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La MINUSTAH, (cette mission onusienne en Haïti), a visiblement échoué et deçu. Les Haïtiens n'a en veulent plus. Ils ne croient plus ni en sa 'mission', ni à l'utilité de sa présence dans le pays. Plusieurs échecs et scandales ont emmenés les populations à prendre des distances et à s'en méfier.
Sur le plan politique d'abord, elle s'est souvent montré partisane, sinon complice des attitudes politiques des politiciens locaux et leurs commanditaires extérieurs. Les différentes ingérences onusiennes (notamment américaines), l'ont discréditées. Celles-ci ont créées un tel climat de mépris des aspirations du peuple haïtien pour que celui-ci puisse encore compter sur cette institution inéfficace qu'est l'organisation des nations unies.
Qu'a-t-on vu ces dernières années ? Des changements à la tête du pays, des gouvernements aussi inéfficaces qu'inutiles. Surtout sa part armée, Sur le terrain, c'est vrai, la valse des différents gouvernement s ne permet pas de redonner confiance à Haïti. Des présidents souvent choisis dpuis l'extérieur pour servir des intérêts des puissants. Des Chefs d'Etat sans véritables pouvoir auprès de leur peuple, se comportant et traités de 'dictateurs' par ceux-là même qui les ont installés au pouvoir, rendant parfois des services louches contre les intérêts des Haïtiens.
La 'démocratie' souvent criée mais jamais installée dans le fait. Une démocratisation hypothétique promise, qui met du temps pour prendre effet auprès de la population, faute des dirigeants crédibles. Ajouter à ce malheur, les calamités naturelles qui n'ont pas arrangé le destin du peuple haïtien déjà très pauvre. Victime des ouragans et séïsmes.
Les aides internationales promises ne sont plus que des promesses non-tenues. Si pas souvent détournées pour des raisons inconnues. On afffame une population qui a déjà du mal à joindre les deux bouts. Ne mangeant jamais à sa faim.
Les Haïtiens victimes des catastrophes naturelles, ont du mal à se loger, se vêtir et à trouver de l'eau potable et à manger.
Les aides promises par les pays riches ne sont plus que des discours de convenances pour soigner leur bonne conscience. Les bonnes paroles ne nourissant pas son homme. Malgré cela, la politique a pu enfin prendre le dessus. Il y a eu des élections dans l'île. Notamment l'élection présidentielle qui vu la victoire de Michel Martelly, ancien musicien et désormais Chef de l'Etat d'Haïti. Cette élection a permis de diminuer, pour le moment, des troubles sociaux, limiter les insécurités récurentes qui sévissaient dans l'île. Le pays doit se remettre en marche. C'est le travail du nouveau gouvernement qui doit se montrer capable, sinon, à la hauteur des attentes du peuple haïtien.
La formation de ce nouveau gouvernement est confiée à Garry Garry Conille. Il faudrait à présent retrouver la confiance de la population qui place tous les espoirs aux nouveaux hommes et femmes politiques du pays, responsables de leur avenir.
Les expériences du passé sont encore dans les mémoires. Surtout après les tremblements de terre qui ont secoué l'île.
S'il est vrai que l'envoi des contingents onusiens pour venir en aide avait suscité l'espoir. Très vite, leur présence a viré en cauchemars. Ces Casques bleus ont aussi accéléré le drame du peuple haïtien par les comportements inacceptables. A commencer par l'arrivée des épidémies, plutôt importées. La naissance de l'épidémie comme le choléra a causé des morts auprès de la population déjà pauvre et très démunie. Cette population fragilisée par l'absence de repas consistant pour maintenir la vie saine.
Lorsque ce choléra est apparu dans le pays d'Haïti, le regard s'est immédiatement tourné vers cette présence onusienne des Casques bleus venus d'Asie qui campaient non loin des habitations de la population de Mirebalais, une peite ville de province, au nord de Port-au-Prince. Comme nous le verrons plus loin.
En 2004, et surtout en 2010, les Nations Unies avaient dépêché des milliers de ses soldats (Casques bleus), avec pour mission de venir en aide à la population de Haïti, victime du terrible séïsme qui a secoué toute l'île. Le tremblement de terre a fait plusieurs morts, des blessés et d'atrophiés (handicapés à vie !). Tout ceci quelques années après le départ de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide. Il fallait une réaction efficace de la communauté internationale qui s'est véritablement mobilisée. A commencer par les pays voisins caribéens que sont Cuba, Guadeloupe, Martinique et les pays latino-américains. Avec le concours de la logistique des pays comme les Canada, Etats-Unis et France.
Cette mission onusienne a pour nom : MINUSTAH. La Mission des Nations Unies pour Haïti.Devant les différentes crises dans le pays, la MINUSTAH avait aussi une mission bien précise : son but était de stabiliser le pays, et venir en aide à la population la plus touchée. Cette présence devrait rassurer et soulager les souffrances des Haïtiens et Haïtiennes. On s'attendait que les soldats de l'ONU, ces Casques bleus et le personnel de cette organisation onusienne aient un comportement exemplaire, humanitaire. Tel ne fut pas le cas.
Des soldats de la Minustah ont commencé par commettre des actes jugés inacceptables, indignes pour les soldats de la paix. Des actes jugés insoutenables. Détournement des mineurs, viols, prostitution encouragée, séquestration.
Six ans plus tard, les mêmes comportements n'ont pas changé. Au contraire. Ils ont été amplifiés avec le développement de la misère en Haïti. La situation prenait dès lors un tournant de dégradation sur le plan social.
En plus d'abus sexuel et autres comportements indignes, les mêmes Casques bleus seront aussi à l'origine des apparitions des maladies (MST, maladie sexuellement transmissible, épidémies diverses).
C'est le Cuba qui, le premier, a alerté l'opinion nationale et internationale, avec l'apparition du choléra. Des échantillons ont été prelévés, analysés et envoyés à La Havane. Les cubains ont mené l'enquête sanitaire en Haïti et les conclusions ont été formelles : l'épidémie du choléra est bel et bien en Haïti. En novembre 2010, on dénombrait déjà 400.000 malades et 6.000 morts auprès de la population. Soit, 10 personnes par jour, selon le Ministère de la Santé.
Plusieurs autres enquêtes scientifiques se sont penchées sur la question de l'origine de ce choléra, une bactérie absente dans le pays d'Haïti depuis des décennies.
Finalement, des forts soupçons se sont rapidement portés sur une base onusienne des Casques bleus Népalais.
De là, des fosses sceptiques du bataillon asiatique du Népal auraient été directement versées dans le fleuve haïtien, l'Artibonite. Mais la mauvaise foi de l'ONU continuait de nier cette évidence même de la présence du choléra.
Un épidémiologiste français a pourtant, à son tour, confirmé la maladie importée par les soldats népalais. Le professeur français Renaud Piarroux ne comprenait pas le déni de l'ONU sur l'épidémie du choléra en Haïti et qu'il jugea inacceptable.
De même, quand le 23 août, une autre étude parue sous la bannière de l' 'AMERICAN SOCIETY OF MICROBIOLOGY' comparaît la souche haïtienne et les récentes épidémies de choléra au Népal et les déclarait identiques.
Une fois reconnue, la population a protesté pour dénoncer cette présence des Casques bleus porteurs de maladie. Les manifestations auront lieu dans les rues de la capitale Port-au-Prince, voire même, à Mirebalais, là où est apparue pour la première fois l'épidémie du choléra. La foule scandait en colère : "Minustah-choléra ! ", "Non aux Casques bleus !", "ONU dehors !", etc...
La colère de la population était justifiée et on lui donnera encore raison avec les affaires de la débauche du personnel de l'ONU, et surtout le cas repété de ' Viol '. En 2011, des soldats de l'ONU ont violé un jeune haïtien de 18 ans, provoquant à nouveau la colère. Cette fois-ci, ce sont des Casques bleus Uruguayens qui ont commis cet acte sordide.
Le viol de ce jeune garçon par les Casques bleus de l'ONU est tout simplement scandaleux et inacceptable. D'ailleurs, depuis quelques temps, disons plusieurs années déjà, des scandales sexuels émaillent laprésence de ces personnels de l'ONU et leurs Casques bleus de toutes les origines. Ils ont profité de leurs quelques dollars pour pervertir des jeunes filles et garçons, et même des familles haïtiennes très pauvres. Ces criminels en uniformes devraient être sanctionnés par leurs supérieurs et l'admnistration de l'ONU à New-York. Or, rien n'a été fait. Au contraire, on cherche toujours à minimiser ou à étouffer ces affaires honteuses pour cette organisation mondiale.
Epidémies, viols, incitation à la prostitution des mineurs, détournements et abus divers, les Casques bleus ont déshonoré l'image de l'ONU. A présent, les Haïtiens disent tout haut qu'ils ne veulent plus de leur présence dans l'île puisqu'ils sont incapables d'apporter les aides qu'ils ont grandement besoins. Le personnel de l'ONU doit quitter Haïti.
Le plus rapidement sera le mieux. Il faut laisser les Haïtiens se débrouiller seuls avec leurs vraies ami(e)s. Les ONG, (Organisatons NOn-Gouvernementales), par exemple, font un travail appréciable que l'ONU et les autres pays riches et puissants présents en Haïti. Il faut laisser Haïti se relever doucement sans l'aide de ces détestables Casques bleus. Le nouveau président Michel Martelly, fraîchement élu, n'a pas la tâche facile. Ne disposant pas des moyens suffisamment. Politiquement, il a du mal à faire ses marques. Il faut lui laisser le temps de se retrouver pour bien mener son mandat présidentiel. Il a eu du mal pour nommer un premier ministre afin de former un nouveau gouvernement. Finalement, son choix s'est porté sur Garry Conille nommé le chef de ce gouvernement qu'il doit à présent formé et qui doit se mettre le plus rapidmeent au travail. Le pays est à redresser.
Pour le moment, l'ONU doit quitter Haïti, puisqu'incapable de sanctionner ses Casques bleus et autres personnels impliqués dans des scandales en Haïti. Cette organisation des nations unies que tout le monde souhaite une réelle réforme institutionnelle. On craint qu'avec la réélection du secrétaire général Ban Ki Moon les choses ne cahngent pas fondamentalement. Trop mou, trop rangé, trop technocrate. Hélas.