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C'est le pays, ou plutôt une île, connue pour son reggae propulsé par Bob Marley. Pourtant, l'île de la Jamaïque n'est pas que musique. Celle-ci jouant, à ne pas en doute, le pivot de son attrait touristique. Surtout pour les artistes du monde entier, adeptes du reggae jamaïcain, qui y viennent puiser leur source d'inspiration. Pourtant, outre le reggae, d'autres rytmes musicaux existent. Agréementant cette musique qui comble la soif de vivre.
Du reggae à la dancehall, l'île de la Jamaïque enflamme les sens des mélomanes dans toutes les Caraïbes et s'impose sur le plan mondial. A la conquête de l'Univers. Cosmique et métaphysique.
S'il est vrai que l'île musicale a aussi connue ces dernièrs jours des violences, les Jamaïcains en général restent un peuple pacifistes, comme les Africains. Dont les événements extérieurs et les influences viennent souvent bousculer les mentales paisibles de ces Africains transportés.
Oui, dernièrement, les affrontements provoqués par les barons et la pègre qui contrôlent la drogue dans l'île, ont voulu montrer leurs assises dans le pays. Cette culture des substances hallucillogènes, (« ganja » et autres drogues dures), ne cesse de faire des dégâts sur la santé des Jamaïcains. Ici, on fume de l'herbe. Par tradition très « rastafari ». Les adeptes de la musique et religion, inhalés par la fumée de l'herbe adorée, il est utile de ramener à la raison, contre tout abus d'alcool et de marijuana. Les musiciens ne sont pas de trop pour pousser à la consommation de la drogue dite douce. Aux mêmes effets.
Ainsi, il était compréhensible et de s'attendre à ces débordements. Pour rappeller les faits qui ont embrasé l'île, disons pour simplifier, que les ghettos de Kingston ont été littéralement mis en feux.
Il y a eu des morts. Le chiffre est important. Loin des chiffres officiels. Because ? Le 22 juin 2010, le grand magnant du coin, a été finalement arrêté par la police locale, après plusieurs jours des face-à-face assez tendus. Arrêté, il devrait être extradé aux autorités des Etats-Unis qui lui réclamaient.
Le chef de la Pègre, le baron, chef de bande de 'Tivoli Gardens', « Dudus Cokes », ( de son véritablement nom, Christopher Coke), dominait le monde de la drogue en Jamaïque et aux USA.
Lors de son interpellation, la police fut très surpris de l'attitude de la population du quartier pauvre de Kingston. L'intervention aurait fait plusieurs morts et blessés de deux côtés. Bilan tragique : 70 morts ! Cette violence dévoile aussi des carences du pouvoir qui pensaient libéraser cette société lui permettant de faciliter sa consommation pour oublier les soucis quotidiens. Résultat, le pays en feu.
La violence est un phénomène récurent, liée à l'abus ou à l'excès de la consommation de la drogue. La jeunesse jamaïcaine, comme toute autre jeunesse, s'abreuver ou inhaler la marijuana est une façon de fuire la réalité, cette vie en peversion. Ou, en perdition. La jeunesse imprégnée par ce phénomène de la drogue est très exposée. Le milieu musical en subit. Combien de ces talentueux artistes de reggae nous ont quitté par la stupidité ? Tués par balle, le plus souvent. Pour divers réglèmentsde compte liés à la drogue, jalousie ou autres rivalités.
La Jamaïque est pourtant une très belle île. Comme il en existe dans cette région insulaire des mers de Caraïbes ou des Antilles. Cette île de Jamaïque se situe dans ces mers caraïbéennes, avec des pays voisins comme la grande île de Cuba, et surtout la grande île d'Hispagnola, d'une superficie de 11.425 km2 et une population estimée à plus de 2.804.332 habitants. http://www.youtube.com/watch?v=Yls1J67T7JI
Ancienne possession britanique, elle est restée fidèle à la « Monarchie parlementaire de l'Angleterre ». C'est bien la reine-mère de l'Angleterre Elisabeth II, qui reste l'autorité supreme, secondée par les policiens chevronnés et professionnels. Dans les faits, la reine est l'autorité suprême, viennent ensuite, le Gouverneur et le Premier Ministre. C'est un système qui fonctionne très bien dans ces pays anglophones (au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande). La Jamaïque et autres, font partie de cette surprenante politique. Où l'autorité du royaume britanique continue à règner sans problème majeur ! Le pouvoir décideur reste donc à Londres où toutes les décisions des pays-membres sont analysées. Dans la 'Démocratie à l'anglaise'. Dont tous les pays membres du Commonwealt acceptent cette règle du jeu. Sur la façade affichée, ces pays sont « libres » et décident seuls. En réalité, c'est tout autre chose. La Jamaïque est certes soit-disant « indépendante ». Mais l'on sait bien qu'elle ne l'est pas dans la réalité. Aucun pays, que ce soit en Irlande, Australie, New-Zélande, ou autres ne peuvent tolérer les « idées indépendantistes ». Cela dure des siècles.
Ce n'est pas la Jamaïque qui peut faire 'exception'. Londres fixe les règles, fixe aussi les grandes orientations. Le mouvement contestataire du « reggae » semble venir de là ?
En tout cas, l'on note que la Jamaïque est « indépendante » depuis le 6 août 1962.
C'est aussi l'année où l'île a choisi de rester attachée à la couronne britanique et membre du « Commonwealth ».
Cette île dont la capitale est Kingston, possède auddi une ville importante, Montego Bay. Toutes deux concentrent l'essentielle de la population citadine de l'île ensorcellante.
L'économie du pays est fondée sur l'exploitation de la bauxite. Pourtant l'île a d'autres richesses.
Par exemple ? Le tourisme qui fait vivre actuellement l'île. La Jamaïque reste une île la plus fréquentée par tous les Africains de la diaspora du monde. Même les reggeamans actuels : des Ivoiriens Alpha Blondy à Tiken Jah Fakoly. L'Ethiopie de l'empereur Haïlé Selassié n'est pas loin.
L'Afrique reste la source d'inspirations, avec raison, de toutes les Antilles, ou toute autre diaspora.
Grâce à la musique d'inspiraton africaine, la Jamaïque s'est fait connaître. Même si certains le font par un besoin plus commercial qu'artistique et culturel puisé dans le terroir africain. Berceau de l'Humanité. Que l'Occident ne pourra plus jamais gommer dans les mémoires.
Qui ensont les meilleurs défenseurs ? C'est dans la musique qu'il faut aller les chercher. Ici ou ailleurs. Les Jamaïcains étaient majoritairement et essentiellement « Africains ».
L'île peuplée des descendants d'esclaves, les Jamaïcains l'assument sans complexes. Les grands noms ? Il y en a des artistes talentueux qui perpétuent la « mémoire » de cette Afrique rêvée.
Faut-il tous les citer ? Ce serait prétentieux. Voyons plutôt un échantillon des ambassadeurs du reggae jamaïcain :
Bob Marley, http://www.youtube.com/watch?v=L07lXY7hZQw ; http://www.youtube.com/watch?v=VkndVzfOeRc
Jimmy Cliff, http://www.youtube.com/watch?v=lkMzuXlKQv8 ; Peter Tosh, http://www.youtube.com/watch?v=jXwOjSVoU3s ; http://www.youtube.com/watch?v=4H5rvH_DtVo ; http://www.youtube.com/watch?v=l23lxYFpu3c
Bunny wailer, http://www.youtube.com/watch?v=zjtYKPC58tg
Linton Kwessy Johnson, U-Roy, http://www.youtube.com/watch?v=WXKANUfQR3I
Burning Spear, http://www.youtube.com/watch?v=XWv_e-xGQkY ; http://www.youtube.com/watch?v=0ele6fFZq5o
Linton Kwesi Johnson, Why Kartel, Rita Marley, http://www.youtube.com/watch?v=GlQgC5IyPHw
Damian Marley, http://www.youtube.com/watch?v=iRTrJTaOntU ; Jah Cure, http://www.youtube.com/watch?v=cjdWQYk0hZE ; Chezidek, http://www.youtube.com/watch?v=1QOHTdc_ct4 ; http://www.youtube.com/watch?v=1_Nrzi9OLqo ; http://www.youtube.com/watch?v=rs-ta62ycEk ; http://www.youtube.com/watch?v=T7mVpWjItXk
Tarrus Riley, et tous ceux de la nouvelle génération, qu'on en oublierait. Dans le dancehall, les meilleurs ne manquent pas non plus : http://www.youtube.com/watch?v=dp_0p6Hc3_I ; http://www.youtube.com/watch?v=6xWuRyqwuyw
http://www.youtube.com/watch?v=7eIBN5Kh6YI ; http://www.youtube.com/watch?v=k2oMeMpr6Ns
http://www.youtube.com/watch?v=gNnNbVeO6Oc ; http://www.youtube.com/watch?v=v5jc9Bp1oFs
La Jamaïque reste la pépinière des grands reggaemans. C'est là-bas qu'est né le mouvement « RASTAFARI ». Un mélange des genres mystico-religieux où s'entremêlent Culture-Religion et encore autres choses. Les croyances étant nombreuses. Ce qui explique pourquoi car la majorité de la population est noire, descendants d'esclaves venant d'Afrique. Ici, les mythes ne sont pas gommées comme en Afrique francophone où l'on continue de vendre et propager l'idée que ce sont les Africains entre eux qui vendaient d'autres Africains et qui se sont retrouvés ici dans cette contrée d'Amériques. On oublie l'essentiel, qu'avant que les Africains ne pratiquent ce commerce ou capture, il y a eu l'arrivée des Arabes et Européens, bourrés des complexes, notamment l'infériorité de la race noire. Corrompant au passage des chefs naïfs, vendus, mystifiés. Durant des siècles, le continent africain a été saigné à blanc ! On y venait chercher des esclaves et des matières premières.
Ceci n'a pas changé même aujourd'hui encore. Les livres continuent de mentir en Afrique comme aux Amériques.
Le mouvement naturel du rastafarisme est une façon pour certains de renouer avec les origines.
Découverte en 1494, par le toujours, un certain Christoph Colomb, la Jamaïque est le reflet de toutes ces îles poussières dans la Caraïbe et dans les Amériques conquises par les Blancs.
Les Espagnols et les Anglais se taillant la grande part des lions. Dominant et exploitant ces terres.
D'abord en éliminant les premiers habitants, les « Amérindiens ». Puis, vient le tour des « Arawaks », habitants trouvés dans l'île, ils furent tous massacrés, extérminés. Durant deux siècles, les Espagnols et les Anglais ont conquis et dominés le monde par la violence. Les Portugais s'en sont mêlés, en plus de vices. L'île de la Jamaïque fut longtemps une terre d'exportations de sucre.
Dans la sueur des Nègres, qui travaillaient en tant qu'esclaves dans les plantations de canne à sucre.
Haïti et la République Dominicaine (qui furent une seule île) furent scindées en deux, selon la vision de partage européenne : d'un côté, la France, pour la petite partie (Haïti); et de l'autre partie, la République Dominicaine. Si la partie Haïti a réellement obtenue son « indépendance en 1804, l'autre partie est demeurée une île d'exploitation de sous-sol, et ses habitants sont des objets sexuels en termes de tourisme occidantal dans cette région. Les îles de la Caraïbe restent encore dominées par la vision européenne du monde. Un discours « respect des droits de l'Homme », et l'autre attitude de « pillage », en fixant les prix de matières premières que l'on mettra sur les marchés.
On laisse encore les folklores pour ces « déportés d'Afrique » : les Antilles françaises sont considérées comme les « danseuses des îles », pour la France métropolitaine,; tandis que les autres îles sont devenues des paradis touristiques, sinon, des paradis fiscaux...
Heureusement, avec les sports, les Caraïbéens se distinguent. On y louent leurs musiques « exotiques », leurs « soirtifs noirs », surtout lorsu'ils gagnent. La Jamaïque possède un bon réservoir de ces sportifs. Les athlètes féminines se distinguent en remportant les épreuves dans la course à pieds. L'un des derniers sportifs à fair le beau temps, c'est bien sûr, USAIN BOLT.
On attend encore jusqu'à quand les insulaires de la Caraïbe défendront leurs « dignités » comme continuent de le faire les Africains-Américains aux Etats-Unis de Barack Obama.