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Si l'on en croit les rumeurs, l'actuel Président-sortant, José Eduardo dos Santos, et probable candidat à sa propre succession, ira-t-il jusqu'au bout de son mandat et se représenter ? Ou, plutôt, choisira-t-il de passer la main, et choisir un autre homme fort dans le sérail pour lui succéder ?
Les hypothèses se multiplient. Ce qui est sûr, on a vu poindre un sérieux candidat, paraît-il, qui se dégageait, parmi tous ces nombreux prétendants. Fausse illusion ? En fait, il y a eu Manuel Domingos Vicente. Cet homme de 56 ans, qui semblait se présenter pour briguer à la magistrature du pays. Avec l'aval du locataire du palais de Futungu ?
José Eduardo dos Santos est aujourd'hui âgé de 70 ans, (il serait né en 1942, et chef de l'Etat angolais depuis 1979). Alors que Manuel Domingos Vicente est un homme de 56 ans, avec un parcours intéressant, gravitant autour du cercle du pouvoir et de la famille dos Santos. Si les rumeurs se confirmaient, ce serait réellement une surprise. Surtout dans le sphère mirifique de ceux qui contrôlent le pouvoir en Angola.
Attendons-nous à un bouleversement profond pour le pays ? Certains, en douteraient encore de cette hypothèse. On note d'ailleurs que l'homme désigné croit-on, n'aurait pas que des désavantages d'être du milieu, il a aussi une sérieuse formation universitaire. Il est ingénieur de formation acquise en Angleterre et aux Etats-Unis. Deuxième gros avantage, il serait le parrain de la fille aînée Isabel dos Santos.
A 39 ans, cette dernière disposeerait d'une fortune colossale, cible de l'opposition qui, régulièrement, le nom revient parmi tous les scandales financiers que connaîtrait le régime du MPLA. Elle aurait la haute main sur des sociétés dédiées au diamant angolais. La fortune familiale, selon les ad versaires du clan du président, s'élèverait à quelques 4 milliards de dollars, en plus de contrôler la joallerie de luxe sur les pierres précieuses. On évoque l'Omega Diamonds. Des rumeurs...
Ce qui susciterait un handicap sur la candidature de Manuel Vicente, patron de la plus grande société pétrolière du pays, la SONANGOL. Trop de proximité avec le pouvoir à Luanda, nuierait-il ? L'opposition, souvent des partisans de lUNITA, ou ses sympathisants. Le MPLA est longtemps au pouvoir. Reconnaissez au moins que ce parti et son gouvernement ont beaucoup fait pour la paix et le bien-être des populations en Angola.
Alors ? A quoi ressemblerait l'élection présidentielle de cette année 2012 en Angola. Constatant qu'il n'y a vraiment pas d'opposition crédible, l'opposition pourra-t-elle peser pour faire basculer la balance sur l'orientation politique du pays ?
En Angola, nous avons pu tenter le pouls de cette opposition. Au vu d'une enquête au pays et à l'étranger, très peu d'Angolais souhaitent un réel changement. Un ras le bol de recommencer les hostilités. Le pouvoir aurait parait-il vampiriser la vie politique angolaise. Il faudrait laisser travailler les gens du MPLA. Ils ont fait la paix, et font tourner l'économie du pays. D'autres voix disent le contraire. Le pouvoir ne doit pas être indéfinitivement rester aux mains des mêmes personnes. Sinon, ce n'est plus la démocratie. Celle-ci exige l'alternance. Le pouvoir use après plusieurs années de domination. L'argument-massue est imparable. Il y a du vrai dans tout ceci.
Nous verrons dans la deuxième partie de ce dossier, les forces en présence, qui participeront à ces élections en Angola. Un bémol, nous soutenons que le MPLA, parti au pouvoir, a réellement longtemps positivement oeuvré pour le développement de l'Angola. L'élection de 2012 doit avoir lieu car ce n'est pas un test, pour le gouvernement, mais un choix démocratique de maintenir le gouvernement tel quel, ou l'exigence d'un changement positif pour l'avenir du pays. Le gouvernement a su bien gérer les crises, au mieux assurer la bonne gouvernance démocratique après les années des tensions politico-sociales.
Le travail des récensements se poursuit. Il faut que tous les Angolais se sentent concernés pour le sort du pays. Cela passe par des votations, qui est un devoir civique à accomplir. Les élections qui se présentent devraient honorer l'Angola. Elles devront bien se dérouler, pour être crédibles. Elles doivent être correctes selon les règles démocratiques. Nous analyserons prochainement ce qui va se dérouler tout le long de ces élections présidentielles.
Ce sera d'ailleurs celles qui verront les Angolais s'impliquer pleinement. Toutes les parties ayant accépté les régles pour une bonne élection incontestable. Pour la première fois, les Angolais seront fiers de se sentir pleinement "citoyens" de ce pays nommé, Angola.
Même si l'issue de ces élections restent incertaines, d'autres personnes prétendent que ce seront très prévisibles.
Sur les forces actuelles en présence, une chose est sûr, aucune force ne délogera l'actuelle qui est bien installée. Solidement implanté, le MPLA a acquis la maîtrise du pays, disposant des moyens incroyables, une armée solidement capable de maîtriser toute situation,meme les plus imprévisible.
Nous entrons dans une nouvelle phase de développement, dans la phase démcratique du pays, et que la vie politique angolaise se distingue par son originalité. Le décollage économique a fait du pays celui qui entre de plain-pied dans le cercle des pays émergents.et performants. L'émergence fait que politique rime avec développement.
Des progrès sont palpables. Les expériences des échecs dûs aux conflits inutiles, ont fait que dorénavant les Angolais se devraient d'éviter.
En 1992, l'organisation préliminaire et amateuriste dans la démocratie, s'avèrerent catastrphique. Et ce, malgré la création de la fameuse Commission politico-conjointe paritaire MPLA et UNITA. Celle-ci, chargée de superviser les applications de ces dits-accords passés, sous le patronnage des quartets (Portugal, Etats-Unis, Russie, Organisation des Nations Unies), n'ont pas permis d'obtenir des résultats escomptés, ni meilleurs.
Les premiers résultats sortis des urnes donnèrent le MPLA , parti au pouvoir, gagnant, le score étant de 53,7% des suffrages contre l'UNITA, le principal parti de l'opposition, avec seulement ses 34,1% des votes. Le président José Eduardo dos Santos obtint 49,4%. Son principal rival, Jonas Malheiro Savimbi se contenta de 40,1%. Réfusant ce résultat assez serré, il relança la machine de guerre. Bilan, des milliers de morts. Il périt lui-même dans cette aventure meurtrière. Il a fallu passer par ce triste bilan pour enfin arriver à cette paix actuelle souhaitée par tous.
Pour les Angolais, cette guerre fit des victimes innocents. Huit ans plus tard, les stigmates de cette guerre reste visible comme nous l'avons constaté et vu à Luanda, comme dans les campagnes et provinces. Le gouvernement MPLA dû proposer la trêve et l'amnistie des principaux leaders de l'opposition UNITA, ainsi qu'à tous les militaires et militants non impliqué dans des crimes. La mort de Savimbi provoqua la capitulation du mouvement armé. L'heureuse issue fut "la Paix".
L'ordre revenu, le pays se devait de réorganiser le pays, consolider la paix, tout en rassurant la population. Il fallait tout refaire, tout réorganiser. Se préparer en vue de préparer l'alternance et les élections législatifs et la présidentielle. La Nouvelle Constitution adopée, il fallait réelire un nouveau président de la République. Ou le maintenir au pouvoir.
Dix ans de paix porteuses d'espoir. Les rancoeurs et les plaies sont désormais éloignés de la population. Ramener la confiance.
La culture de la Paix est désormais acquises. Dès lors, on peut penser à organiser les élections. Les partis politiques en Angola, ont tous voulu y participer. Ils veulent renouveler l'expérience d'il y a plus d'une dizaine d'années.
Ce sont les partis comme l'UNITA, FNLA, PDLA, PRD, MPDA, PSIA, ANIA, UND, UAPDD, PSDA, PRA, CNDA, PNDA, PLD, PAR, et tant d'autres encore, créer dans la mouvance de ces élections législatives et présidentielles. Tous, vont jouer le jeu démocratiquement. Bien entendu,le parti dominant reste le MPLA. Rappelons que, de 1998 à 2002, durant la guerre qui opposa le MPLA à l'UNITA, le pays était incapable de faire quoi que ce soit. Toute tentative finissait par des sabottages de l'armée de l'opposition. Il a fallu aux dirigeants angolais de décider d'y mettre le paquet pour en finir une fois pour toute cette situation qui perdurait. L'armée nationale angolaise intensifia les attaques et investissa toutes les énergies pour prendre l'avantage sur le terrain. Le général Joao de Matos sentant la victoire approchée, constata que l'avenir commencera dès que la paix sera effective. Ce que la majorité des Angolais espérait, finit par arriver. Mais les longues années de ces guerres inutiles ont retardé et détruit le pays. Après cette période, les Angolais furent la paix et juraient ne plus recommencer à se faire la guerre. Et que celle-ci n'était pas une bonne chose. Il y eut la réconciliation nationale. Au grand bonheur de tous.
Actuellement, le pays se porte bien, économiquement. Les affaires, aussi. Les politiques apprennent la vie démocratique. La Nouvelle Constitution a été adoptée. Enfin, le redémarrage de la vie politique peut avancer. Les partis politiques d'opposition non-armée sont légalisées. Leurs députés siègent au Parlement et les débats politiques sont démocratiques, avec parfois des vives discussions très animées. On débat de tout sans crainte. Les règles démocratiques sont appliquées et respectées. La Consitution mise en place régule les règles du jeu politique. Celle-ci prévoit que, désormais c'est la tête de liste du parti victorieux des législatives qui devient automatiquement le président de la République.
Le principal parti de l'opposition, l'Union Nationale pour l'Indépendance Totale de l'Angola, (UNITA), aprés des années de politique armée qui s'est terminée par de débandade, s'est repris politiquement. Réorganisée, l'UNITA est présidée par Isaias Samavuka. Elu tout juste après le Congrès du parti, à la fin de l'année dernière, (du 13 au 16 décembre 2011). Les militants de l'UNITA ont beaucoup appréciés ce congrès qui s'est bien passé, de bonne tenue. Ni Paolo Gato, ni Abel Chivukuvuku, n'ont torpillé celui-ci. Ce dernier a d'ailleurs quitté récemment le parti pour des raisons personnelles, a-t-il dit, pour aller fonder son propre parti.
C'est donc Isaias Samakuva qui prendra la tête de liste des candidats de l'UNITA, pour les conduire aux prochaines élections qui arrivent.
Pour tenir son rôle de parti de l'opposition, le parti et ses militants, n'hésitent plus de se montrer très critiques dans la politique du gouvrnement. Souvent, ce sont des révélations sur certains abus des membres du MPLA et leurs familles. Certaines affaires dévoilées restent sensibles. Ils les dénoncent parfois avec beaucoup de vigueur. Cela fait du bruit que les médias étrangers en saisissent pour critiquer les pratiques du parti-MPLA, au pouvoir. Leurs richesses et leurs étalages de richesse sont pointés du doigt. Parfois, il y a du vrai, mais souvent aussi avec des exagérations.
Malgré tout, l'UNITA sait que son rôle de l'opposant ne doit pas se confondre aux dénigrements du système du parti au pouvoir. Il y a la ligne rouge à ne pas franchir en tant que parti légal que le gouvernement finance les activités.
C'est vrai aussi que les dérives ne manquent pas pour les dénoncer. Les attaques vont de plus en plus aux proches du président José Eduardo dos Santos. On les reproche leurs enrichissements personnels. La manne pétrolière a fait de l'Angola un pays très riche. Le pétrodollar récolté ne fait pas toujours bon usage de la part du cercle du pouvoir.
Ils investissent souvent à l'étranger. Au Portugal, ou au Brésil. Achats des villas, des voitures de luxe, des produits haut de gamme. L'opposition reproche aussi le gouvernement d'invesir plus à l'étranger alors que les chantiers en Angola ne sont pas terminés. La population vit encore dans la misère, dans certains coins du pays. Il faut que le gouvernement investisse davantage dans des secteurs négligés comme le transport, l'eau, l'électricité, la santé et l'éducation. Voilà des endroits que l'Angola devrait s'occuper. A Luanda, par exemple, il y a des quartiers où se pose toujours le problème de l'eau potable, les coupures d'électricité, les approvisionnements irréguliers, etc. L'Etat angolais devrait s'occuper des problèmes de la population, d'enrayer ces habitations insalubles, des maisons en tôles, des bric-à-bras parfois insoutenables.
A présent que le pays a retrouvé la paix et son calme, c'est le moment de s'occuper du bien-être des populations, non seulement des villes, mais surtout aussi dans les campagnes angolais. C'est cela l'enjeu des partis politiques qui se lancent déjà dans la campagne en vue de ces élections présidentielles et législatives à venir. Les Angolais ont déjà leurs cartes électorales et n'hésiteront pas de sanctionner les dirigeants qui oublieront qu'ils sont là pour servir le peuple angolais et non se servir. En cela, les élections de 2012 seront capitales. Les Angolais veulent faire un bon choix. Sur celui qui va détenir dans les années à venir leur destin. Le pays a besoin de la prospérité et la paix, certes, mais encore, ils veulent que leurs dirigeants s'occupent encore plus d'eux.