Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
- Airbnb, la plateforme d'hébergement chez l'habitant dont la France est le deuxième marché, suscite la colère des hôteliers qui estiment qu'elle représente une concurrence déloyale. En réponse à son succès, la législation sur la location de court séjour s'est durcie en France, en Allemagne ou en Espagne.
- Uber, dont l'une des applications pour smartphone facilite le covoiturage en mettant en relation les offres de véhicules et les usagers, crée des remous en France mais aussi ailleurs en Europe, où elle est attaquée par les taxis. Un tribunal allemand a interdit ce service en août avant de revenir sur ce jugement en appel.
- Netflix, la plateforme de vidéo en ligne américaine dont l'arrivée en septembre en France a été accueillie par les protestations des acteurs de l'audiovisuel dans un secteur très réglementé régi par l'exception culturelle. Les professionnels du secteur s'élèvent contre l'avantage concurrentiel que procure à Netflix son siège européen au Luxembourg, puis aux Pays-Bas en 2015, en lui permettant d'échapper notamment à l'impôt français sur les sociétés, à l'obligation de signalétique d'âge et au pourcentage minimum de 60% de contenus européens et 40% de contenus français dans son catalogue
- Google, le géant américain de l'internet, cumule les points de friction.
Il fait l'objet d'une enquête de la Commission européenne depuis 2010 pour abus de position dominante. Le géant américain se voyait reprocher principalement de mettre en avant sur ses pages ses propres services spécialisés, au détriment des moteurs de recherche concurrents, par exemple des comparateurs de prix comme Kelkoo ou des sites spécialisés dans les voyages comme Expedia ou lastminute.com.
Des médias allemands estiment qu'ils ne respecte pas le droit d'auteur et demandent rémunération pour l'utilisation des contenus affichés par son moteur de recherche. En réponse, Google n'affiche plus depuis jeudi les premières lignes de texte ou de photo des articles, mais de simples liens vers les articles de médias représentés par la coalition de médias allemands VG Media (Axel Springer, Burda, Madsack ou Funke).
Google voit affluer les demandes de retrait de liens au nom du "droit à l'oubli" -- 145.000 en quatre mois -- suite à une décision de la Cour de justice européenne de Luxembourg, qui traduit la sensibilité des Européens à l'usage de leurs données personnelles. La Cour avait estimé que les particuliers avaient le droit de faire supprimer de ses résultats de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles périmées ou inexactes. Google a été chargé de la mise en oeuvre de ces demandes mais est aussi confronté à des recours devant les autorités de régulation européennes ou à des procédures en justice.