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Impopulaire et fragilisé par l'entrée en récession de la France, François Hollande s'est dit à "l'offensive" lors de sa conférence de presse semestrielle, en insistant sur son volontarisme et la nécessité d'agir dans la durée, écartant dans l'immédiat tout remaniement du gouvernement.
Principale annonce de cette longue conférence de presse, le chef de l'Etat a promis une "initiative" pour "sortir l'Europe de sa langueur", qui passera notamment par la mise en place d'un gouvernement économique réuni "tous les mois autour d'un véritable président nommé pour une durée longue". Sa mission serait de débattre des principales orientations économiques européennes, en particulier fiscales et sociales.
En réponse aux critiques venues de son propre camp contre l'Allemagne d'Angela Merkel, il a jugé le moteur franco-allemand "indispensable". Comme lors de son premier grand oral, le 13 novembre, cette conférence de presse de François Hollande aura duré plus de deux heures et demie. Il s'est rendu dans la foulée à la Maison de l'Amérique latine pour y rencontrer à huis clos les parlementaires PS qui y suivaient son intervention.
Impopulaire comme aucun de ses prédécesseurs de la Ve République, il a livré un plaidoyer en faveur de son action depuis un an à la tête d'un Etat qui a "démontré sa crédibilité budgétaire, qui a amorcé le redressement de sa compétitivité et entrepris, par la négociation, la réforme du marché du travail", adoptée définitivement par le Parlement mercredi.
Sur le plan intérieur, il a renouvelé sa confiance à Jean-Marc Ayrault, un Premier ministre "courageux", "loyal" et "désintéressé", et a exclu tout remaniement dans l'immédiat, y compris à Bercy où cohabitent sept ministres.
A ses yeux, seul compte le fait qu'il n'y ait "qu'une seule ligne au sein du gouvernement". Et au reproche de ne pas savoir trancher, M. Hollande a répondu en soulignant qu'il n'avait "pas cessé de décider" depuis un an, même s'il a le souci de ne "pas se substituer au gouvernement, au Parlement, aux partenaires sociaux".