Il y a moins d'un mois, s'est tenu à Paris, le XXè Congrès du FIMCS, ( la Fédération Internationale des femmes de carrières juridiques), et c'est la députée angolaise, Me Carolina Cerqueira, qui a été reconduite à son poste de présidente. Ce congrès a eu lieu du 23 au 27 septembre 2009, dans la capitale française. Un événement très important qu'il ne fallait pas laisser passer.
Pour la deuxième fois, une femme angolaise présidera cette importante Fédération Internationale des Juristes. La députée Carolina Cerqueira reste encore à ce poste pour quatre années supplémentaires. Elle veut, une fois de plus, renforcer les activités déjà engagées et en cours de cette fédération, en Afrique et en Amérique du Sud.
L'un des sujets qui lui précoccupe, ce sont les droits bafoués des Femmes, qui devrait être promus. contre la violence à leur égard, il faudrait mettre en place des mécanismes de lois qui permettront à les protéger, et surtout d'enrayer ce phénomène.
S'il est vrai que sur ce plan l'Angola fait beaucoup d'efforts, et reste l'un des rares pays d'Afrique subsaharienne où la femme jouïsse d'une protection effective, la plus forte, il ne faudrait surtout pas ignorer que le combat contre la violence envers les femmes est acquise. Il reste encore beaucoup à faire. Un combat de tous les temps.
En Angola, l'OMA (organisation des Femmes Angolaise, ou, en portugais, "Organisaçao da Mulher Angolana"), est un puissant mouvement féminin totalement acquis à la cause des Femmes angolaises. Aujourd'hui, l'OMA est dirigée par la très dynamique, Idalina Rodrigues.
Dans toute l'histoire de l'Angola, en général, la Femme a toujours été à l'avant-garde des combats divers, contre les envahisseurs, ou oppresseurs de toutes sortes.
Lors de sa reélection, Me Carolina Cerqueira, a dit, que l'Angola continuera à travailler pour améliorer les moyens de diffusion et de divulgation des activités de l'organe, ainsi que la participation au niveau régional dans la formulation des propositions concrètes en vue de promouvoir les droits humains des femmes.
Selon elle, il faudrait également mettre en relief le rôle de la Fédération dans l'application des lois en cherchant une interaction plus active dans l'application des lois qui protègent les femmes contre la violence et d'autres abus qui sont une atteinte à leur dignité et à l'exercice de leurs droits fondamentaux. Pour être bien précis, la responsable de la délégation angolaise, Carolina Cerqueira, a encore dit qu'au cours du Congrès de Paris, la juriste portugaise, Teresa Feria, a été reélu à la présidence de l'organe, ainsi que trois autres conseillères angolaises, notamment. Solange Machado, présidente de l'AAMJ, (Association angolaise des femmes juristes), Idalina Rodrigues, du Comité National de l'OMA, (Organisation de la Femme Angolaise), et Maria Emaculada, la conseillère indépendante, de la Cour Constitutionnelle.
Les participantes ont évalué les travaux de l'Organisation, et reçu un message d'encouragement du président français.
En même temps, elles ont été aussi informé de l'annonce de la réalisation de la prochaine rencontre de 2012 au Sénégal.
Ce vingtième Congrès de la FIMCJ, s'est tenu dans le cadre des célébrations du quatre-vingtième anniversaire de sa fondation en 1928. La Fédération Internationale des Femmes des carrières est une organisation non-gouvernementale de femmes juristes, fondée à Paris en vue de lutter contre toutes sortes de discriminations contre les femmes et promouvoir leurs droits.
Le fait de confier la présidence de cette fondation à une femme angolaise est une façon de rendre hommage au travail des femmes angolaises, et celles de l'Afrique australe, voire au délà partout sur le continent africain.
Les noms des femmes angolaises au sein des institutions internationales ne cessent de s'aggrandir. Voyez plutôt.
Outre, Carolina Cerqueira (FIMCJ), il y a aussi, Josefina Pitra-Diakhite (Ambassadrice aux USA), Margarita Rosa da Silva Izata (Conseillère aux Affaires Etrangères), ou encore, Isabl Godinho Manuel, Feodolina Coelho, Paulina Lutumba, Henrique Maria Assis, Graciosa Canjaia Eduardo, Julia Machado, Sonia Adriano, et toutes celles dont on sait qu'elles sont là présentes et continuent de faire rayonner la présence de la femme d'Angola. La liste est trés longues.
Carolina Cerqueira est originaire de Cuanza Nord (Angola). Elle est la députée qui faisait partie de cette délégation angolaise venue en Belgique cet été 2009, pour observer les élections législatives européennes. Tout cela dans le cadre de la futur élection dans son pays, l'Angola, qui devrait bientôt avoir lieu (propablement en 2010).
"Notre observation des élections en Belgique, est un fait historique et un privilège pour les Angolais, et autres Africains, qui profiteront de l'occasion pour apprendre de nouvelles techniques et méthodes de comptage des votes, ainsi que l'analyse des résultats électoraux", a-t-elle dit, modestement, après ce voyage européen.
C'est avec humilité que Me Carolina Cerqueira entamme sa présidence actuelle au sein, ou plutôt à la tête de FIMCJ.