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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Elections régionales en France. La gauche gifle Nicolas Sarkozy et la droite.

C'est certain, disent les Français, la prochaine élection présidentielle ne sera plus en faveur de la droite, encore moins pour une reélection de l'actuel locataire de l'Elysée, Nicolas Sarkozy. Il a assez déçu tous ceux qui l'avaient élu.  Et la côte de popularité du président n'a cessé de baisser depuis quelques temps. Ses partisans, comme ceux qui ont voté pour lui en 2007, s'en éloignent. Ils doutent de plus en plus pour sa prochaine reélection en 2012. La déception est trop grande. Pour ses amis de l'UMP, la majorité présidentielle, il devient presqu'un handicap. Par son comportement, par ses discours, pour ses promesses non-tenues, pour son incohérence, les Français relèvent des fautes politiques.

Preuves à l'appui : aux élections régionales qui viennent de se tenir, au premier tour, c'est bien la gauche qui l'a remporté, en s'emparant de la majorité des régions de France. Le parti socialiste que l'on croyait anéanti s'est reveillé en prenant la tête du premier grand parti politique du pays. Les Socialistes sont parvenus à dépasser leurs divergences et se montrer cohérents, prônant l'unité à gauche. Avec ses alliés des "Verts", le PS a encore fait rallier les autres petits partis de divers gauche avec lui. Tout cela pour battre la droite et surtout donner une bonne claque à Nicolas Sarkozy. Dans la foulée, les idées lépenistes ont repris le poils de la bête, grâce aux discours de cette drôle de droite sarkozyste. La remontée du Front National est la conséquence de discours du gouvernement de droite. Le premier ministre François Fillon, contrairement à ce que l'on a voulu nous faire croire, n'a pas les moyens d'aider le pouvoir en dérive. Avec un discours d'exclusion teinté du racisme à peine voilé, la droite a perdu son âme en s'habillant des idées extrêmistes. La mauvaise politique du gouvernement se met à jour. Avec aussi ses insuffisances.

Les élections régionales du 14 et 21 mars donnent une belle indication, et dessinent une configuration politique qui pointe à l'horizon avec l'arrivée annoncée des Socialistes et leurs alliés de gauche. La majorité de citoyens reprochent à ce gouvernement le discours méprisant de la majorité à l'égard de leurs adversaires de l'opposition. 
A plus de la mi-mandat, il sera très difficile pour le parti présidentiel de rectifier le tir pour faire revenir  les militants qui les ont réjoint en abandonnant leurs partis. Les militants du FN ont retrouvé leur parti, ou à défaut, ont rejoint d'autres partis, notamment les socialistes et les écologistes. Mathématiquement, la gauche est gagnante après le calcul de la victoire de ces dernières régionales 2010. Il leur faudra capitaliser ce gain électoral en remettant de l'ordre dans la famille de la gauche. Ils ont deux ans pour marquer encore plus de points et surtout convaincre les Français indécis.
Même si le président Sarkozy sous-éstime ces élections régionales, il sait très bien que cette victoire de la gauche va certainement influer les prochaines élections présidentielles en 2012.

On reproche au pouvoir ses insuffisances politiques. A commencer par le président de la république. Qui prend trop d'espace et empêche l'émergence de tout autre après lui. Le premier ministre a du mal à s'imposer et maîtriser sa troupe. De peur de mécontenter son mentor. Les ministres font vaille que vaille ce qu'ils veulent en faisant trop attention de ne plus retrouver leur place au prochain remaniement qui s'annonce et s'impose pour changer de politique. Quant au parti de la majorité, UMP, visiblement, il lui manque un véritable chef. Un leader qui puisse dire des choses à Sarkozy, que de laisser les "conseillers" distiller des idées qui n'arrangent ni le chef, ni l'exécutif, ni le pays.
Le secrétaire général Xavier Bertrand n'a pu faire progresser l'Union de la Majorité Présidentielle, au contraire. A défaut de bien tenir les ténors de ce parti, sans véritable chef, sinon le seul Nicolas Sarkozy, qui refuse tout esprit contradictoire ou autres contestations ou critiques, faisant douter de lui, sa capacité d'aller au bout des réformes auquelles il a été élu. Le président Sarkozy semble ne pas voir le danger qui se pointe pour lui et son parti. Sa famille politique est en difficulté, et il est le seul vrai responsable.

Ces élections permettent de tâter le pouls, car si le peuple français râlent contre le président de la république, c'est qu'il y a bien un problème avec lui et sa politique. Ses électeurs lui reprochent breaucoup de choses.
Pour ses partisans de droite, la politique d'ouverture ne passe pas. Pourquoi aller chercher à gauche si la droite a aussi des hommes de valeurs ? Cette politique est un échec. Ceux qu'on a débauché sont certes compétents mais c'est plutôt alimentaires et ils sont plutôt des opportunistes.
Faire venir les plus talentueux de la guache montre bien que la droite ne vaut rien. D'ailleurs, le président Sarkozy se vante d'avoir déboulonner le parti socialiste, car ce parti de gauche ne sait pas utiliser ses meilleurs élements. N'a-t-il pas gagner face à la malheureuse candidate socialiste dont presque  tout le monde a tout fait pour que la gauche perde cette présidentielle ? Cette fois-ci, malgré ses talents d'orateur, Nicolas Sarkozy aura du mal à faire avaler la pillule à tous les Français, qui se sont sentis floués, mentis. Le deuxième mandat risque de mal se terminer pour l'actuel président s'il ne change rien jusque là.

On voit mal cette droitese refaire véritablement après cette bonne giffle. De toutes les façons, les langues commencent à se délier au sein de la majorité de droite qui reconnaîssent les erreurs du président et du gouvernement.
Grâce à la mauvaise politique, aux Antilles, la gauche l'avait remporté dès le premier tour en Guadeloupe. Dans l'hexagone, les Français ont voulu montrer leur ras-le-bol en votant contre la droite de Sarkozy. Le tabou commence à être briser. Les masques tombent. La vérité reprend ses droits et triomphe. En insultant la gauche, le PS l'a pris au mot. Et, remonte.
A gauche, on commence à rêver, avec raison. Mais elle doit faire attention. Pas de triomphalisme. C'est l'arme des faibles. Il faut ramer encore plus. Travailler pour convaincre les indécis. Ceux qui avaient démissionné et ne croyant plus à la chose politique. Cette gauche doit absolument se chercher un, ou une "leadership". Et, ça urge. !
Faudrait surtout pas laisser la droite se reconstituer. Battre le fer pendant qu'il est chaud. Les querelles de chapelles doivent cesser, sinon, elles doivent être surmonter. Pour y arriver, il faudrait aussi dénoncer les opportunistes qui ont tout fait pour que le PS reste à terre, divisé.

La secrétaire générale du parti, Marine aubry, n'a pas encore la majorité au sein du parti. Elle a la confiance de rester à la tête du Parti Socialiste mais cela ne doit pas la faire automatiquement la future candidate aux prochaines présidentielles de 2012.  Il y a encore du chemin à faire.  Il faut que la gauche refléchisse ensemble, trouve des nouvelles idées, d'autres stratégies pour battre la droite aux prochaines échéances, et surtout se mettre d'accord pour un, ou une, candidat(e) unique, acceptable pour tous, et capable de s'imposer. Bien entendu, qu'il ne faudrait pas faire semblant d'oublier l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui d'ailleurs, a brillamment remporté son nouveau mandat de la présidence de la région Poitou-Charrente. Sans bavure. Eviter de re-diviser la gauche, en réintégrant tout le monde. Y compris le trouble-fête, le patriarche Georges Frèche, que les électeurs de sa région Languedoc-Roussillon, ont confirmer la seconde victoire avec brio, défiant ses détracteurs de son camp ! Malgré la fronde...
Faire aussi grand cas avec les nouveaux alliés de gauche, notamment les "Verts" de Cécile Dufflot. Des alliances qui seront toujours nécessaires pour maintenir la majorité dans les régions, dans le pays, et pourquoi pas demain au sein du gouvernement. Le parti communiste a besoin d'être soutenu pour retrouver sa place de grande formation de l'opposition qu'il a perdu.
En revanche, il faudrait faire attention au FN. Le Front National se reprend et remonte. Avec une nouvelle tête, blonde et souriante, mais aux crocs très dangereux et mordants. Peut-être plus que le père. Donc à se méfier. Les idées extrêmistes et lépenniste, ont été abusivement exploitées par la droite de Sarkozy. Pas besoin de suivre ce même schéma pour le battre, et réduire son influence dans une société française de tolérance, qui veut remettre en avant la devise du pays : liberté-égalité-fraternité.  Plus que jamais toujours d'actualité.
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