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Notre séjour dans le nord de l'Angola dans cette province de Uige, reste marqué par l'éternel souvenir de ce que nous avons vécu durant les préparatifs et la célébration de cette date symbolique du 15 mars 1961, date des insurrections nationalistes, pour exiger la libération totale du pays par le colonialiste portugais.
Cependant, le peuple de ce pays n'oublie pas ces évènements dramatiques qui ont emmenés des drames terribles. Avant d'en arriver là, précisons que, le voyage en Angola a toujours été un plaisir pour nous. Que ce soit à Luanda, où nous avions attéri, http://www.youtube.com/watch?v=ibcWMm909ls ,jusqu'à Uige, cette province du nord, nous n'avons pas pu nous empêcher d'admirer la beauté de la nature heureusement encoe sauvage de ce pays.
http://www.youtube.com/watch?v=hBAoGQeAPU0 .
Durant notre séjour, nous avons aussi voulu comprendre le chemin parcouru par ce pays, qui a connu des années de guerres contre le régime colonial portugais, mais aussi, des luttes fraticides entr'Angolais, pour la conquête du pouvoir politique. Revenir sur ce passé c'est aussi fixer une histoire afin que les générations futures ne puisse pas oublier.
Entretenir la mémoire du passé c'est respecter le courage de ce vaillant peuple angolais. C'est pour cela que nous ne voulons pas que cette mémoire disparaisse. Il faut en tirer une leçon et positiver notre avenir commun.
C'est aussi l'occasion de voir les membres de la famille et des amis. Ainsi, nous profitons de l'occasion pour rendre hommage à un frère que nous avons connu en 1998, à Praia, dans l'île de Cap-Vert, et qui vient de nous quiitter très récemment, le Dr Ngingilu joao Daves ( cet intellectuel angolais, cet homme qui aimait l'Angola, son pays, et qui a aussi beaucoup contribuer à son évolution). http://www.muanadamba.net/2014/03/faleceu-dr-ngingilu-joao-daves.html.
L'histoire de l'Angola et de sa culture nous intéresse toujours. Ce fut sa passion et nous nous réclamons de lui et continuerons ce combat de la sauvegarde de notre patrimoine culturel.
http://angolalibre.e-monsite.com/pages/mais-noticias/l-histoire-de-l-angola.html.
En cette date du 15 mars 2014, plus que jamais, l'histoire de l'Angola prend encore une nouvelle dimension et nous permet d'y revenir. Originaire de cete région du nord de l'Angola, il faudrait bien entendu se rappeler de ce qui s'est passé ici, le jour du déclenchement de cette révolte populaire qui avait comme motivation l'exigence de l'indépendance du pays.
Ce jour-là, donc, les villages du nord de l'Angola provoqua une insurrection nationaliste qui surpris les colons portugais. Chacun s'arma d'une machette, d'un coutelas, d'un fusil de chasse et parti à la recherche du Blanc colonisateur. Inutile de décrire les massacres qui s'ensuivirent.
Le début de la colère c'est d'abord l'injustice sociale sur la pratique coloniale qui forçait les Noirs angolais de travailler pour les Blancsportugais sans être correctement payés en retour. Sans oublier les humiliations et les sevices corporels dont les Noirs étaient victimes. La riposte coloniale ne se fit pas attendre.
Tôt, ce matin-là, les habitants des villages furent réveillés par les bruits d'avions qui survolaient à basse attitude. Soudain, une pluie de bombes au napalm s'abatit sur les habitants. La panique s'empara de tous. Chacun fuyait pour chercher un abri, pour échapper à ce terrible feu mortel. Après les bombes, au sol, les militaires portugais attendaient les fuyards et se mirent à tirer sur tout ce qui bouge. Hommes, femmes, enfants, vieillards, et même les animaux ne furent pas épargnés. On brûlait les cases et les maisons. Il y a eu des milliers de morts. Un massacre terrible, horrible. http://www.youtube.com/watch?v=1Ky0Bi7wiqY. Inoubliable. http://www.youtube.com/watch?v=UrqlzahmnNk.
Les plus chanceux parvinrent tout de même à réussir à s'enfuir un peu plus loin pour arriver à la frontière congolaise. Leur seul salut.
Vu d'Europe (ou d'Occident), ces guerres lointaines ne signifient rien, ou, vaguement. Pour nous, qui avons vécus tout cela dans nos chairs, il nous est toujours difficiles d'oublier facilement. Mais, il est vrai que le passé c'est le passé. Il faut souvent oublier, faire le deuil. Parfois, c'est difficile tant les images restent toujours présentes. Savez-vous, par exemple, que les réfugiés angolais fuyaient, les lèvres en sang, cadenacées ? Passons.
Mars 1961, reste une année douloureuse pour les Angolais et les réfugiés Angolais qui ont subi le colonialisme et l'exil. Ce n'est qu'en arrivant dans ces pays frontaliers (RDCongo et Congo-Brazzaville), que l'on comprendra les motifs et l'ampleur de ces drames. ls journaus étrangers en ont parlé et la terre entière a été informé sur ce qui se passait en Angola colonialisé. Quelle tristesse, cette image de désolation...
Avec courage, les Angolais se réveillaient péniblement de cette torpeur. Comment allaient-ils surmonter ce traumatisme ? C'est justement ce qui allait se poser comme question à tous ces Angolais exilés. Ce qui va longtemps marquer les jeunes Angolais de toutes ces générations-là.
Autre fait historique ? En 1878, le gouvernment portugais qui prétendait apporter la "civilisation européenne" en terres africaines, seront les pires génocidaires, avant l'heure, avant l'ère des fameux "Droits de l'Homme". Après avoir pratiqué l'esclavage, sinon, mieux encore, après avoir cautionné cette pratique, profiter de ceci, les colons portugais vont encore faire plus fort en cynisme. En cette année-là du XiXè siècle, le pouvoir colonialiste-esclavagiste portugais vont tout bonnement rétablir l'esclavage, déguisé, par une loi, celle d'après qui n'est pas différente, puisqu'il obligeait les "Affranchis", de travailler encore pendant dix ans pour leurs anciens et nouveaux futurs maîtres Blancs Portugais.
Une haine réciproque va s'installer entre les deux communautés humaines. Les Portugais feignent ne pas comprendre cela. Les victimes du système furent bel et bien les Noirs Angolais. Et, ceci est une évidence et non une haine vengeresse des Noirs à l'égard des Blancs.
Encore une vérité historique, ce sont bien les Noirs Angolais qui furent victimes du système de l'esclavage vers les Amériques, (Brésil, Amérique dite-latine et les îles de Caraïbes). En Angola, le Portugal instaura par la suite, le système colonial. Un système qu'il va baptiser le "contratado". Qui, en fait, signifie " le travail forcé". Le colon n'a aucun pitié sur le colonisé. Ni humanité, ni égard. Auparavant, les droits de l'homme noirs n'existaient pas. Hier, comme aujourd'hui d'ailleurs. Les Droits de l'Homme (Blancs) s'arrêtent là où commencent les mêmes 'droits' pour les Noirs (d'Afrique). Vérifiez, vous verrez que, ce n'est pas du racisme en l'envers, mais un constat, une vérité. (Aux Etats-unis, pays 'démocratiques', les Noirs ont plus de malchance de mourir sur une chaise électrique ou par balle d'un policier Blanc. En Europe, (où que l'on vit, souvent, ce sont les Noirs Africains qui subissent l'injustice judiciaire dans un procès avec un Blanc).
Ce qui s'est passé en Angola, durant la colonisation, nous a ouvert les yeux. Constat et évidence. Un colonialiste est égal à un autre colonialiste. Hautain et raciste. En 1878, le gouvernement portugais qui prétendait abolir l'esclavage, par une loi, n'a pas hésité de le rétablir dans ses colonies. En Angola, au Mozambique, en Guinée-Bissau. Après des siècles au Brésil. La présence africaine dans ces contrées est due à la traite négrière et à la violence meurtrière des Européens de l'époque des Conquêtes territoriales outremarines. Les Noirs d'Afrique vendus, déportés et exploités, tout le monde trouvait cela 'normal'. Aucune contestationétait permises...
Le système esclavagiste portugais florissait. Vendre un nègre n'est partout était très rentable. Les descendants ont hérités de ces richesses de la traitre. Combien n'ont-ils pas été tués, assassinés ? Tout cela au nom de la "Civilisation2 ? Oeuvre des profiteurs esclavagistes.
Dès 1889, des Angolais ont été dépotés dans l'archipel de Sao-tomé et Principe. Ceux des îles ont été massivemewnt emmené vers l'archipel du Cap-Vert. Et, vice-versa. Cette pratique dura plusieurs années, voire des siècles. Au Cap-Vert, nous avons visité des lieux de cette sinistre histoire. A la fin du 19è siècle, tout était en place. Les Noirs n'étaient plus les même. Confondus, dilués dans les brassages ethniques et raciaux voulus par ces Européens. En Angola, le phénomène est encore plus évident. Comme aussi au Brésil, ou dans la Caraïbe. (Nous qui qui avons aussi vécus aux Antilles, nous ne connaissons que trop, ces phénomènes).
Un siécle plus tard, il était normal que ces incidents se reproduisent. En effet, le 4 février 1961 à Luanda, puis le 15 mars, dans les deux provinces du nord, c'est tout naturellement que la révolte gronde et les insurrections aient lieues.
Il faut préciser que la police politique portugaise de la PIDE, s'était montré très éfficace dans la manipulation et les arrêstations des nationalistes angolais.
La chronologie de cette révolte populaire dans la capitale angolaise en témoigne. Ceci donne une bonne indication de la détermination de part et d'autre.
Le 4 février 1961, Luanda connut des heures noires et meurtrières. Sortants des quartiers populaires de Luanda, "Muçeques", la foule noire révoltée, se dirigea vers la prison militaire de la Réclusion (dans le centre de Luanda), attaquant, saccageant tout, pour libérer les prisonniers politiques, (voir le procès des 50), et qui s'y trouvèrent.
Le 6 février, c'est au tour de la prison civile de Sao Paolo, qui sera attaqué par les insurgés nationalistes angolais. La riposte policière sera très meurtrière. Plusieurs morts parmi les Noirs.
Le 30 février, c'est de nouveau la rebellion contre l'autorité coloniale portugaise. Le Nord du pays se rebelle.
Le 15 mars 1961, les paysans prennent les armes pour lutter contre la présence coloniale portugaise.
Enfin, le 30 le pays tout entier est à fue et à sang. Les maquisards bombardent les ponts, attaquent les casernes militaires, détruisent les stocks d'armements et font des embuscades contre les soldats de l'armée coloniale portugaise. Le colonialiste pris au piège, renforce ses dispositifs et des milliers des hommes sont enrôlés pour renforcer l'armée. Des réservistes sont appelés sous le drapeaux. La guerre en Angola atteint des proportions inquiétantes.
La communauté internationale condamne le Portugal, après l'appel et les dénonciations des armées de libération nationale devant l'ONU. La politique du dictateur portugais Antonio Salazar est de moins en moins soutenue en Europe, voire même dans son propre pays. La "revolution des oeillets" sonne le glas du système coloniale. L'armée portugaise, sous l'impulsion du général Spinola (qui venait de publier un livre "Le Portugal et son avenir", Ed. Flammarion, en 1974), finit par prendre le pouvoir en avril de cette année-là: La décolonisation pouvait enfin avoir lieu, pour les colonies d'Afrique. L'Angola obtint son indépendance le 11 novembre 1975.
Mais, la guerre n'était pas fini. La lutte intestine entre les trois mouvements nationalistes vont durer encore plus d'une décenie. Grâce à l'intervention cubaine de Fidel Castro, http://www.youtube.com/watch?v=TEW7NmujVZE ;
et à l'amitié cubano-angolaise. http://www.youtube.com/watch?v=D7mfGkaXw9w .
L'Angola pourra enfin avoir son premier président Agostinho Neto, leader du MPLA, mouvement populaire de libération de l'Angola. Les Angolais auront beaucoup soufferts avant de jouïr de la paix quelques années encore plus tard.
Aujourd'hui, le pays est en paix, grâce à la détermination du parti au pouvoir, le MPLA, et à la clairvoyance du second président José Eduardo dos Santos. La réconstruction du pays est là, comme nous venons de le constater dans cette province de Uige.
Bien entendu, les mauvaises langues pourront toujours répliquer que les richesses ne profitent pas à tous les Angolais et que les dirigeants s'accaprent de tout. Ce que l'on peut dire tout modestement, on vit mieux en Angola que dans certains pays que nous avons vécus ou visités. Il y a évidemment encore des choses à améliorer.
Vive l'Angola ! Vive la Paix. http://www.youtube.com/watch?v=i4bhAxmAerY