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Le premier ministre Jean-Marc Ayrault se décrit dans le Journal du dimanche en "Premier ministre socialiste", qui "assume son identité politique", et affirme "marcher main dans la main" avec François Hollande.
http://www.metrofrance.com/dossier/francois-hollande/?from=topic ; http://www.francebleu.fr/justice/ayrault/jean-marc-dans-le-jdd-445209
Le chef de l'Etat n'a à aucun moment cité le nom de son Premier ministre lors des 75 minutes d'interview accordées jeudi soir sur France 2. Mais pour M. Ayrault, il ne faut pas y voir malice. "J'ai été associé étroitement à la préparation de cette émission", souligne-t-il dans un entretien au JDD. "Je me sens totalement solidaire et totalement associé à ce qu'il fait", poursuit le Premier ministre, qui a remanié vendredi son équipe de communication à Matignon.
Selon lui, "jeudi soir, les Français attendaient le Président et il a voulu affirmer de manière très forte qu'il était bien à la barre". "Nous savons où nous allons. Avec le Président, on marche main dans la main", assure l'ancien maire de Nantes.
Mais il semble ensuite se démarquer de M. Hollande, qui a lâché jeudi qu'il n'était "pas un président socialiste". "Oui, je suis un Premier ministre socialiste. J'assume totalement mon identité politique", explique l'ancien président du groupe PS à l'Assemblée.
"Je suis aussi un républicain", poursuit-il. "Et j'agis pour l'intérêt général du pays". Pour lui, M. Hollande n'a pas pris ses distances avec sa famille politique mais "n'a fait que rappeler qu'il était président de tous les Français". Chef de la majorité, M. Ayrault peut lui s'en prendre à ses opposants, comme François Fillon qui dit "sentir monter une crise de régime".
"La crise de régime, c'est la fin de la IVe République et la guerre d'Algérie", rétorque M. Ayrault, pour qui "il ne faut pas se tromper d'analyse, ni d'époque". "Il y a plutôt une crise de régime à l'UMP qu'en France", ironise-t-il.
Le plus étonnant dans cette histoire de la politique française, les Français, après l'avoir donné mandat de cinq ans pour présider le pays, se montrent de plus en plus indigestes sur la politique que la gauche veut mettre en place. C'est injuste et incompréhensible. Le taux de popularité du président est toujours en baisse. Le 1% de ce lobby de droite dont on parle souvent, monte au créneau pour 'descendre' le président élu qui a nettement battu Nicolas Sarkozy, qui se retrouve rattrappé et empêtré par ses affaires et les magouilles politiciennes. http://fr.news.yahoo.com/video/sarkozy-est-il-victime-dun-090253271.html .La droite s'est maladroitement mis à le protéger. En bloc. Bafouant le droit d'un juge de faire son travail. http://www.u-m-p.org/ .
S'il est vrai que la France traverse une crise majeure et que la tâche du président et de son gouvernement actuel n'est pas facile, force est de noter qu'il faille au pouvoir actuel de rester présent et visible afin d'expliquer la politique à mener.
Les batailles qui vont suivre seront âpres, rudes, pour la gauche. Mais, c'est cela aussi la politique en France. On s'agite, on se crache dessus mais au final, on s'apaise. Car, la France est la France. La gauche est au pouvoir pour cinq ans et nous parions qu'elle fera tranquillement ses deux mandats au pouvoir. Malgré la tempête (médiatique, ajouterions-nous). Seulement, il faut tenir.