Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Il a des accents mitterrandiens dont il est un admirateur inconditionnel. Il veut suivre ses traces et veut aussi incarner cette gauche orphéline. Depuis la dispaririton du très charismatique Président François Mitterrand, le parti avait perdu la foi et l'espoir de reconquérir à nouveau le pouvoir comme en 1981. Sa trajectoire peut le mener loin. Il fut d'abord premier secrétaire du parti socialiste. Malgré quelques tracas, il a su gérer ce parti et le sortir de l'éclatement qui le menaçait.
Si tout va bien, il risque d'incarner ce nouvel homme de gauche porteur d'espoir de la gauche socialiste. François Holande,puisque c'est de lui dont il s'agit, se montre très ambitieux pour accéder à la mgaistrature suprême et succéder à Nicolas Sarkozy. La bataille sera rude et il le sait. D'abord, gagner la confiance du parti et des militants. Ensuite, se battre pour rassurer tous les Français de gauche, et enfin, tous les Français, les décus du système sarkozysme. Il répète à l'envie qu'il s'est préparé longuement pour cette ambition présidentielle. On n'en doute pas. Il faudrait maintenant voir la suite.
Son parcours, il est vrai, n'est pas du tout classique. Il n'a jamais assumer les fonctions ministéreils, ni autres expériences poltiques sur le plan national et international. Fera-t-il l'homme de prédilection ? En tout cas, les prochaines élections présidentielles en France risquent d'être palpitantes et passionnantes. Un rendez-vous à vivre. La gauche parviendra-elle encore de déloger la droite qui continue à décevoir ? L'histoire ne tardera pas de nous donner la réponse.
La gauche n'a jamais été aux portes du pouvoir aujourd'hui, plus qu'hier, par la faute de la droite que Sarkozy risque de mener contre le mur. Les Français devraient cette fois refléchir par deux fois pour mettre leur bulletin dans l'urne, s'ils ne veulent plus de remettre les mêmes au pouvoir, avec ce que l'on a assisté comme abus, incompétences, magouilles, pressions politico-économiques pour se maintenir.
La gauche a mis du temps pour trouver le, ou la canditat(e) idéal(e) pour porter ce projet désormais concret pour le PS.
François Hollande se veut celui qui peut battre Nicolas Sarkozy, un redoutable candidat de droit, démagogue, qui a réussi hier mais se veut de rappliquer l'année prochaine. Son bilan actuel reste très contestable pour une bonne partie des Français. Il reste à convaincre ceux-ci pour que la gauche passe en 2012. C'est possible, c'est faisable. Au vu des divisions et surtout des déceptions dans le camp de la droite de l'UMP, divers droite et autres centristes. Quant au Front National, il faut pas compter sur le parti lépeniste pour soutenir la droite sarkozyste. Ce qui fait déjà trop de monde pour appuyer le président sortant Nicolas Sarkozy, celui-là même qui ne supporte pas la concurrence dans son propre camp.
Le Parti Social le sait bien. Il lui faut absolument un ou une candidat(e) crédible et rassembleur. En organisant ce que l'on appelle les "Primaires", le PS veut responsabiliser et mobiliser ses troupes.
Plusieurs signaux leur redonnent l'espoir : le Sénat français qui, traditionnelllement, était à droite, vient d'élire Jean-Pierre Bel, candidat PS de la gauche, le samedi 1er Octobre 2011, le nouveau Président du Sénat. Une 'première' dans la Vème République qui voit cette instance conservatrice basculer à gauche.
Un signe qui ne trompe pas sur les états-d'âme du peuple français, impatient, qui souhaite l'alternance politique. Les voix qui se sont portées sur le candidat de gauche Jean-Pierre Bel n'étaient pas tous de la même famille. C'est dire.
On note que les sondages depuis plusieurs jours, plusieurs mois pronostiquent la victoire de la gauche, avec celui qui, quelques mois n'étaient pas le favori et que désormais, il monte tranquillement dans l'opinion, dans les pronostics et sondages. François Hollande peut être celui que le destin de la France pourrait attendre ? Qui est-il ? Voyons brièvement son parcours personnel.
Né à Rouen le 12 août 1954, à Rouen, François Hollande est le fils d'un médecin, le docteur Georges Hollande, et de Nicole Tribert, une assistance sociale. Le jeune François, après une enfance dans sa ville natale de Rouen, où il fut très jeune un pensionnaire élève du Pensionnat Jean-Baptiste-de-la-Salle, arrive à Paris où il entre au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine (Région parisienne), pour ensuite s'inscrire à la Faculté, pour décrocher une licence en droit. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques. Pour terminer, ce sera la très préstigieuse ENA ( Ecole Nationale d'Administration).
Durant ses études, François Hollande préside la section UNEF de l'Institut d'Etudes Politiques. et, c'est à l'HEC de Paris, en 1974, qu'il s'egage réellement en politique, en soutenant la candidature du leader socialiste, François Mitterrand, à la présidentielle. Inscrit au PS (Parti Socialiste français), le militant François Hollande entré dans le parti, gravissant les échellons, pour sa formation et talents, il devient rapidement le conseiller de François Mitterrand, sur recommandation de Jacques Attali, pour des les questions économiques.
En 1981, L'apothéose ! La gauche arrive enfin au pouvoir. Avec la victoire de François Mitterrand. Le premier Président socialiste sous la Vè République. Il y a bien longtemps que la gauche n'arrivait plus au pouvoir....Cette fois, c'est le bon.
On retrouve François Hollande en 1983, le porte-parole du gouvernement du premier ministre PS, Pierre Mauroy,
Aux élections législatives de 1988, tout juste après la réélection du président Mitterrand, François Hollande devient le député de la 1ère Circonscription de la Corrèze. Après quelques inévitables échecs électoraux, il travaille comme professeur d'université et avocat. Avant de retrouver activement la politique, avec des mandats. 1994, en tant que, Secrétaire national du PS, chargé des affaires économiques. Il se rapproche de Lionel Jospin, alors, secrétaire général du Parti Socialiste. François Hollande en devient même le porte-parole.
Retrouvant son siège de député. Lionel Jospin est nommé par le président Mitterrand, Premier Ministre. Celui-ci, abandonne son poste au parti, et charge François Hollande, pour lui succéder comme le Premier secrétaire du parti, en novembre 1997.
En 2002, la gauche perd le pouvoir. Lionel Jospin qu'on espèrait remonter le parti se retire de la vie politique. La déception est grande pour le peuple de gauche. Qui doit prendre le prendre ? François Hollande garde la direction du parti socialiste. Il est consciensuel. On l'accuse de contenter tout le monde. Mais c'est le propre d'un bon dirigeant responsable. Il est à la hauteur. Le seul à rester à la barre pour tenir et diriger le parti en dérive. Jospin n'a pas rendu servi au PS en se retirant, malgré ses qualités, laissant les militants complètment déboussolé. Jacques Chirac devenu président, par défaut, le parti lépeniste va poursuivre son combat du front national extrêmiste. François Hollande va malgré tout tenir bon, redresser le parti PS moribond, en bon capitaine responsable d'un navire qui chavire, restant sel à bord, malgré tout. Le président Chirac nomme Jean-Pierre Raffarin comme son premier ministre.
Le clan "Tibéri" règne sur Paris. On verra plus tard que Chirac et les siens avaient développéune véritable 'mafia' sur la ville. La capitale était une jungle où les "affaires" vont se développer : 'emplois fictifs', détournements, corruptions, ventes d'armes, pures magouilles, etc. La gauche va tenter de les dénoncer. François Hollande va paraître comme un responsable 'honnête'.
Cette attitude ne sera jamais oublié des militants socialistes. En une décennie, François Hollande a dû tenir, subir même plus tard, les critiques politiques, voire même personnelles, (séparé de sa ex-compagne Ségolène Royal. Mère de ses quatre enfants. Il officialisera plus tard, sa nouvelle liaison avec la journaliste, Valérie Trierweiler), mais aussi, résister à tout. Entretemps, la droite de Sarkozy avait le vent en poupe. Le président Nicolas Sarkozy élu en 2007 promettait beaucoup. Il promet tout aux Français. On le trouvait un certain courage politique, croyant à quelqu'un capable de faire bouger la France, à défaut de la changer en profondeur. En réalité, il n'en sera rien. Il est plutôt le président d'un clan, d'un cercle d'amis, courtisants, sans scrupules, prêts à tout pour préserver leurs acquis.
On refusait de parler d'un "lobby", en fait, c'en était un : la preuve avec les "affaires" de corruptions, de 'copinages', etc.
Après cinq années de la majorité de droite, qui a déçu une bonne partie des Français, la gauche repart à la réconquête du pouvoir, perdu en 2002. Il faudra convaincre les Français avec un projet crédible et une alternance nécessaire pour la bonne santé démocratique du pays. La gauche, après des années de turbulence, semble avoir compris que la division mène à la défaite. Il faut se préparer pour gagner en 2012. Surtout^, ne pas rater ce rendez-vous attendu.
Certains signes montrent bien que c'est possible. La droite s'essoufle et ne comprend pas que l'actuel président, qui semble se présenter comme leur candidat naturel, est réjeté par la majorité des Français. Tous, souhaitent le changement et l'alternance politique en France. Sarko, on l'a vu et on a déjà trop donné et trop attendu. Il faut un autre président plus capable de sauver la 'maison-France'. Premier signe : le sénat est passé à guache le samedi 1er octobre 2011. Deuxième signe : Tous les sondages montrent que l'actuel président perd des points dans les sondages et que le prochain gouvernement sera de gauche. C'est inéluctable. La droite s'est montré trop incapable.