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L'Angola vient d’assumer depuis ce vendredi, à Luanda, la présidence des Ministres des Finances d'Afrique australe et orientale (ESAAMALG, sigle en anglais), en substitution de la République de Namibie (2013 - 2014).
Au cours de la cérémonie, qui a réuni 60 membres, l'actuel président de l'Organisation, le ministre angolais des Finances, Armando Manuel, a reconnu l'engagement de son prédécesseur, la ministre de l’Economie de la République de Namibie, Mme Saara Kuugongelwa.
A l'ouverture de la 14ème réunion du Conseil de Ministres de l'Organisation, Armando Manuel a indiqué que l'Angola allait continuer à travailler, développer et améliorer les mesures visant la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Selon lui, la participation et collaboration active des pays membres est indispensable, afin que l'Angola conduise, avec succès, l'Organisation et donne la capacité à la région dans la lutte contre le blanchiment des capitaux.
“Beaucoup des préjudices dans la région sont occasionnés par le blanchiment des capitaux et la prolifération des activités criminelles, qui génèrent des profits de crimes, qui affectent les opportunités d'investissements passibles de contribuer à la croissance des économies des pays”, a-t-il indiqué.
D’autre part, il a indiqué que les économies de la majorité de pays membres de la région ont démontré de grands progrès, en dépassant les déficiences identifiées dans les évaluations mutuelles.
Le ministre angolais des Finances a salué l'Ouganda pour avoir entériné sa loi de blanchiment de capitaux, homologuée par le Président de la République, en octobre 2013, et pour avoir entamé l'application de la loi par l'établissement de son unité d'intelligence financière.
Sans les mentionner, Armando Manuel a dit qu'il y avait des pays de la région qui ne font aucun progrès sur cette matière (Blanchiment de capitaux), bien qu'ils coopèrent de façon satisfaisante avec l'Organisation pour dépasser leurs déficiences.
Selon le ministre des Finances, la lutte bien menée contre le blanchiment de capitaux minimise les dommages qui sont causés par des infractions.
“Les préjudices de blanchiment de capitaux ne choisissent pas l'âge de la personne, le sexe, ni les pays plus riche ou plus pauvre”, a-t-il considéré (...).
L'Angola va présider l'ESAAMALG (créé en août 1999) jusqu'en 2015.