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Le ministre angolais de la Santé, José Van-dunem, a assuré jeudi, à New York, que l'Angola figurait parmi les pays avec une basse prévalence de Hiv, variant entre 0,8 à 7 pour cent et une moyenne de 2 pour cent.
Dans son discours à la Réunion de Haut Niveau des Nations Unies sur le Sida, en représentation du Président José Eduardo dos Santos, le ministre a affirmé que malgré des obstacles, propres à un pays en reconstruction, le Gouvernement étend l'accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l'appui gratuits.
Selon le dirigeant, entre 2003 et 2010, le pays a connu un accroissement du nombre de centres d'acceuil et de test passant de 8 à 558, dont à ce jour 133 centres de traitement anti-retroviral pour adultes, 120 pour enfants et 209 centres de Prévention de la Transmission Verticale (PTV).
“En 2010, plus de 450 mille personnes ont fait un test de Vih, plus de 60 mille adultes et enfants avec Vih positif ont été inserés dans des programmes de soins et appui et environ la moitié de ces personnes ont reçu une theurapie anti-retroviral gratuite. Chaque année, le nombre de femmes enceintes testées accroît. En 2010, nous avons testé plus de 260 mille femmes durant les services de consultation pré-natale”, a-t-il soutenu.
Le gouvernant a reconnu, cependant, l' existence de plusieurs defis, car il s'agit d'un pays avec une grande extension territoriale et où, malgré les efforts de reconstruction fournis par le gouvernement, les infrastructures de santé sont encore insuffisantes et l'accès aux services sociaux de base n'a pas encore atteint le niveau désiré.
“Le Gouvernement est engagé dans l'intégration les services de Vih dans les services de santé existants et, en même temps, le renforcement de la réponse systémique(...)", a rélevé le ministre.
José Van-dunem est accompagné de la directrice des Organisations Internationales du Ministère des Relations Extérieures, de l'ambassadrice Margarida Izata, du represéntant permanent auprès de l' ONU, l'ambassadeur Ismael Gaspar Martins, et de la Directrice Générale de l' Institut National de Lutte contre le Sida, Dulcelina Serrano.
Selon le ministere de la Santé, le defi du gouvernement consiste à poursuivre l'investissement sur la connaissance, dans l'accès aux services de santé et éducation, dans l'équité du genre, dans le leadership de la part de la jeunesse, dans l'implication de personnes vivant avec le Vih, dans l'actualisatuion et exécution des stratégies, accordant priorité aux groupes les plus vulnérables, comptant sur la contribution des organisations non-gouvernamentales, religieuses et autres.
“Nous sommes compromis avec les efforts globaux en cours en vue de la réduction du poids de l'épidemie. Avec nos partenaires, auxquels nous lançons un mot d'estime pour l'appui qu'ils nous accordent et l'engagement durable de la communauté internationale. Nous ferons tout pour atteindre l'accès universel et zéro nouvelles infections”, a-t-il conclu.
La délégation angolaise à la réunion, qui se tient du 8 au 10 juin au siège des Nations Unies intègre également des techniciens seniors des Services d'Appui du Vice-Président de la République, des Ministères de la Santé et des Relations Extérieures, ainsi que des représentants de la société civile.
La rencontre vise à examiner les progrès atteints depuis 2001, année de la première réunion, et reaffirmer le compromis national et international à soutenir une réponse aux problèmes de Sida et élaborer des stratégies adéquates pour renverser l'actuel cadre jusqu'en 2015.