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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le pénis, deuxième cerveau de l'homme ?

"La Revue" a, dans son numéro 35, du mois de septembre 2013, consacré un sujet sur l'organe sexuel de l'homme, en titrant : "Le Pénis, deuxième cerveau de l'homme." On apprend pas mal de chose sur...la chose. Cet intéressant petit objet soulève parfois bien de question et entretient le mystère sur son fonctionnement.

D'ailleurs, un auteur anglais, Tom Hickmans, a lui-aussi consacré tout un ouvrage de 224 pages, intitulé "God's Doodle, The Life and Times of the Penis", paru aux Editions Square Peg. La journaliste de "La Revue", Juliette Morillot, qui s'en est inspiré, en a écrit un article très intéressant : Tour du monde. Les Tribulations du Pénis.

Facsination ? Pas seulement. Car, elle a fait le tour de la question et un voyage à travers les siècles et les cultures. Et puis, une question s'impose : Les Africains sont-ils mieux pourvus que les autres peuples ? En tout cas, les femmes continuent à fantasmer sur cet objet du plaisir. Long, gros, grand, petit, le pénis appartient à celui qui sait s'en servir.

Les spécialistes de la question, eux, sont allés, scientifiquement étudier la chose. Depuis les origines du temps. Les réponses sont parfois surprenant. Le phallus réveille un véritable culte dans certaines sociétés. Si, jadis, en Afrique le pénis avait toujours été considéré comme un instrument pour la reproduction, la marchandisation de cet objet sexuel dans d'autres contrées semble retomber dans la pervertion. Alors ? Eh bien, il faudrait plutot le confiner dans son juste rôle.

Mais, hélas, le pénis est souvent plutôt une question de femme hétérosexuelle. C'est elle qui a le pouvoir de le rendre dans sa valeur physiologique. Pour son plaisir, lorsqu'elle en a envie. Sinon, l'homme reste dans sa proportion congrue...

Tom Hickman s'en amuse dans son livre. "Le pénis aurait en effet tendance à faire fi 'des processus intellectuels les plus nobles quand bien même il lui manquerait les quelques millions de cellules nerveuses qui consituent le réseau du cerveau" (!) Bref, soit on se laisse guider par son pénis, ce fou auquel l'homme est enchaîné, comme le disait Sophocle. Soit, on le dirige. L'acteur Robin William a dit que, "Dieu a donné à l'homme un cerveau et un pénis, mais une quantité de sang juste suffisante pour n'en faire fonctionner que l'un des deux, à un moment donné".

On apprend aussi, que Léonard de Vinci, condamné en 1476 pour une sombre histoire de viol collectif et de 'sodomie active', eut le temps pendant les deux mois qu'il croupit en prison de méditer sur le contrôle qu'il devrait désormais exercer sur 'ce pénis obstiné qui suivait sa propre volonté.'

Le sujet l'a même bien inspiré : "La verge a des rapports avec l'intelligence avec l'inttligence humaine et parfois elle possède une intelligence à elle; en dépit de la volonté qui désire la stimuler, elle s'obstine et agit à sa guise, se mouvant parfois sans l'autorisation de l'homme et même à son insu, soit qu'il dorme, soit à l'état de veille. Il arrive que l'homme soit éveillé et qu'elle dorme. Maintes fois, l'homme veut se servir d'elle qui s'y refuse. Maintes fois, elle voudrait et l'homme le lui interdit. Il semble donc que cet être ait souvent une vie et une intelligence distinctes de celles de l'homme."

Comme si, pour reprendre les mots du dramartuge anglais Joe Orton (1933-1967), l'homme n'était finalement que 'le support vital de son pénis'...

Pour conclure, en Afrique le dictionnaire pour le pénis est riche en mots. En Angola, on l'appelle "mvia" ou "nkila" en langue kongo ; au Sénégal, il devient "sakkara", en wolof ; "azakari", au Nigéria haoussa ; "Jakari"en mandika (Guinée-Conakry) ; "wulu" et "céya" en bambara (Mali) ; "abin" en béti ("guedjo" en bamiléké") au Cameroun ; "soka" ou "mukiza" en lingala (Congo) ; "m'bit"en pidgin camerounais ; "faforo", (le sexe du père) comme insulte, selon Amadou Kourouma, etc...Aux Antilles, le sexe réveille les imaginations débordantes pour le désigner en créole. Dans les pays africains francophones, par exemple, on y a introduit des mots qui n'ont plus le meme sens, comme pour désigner le "zizi" :  "pilon" ou "bazooka", au Sénégal ; "pistolet" à Brazzaville, Congo ; "plantain" ou "petit-frère" au Cameroun ; "bâton" en Côte d'Ivoire ; "calibre" au Tchad, et enfin, "ambassadeur" en RDCongo. Chez les Maghrébins, on le désigne en terme de "zob" ou  "zeb"  !

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