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Après un fort ralentissement de l’économie en 2013 suite aux mesures d’austérité budgétaires prises fin 2012, la croissance devrait reprendre en 2014, tirée par la consommation publique et privée, qui représente 85% du PIB. L’Etat va augmenter ses dépenses notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité mais aussi auprès des petites et moyennes entreprises. Du côté de l’offre, les secteurs dynamiques sont les activités minières, grâce à l’exploitation de la mine d’or de Pueblo Viejo parla BarrickGold(entreprise canadienne), ainsi que des secteurs profitant des activités des zones franches (50% des exportations), le textile et l’habillement, les services financiers et télécommunications. Le tourisme progressera, profitant de la reprise de la croissance américaine, dont proviennent 50% des visiteurs.
L’inflation devrait se stabiliser en 2014, les autorités monétaires ayant fortement augmenté le taux directeur en 2013 (de 4,25% à 6,25%), dans le but d’apaiser les tensions inflationnistes ainsi que d’enrayer la chute du peso face au dollar.
Les politiques d’accompagnement de la croissance prévues par le budget 2014 devraient maintenir le déficit budgétaire à un haut niveau. Le gouvernement prévoit de poursuivre les dépenses entamées en 2013 an matière de politique sociale et d’augmenter les dépenses de construction. La distribution d’électricité, encore largement subventionnée, continuera à peser sur le déficit public, la compagnie publique CDEE ayant des arriérés de paiements vis-à-vis des producteurs privés d’électricité. Le gouvernement bénéficiera des revenus issus des taxes mises en place en 2013, (hausse dela TVA, taxes sur les produits de luxe, réductions des incitations fiscales), de l’exploitation des mines d’or, ainsi que des nouvelles taxes prévues début 2014 sur les émissions de carbone et sur l’alcool. Le déficit budgétaire sera en grande partie financé par une nouvelle émission d’obligations souveraines, ainsi que par des prêts multilatéraux et bilatéraux. La dette publique, qui devrait rester à un niveau proche de celui de 2013, sera à surveiller, compte tenu d’un historique de défaut souverain, le dernier datant de 2005.
L’amélioration du déficit commercial due à l’augmentation des exportations d’or, qui a permis de compenser la baisse de la quasi-totalité des autres exportations en 2013, devrait se poursuivre en 2014. Les importations de combustible (1er poste d’importation) se stabiliseront en 2014, compte tenu de la modération des prix du pétrole. Le déficit sera en partie compensé par les recettes touristiques qui devraient s’améliorer, suite à l’accélération de la croissance aux Etats-Unis et au Canada et par les remises des dominicains expatriés aux Etats-Unis, en Espagne et à Porto Rico. Le déficit courant sera en grande partie financé par l’émission d’obligations souveraines, les prêts bilatéraux (PetroCaribe), ainsi que par les IDE, qui resteront stables.
Le peso dominicain est sous le régime du flottement contrôlé. Le récent resserrement de la politique monétaire a permis d’enrayer la chute du peso face au dollar, et le taux de change sa stabilisera en 2014, grâce à l’augmentation des réserves de change.
Elu président en 2012, Danilo Medina est à la tête du Partido dela LiberacionDominicana, qui dirige le pays depuis 3 législatures et détient une majorité absolue dans les deux chambres. Le président a conservé une partie du gouvernement de son prédécesseur, dont son épouse Margharita Cedebo de Fernandez au poste de vice-présidente, signalant ainsi la continuité entre les deux gouvernements. Cette continuité devrait permettre la mise en place des réformes en matière de lutte contre la corruption, d’amélioration de la qualité des infrastructures, ainsi que de lutte contre la criminalité, nécessaires pour attirer les investisseurs étrangers. Enfin les relations diplomatiques avec Haïti se sont détériorées, suite à la décision par le gouvernement de refuser la nationalité aux réfugiés haïtiens nés depuis 1929 et à leurs descendants ayant obtenu le statut de migrants « en transit », rendant ainsi des dizaines de milliers de personnes apatrides. (Sources : Coface)
http://www.afd.fr/home/pays/amerique-latine-et-caraibes/alc/Republique-dominicaine
http://www.unhcr.fr/pages/4aae621e66.html ; http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2014/02/20140228-180005.html .