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Le café angolais.
Au terme d'une visite de constatation de quatre jours à Uige, le responsable a indiqué que les données de production du café obtenues à l'échelle nationale étaient "encourageantes".
"Cette année, nous comptons récolter environ 17 mille tonnes de café Mabuba", a-t-il souligné, ajoutant que la production de ce produit en Angola pourrait atteindre, à moyen terme, quelque 50 mille tonnes.
"Il y a de la motivation dans des provinces du pays d'augmenter la production du café", a-t-il dit à Uige, chef-lieu de la province du même nom.
Quant à la culture du café dans la région de cette Uige, il a affirmé que la production de "Mabuba" avait connu, ces dernières années, un progrès "substantiel", passant donc de deux mille à plus de six mille tonnes.
L'agronome Josefa Correia Sacko avait défendu à Luanda, la nécessité d'établir en Angola des projets industriels permettant la transformation locale de café, visant à créer de la valeur ajoutée pour l'économie du pays.
L'agronome angolaise Josefa Sacko. (Photo: Lino Guimarães).
Josefa Sacko, qui parlait de «l'état actuel de la production de café dans le pays", estime que l’Angola ne devrait pas être trop attaché à l'exportation de matières premières, mais plutôt se préoccuper de transformer les produits base pour créer une "valeur ajoutée" dans la chaîne d'approvisionnement, car c’est de la où l’on obtient des bénéfices.
Selon la source, pour transformer la matière première en produit fini, dans ce cas, le café, l'Angola aurait la possibilité de créer des milliers d'emplois pour les jeunes et pourrait profiter aussi du marché de la région de la SADC.
Elle a souligné que l'agriculture, à travers le café, était une source de diversification de l'économie, parce que l'Angola ne peut pas continuer à dépendre du pétrole.
‘‘Nous avons le grand marché en Afrique du Sud et bien que nous ne pouvons pas compter sur la RDC en raison de l'instabilité, il est important de renforcer le marché sud-sud. Si l’Angola transformait le café, le pays pourrait bien le vendre sur le marché régional, sans oublier notre marché traditionnel qui est l'Union européenne, les États-Unis et le Japon", a- t-elle conseillé.
Elle a informé que la production de café connaît une hausse de près de 147 millions de sacs, tandis que la consommation est d'environ 145 millions de sacs.
Raison pour laquelle, elle a dit que l'Angola ne devrait pas se placer à l'échelle internationale comme un grand producteur de café, mais comme "moyen" parce que le pays a un café de qualité et est très en demande dans le marché mondial.