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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Nigeria aux urnes dès samedi 2 avril, dans l'espoir d'élections libres et sans violences.

 

La période électorale qui s'est ouvert au Nigeria depuis hier samedi est un test pour la démocratie dans cette nation pétrolière de 150 millions d'habitants abonnée aux votes frauduleux et violents.    

 

Les Nigérians, répartis équitablement entre musulmans, majoritaires dans le nord et chrétiens, plus nombreux dans le sud, sont appelés à élire leur Parlement ce samedi, leur président le 9 et les gouverneurs des 36 Etats de la fédération ainsi que les assemblées législatives régionales le 16.    

 

50 ans après son indépendance, l'ex-colonie britannique doit montrer avec ces élections si elle est enfin à la hauteur de son énorme potentiel. Samedi, des militants islamistes présumés ont attaqué à l'explosif un poste de police du nord du Nigeria, a déclaré la police, sans qu'on sache s'il y avait des victimes.   

 

"Si ces élections ne sont pas libres et justes, c'est le progrès du Nigeria qui sera en jeu", affirme Thompson Ayodele, directeur de l'Initiative pour l'analyse des politiques publiques. Le Parti démocratique populaire (PDP) du président Goodluck Jonathan, un chrétien issu du sud pétrolifère candidat à sa succession, a remporté chaque présidentielle depuis le retour au régime civil en 1999.    

 

Cependant, si le sortant part favori, il est mis au défi par l'ex dirigeant militaire Muhammadu Buhari, un musulman du nord qui bénéficie d'un large soutien dans cette région où beaucoup estiment que la présidence devrait leur revenir. Le PDP pourrait aussi voir reculer son nombre de sièges dans les deux chambres du Parlement, selon certains analystes. Et perdre des postes de gouverneur dans plusieurs Etats, ce qui pourrait engendrer des violences post-électorales.    

 

Plusieurs attentats à la bombe ont secoué le pays ces derniers mois, amenant le président Jonathan à déclarer samedi lors d'un meeting : "Ni mon ambition ni celle de tout autre homme politique ne mérite que le sang d'un Nigérian coule". Le pays est aussi régulièrement secoué par des flambées de violence à caractère ethnique et religieux dans le centre.

 

Des bureaux de vote ont commencé à ouvrir samedi au Nigeria pour des législatives, premier scrutin d'une série prévue en avril dans le pays le plus peuplé d'Afrique, mais d'autres étaient en retard sur l'horaire, a constaté l'AFP.

 





Les bureaux de vote devaient ouvrir à 08H00, avec un délai de quatre heures prévu ensuite avant le début du vote pour permettre des vérifications des inscrits et nombre de bulletins.


Des bureaux ont ouvert dans la ville de Kano dans le nord, mais à Lagos par exemple, la capitale économique, des bureaux restaient fermés en attendant l'arrivée du personnel et du matériel électoral.


Les législatives de samedi et la présidentielle prévue une semaine plus tard représentent un test pour la démocratie dans ce pays où les élections sont généralement jalonnées de fraudes et violences

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