminin pour la Mexicano-kenyane Lupita Nyong'o. Rappelons encore, que le film raconte le destin véridique de Solomon Northup, un homme noir libre enlevé et réduit à l'esclavage aux Etats-unis pendant 12 ans, peu avant la Guerre de Sécession.
Steve McQueen a dédié son trophée à Solomon Northup, son "inspiration pour essayer de trouver la vérité".
Brad Pitt, producteur du film, a assisté à la cérémonie avec sa compagne Angelina Jolie et a assuré avoir été touché dès le départ par l'histoire de cet homme "prisonnier d'une situation complètement inhumaine". "Personnellement, c'est un film que j'adore. Faire partie d'un projet comme celui-ci n'arrive pas si souvent. C'était tout à fait unique", a-t-il déclaré à la presse après la cérémonie.
Le film a également remporté les trophées de meilleurs scénario (John Ridley) et photographie (Sean Bobbitt).
Les prix d'interprétation sont allés à Matthew McConaughey, pour son rôle de séropositif à l'aube de la pandémie de sida dans "Dallas Buyers Club", et Cate Blanchett, grande bourgeoise déchue dans "Blue Jasmine". Tous deux font plus que jamais figure de favoris pour les Oscars, qui seront remis dimanche soir.
Evoquant le tournage de "Dallas Buyers Club", Matthew McConaughey a souligné qu'il "n'y avait pas de filet de sécurité, mais cela vous donne de la liberté".
Cate Blanchett a pour sa part remercié les producteurs et distributeurs de "Blue Jasmine" pour avoir donné sa chance à un film "dont les personnages principaux sont des femmes. Un film qui peut même rapporter de l'argent!".
Sans surprise, Jared Leto est reparti avec le trophée du second rôle masculin pour son incarnation d'une transsexuelle dans "Dallas Buyers Club", et semble assuré lui aussi de remporter l'Oscar dimanche.
Dans la catégorie du meilleur film étranger, "La vie d'Adèle" a créé la surprise en s'imposant face au grand favori italien des Oscars, "La grande bellezza" de Paolo Sorrentino. Aucun membre de l'équipe du film n'était présent pour recevoir le trophée.
Parmi les autres lauréats, figurent "Nebraska" (meilleur premier scénario), "20 Feet from Stardom" (documentaire) et "Fruitvale Station" (premier film").