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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Léonora Miano, une romancière camerounaise au sommet de son art.

A la sortie de son premier roman, la littérature africaine a vu naître une excellente écrivaine venue du Cameroun : Eléanora Miano.
"L'intérieur de la nuit" fut salué par la critique comme un bon livre d'une jeune auteure-romancière. Paru en 2005, ce livre recevra un grand écho, en recevant le prix 'Révélation de la 'Révélation de la Forêt des Livres', en 2005, le prix Louis Guilloux l'année suivante, et classé au palmarès du meilleur roman de l'année, par le magazine 'Lire', figurant parmi les dix finalistes du Prix des Cinq Continents de la Francophonie.
Sur fond de la guerre civile, l'auteure nous conte l'histoire qui se déroule dans un pays imaginaire, en Afrique noire, de ce petit village Eku, au coeur d'un pays d'Afrique centrale, envahi par les milices venues recruter les jeunes pour les enrôler dans une armée des rebelles contre le régime au pouvoir. Une situation qui bouleverse la jeune Ayané de retour d'un voyage au village natal. Le thème de ce roman évoque la tragédie, le drame de l'Afrique actuelle.
"Contours du jour qui vient", le deuxième roman de Léonora Miano, publié l'année suivante, garde la même veine. Elle y narre ce drame culturel dont l'Afrique noire est de plus en plus confrontée.
Ici, l'écriture s'affirme, s'affûte et s'émancipe. On sent la romancière s'engager pleinement et prendre de l'assurance. L'auteur n'hésite pas à dénoncer. 'Pays d'Afrique équatoriale, le Mboasu se relève péniblement d'une sanglante guerre civile. Dans les quartiers mal famés de Sombé, la capitale, quadrillés des bandes de rebelles reconvertis  en trafiquants, prévalent désormais le chacun pour soi et a superstition...C'est ainsi que Musango, à peine âgée de neuf ans, est rejetée et abandonnée par sa mère qui l'accuse de porter malheur. Seule, sans famille ni ressources, la petite fille est d'abord recueillie, puis vendue comme esclave. Malgré  les épreuves et les périls, elle s'accroche pourtant, lucide et tenace, à un unique espoir : retrouver sa mère et solder le passé, enfin, songer à envisager l'avenir.' Peut-on résumer ce roman de Miano.Celui-ci sera couronné par le Prix Goncourt des Lycéens en 2006.
La Camerounaise Léonora Miano va de nouveau publier un recueil de Nouvelles, intitulé "Afropean Soul et autres nouvelles", sorti en 2008. L'écrivaine camerounaise confirme son talent d'écriture et d'imaginations, avec un autre nouveau roman, "Tels des astres éteints", qui, à notre avis est un pur chef-d'oeuvre. L'un des meilleurs dans la nouvelle littérature féminine africaine.
Auteure féconde, elle arrive à publier chaque année, au moins un roman ou un livre. A chacune de ses publications, on découvre le talent d'écriture, avec des thèmes variés certes, mais dont l'Afrique reste au centre, et bien présente. C'est cela son mérite. On ne peut l'encourager et la féliciter sincérement.
Les thèmes choisis par elle, font d'elle la meilleure romancière actuelle du Cameroun , l'une des voix la plus puissante dans la littérature de l'Afrique francophone.
Son livre, "Soulfood équatoriale", est aussi une réussite. C'est une révisite de cette Afrique nôtre, telle que l'on aime. Fière de ses légendes et contes traditionnels. Le Cameroun étant et reste un pays important du continent, culturellement très riche. La mythologie fait partie de la croyance africaine. En fait, le mythe est un récit fabuleux visant à expliquer l'ordre du monde, selon les Africains. Ce qui fait qu'une mythologie reste une source précieuse pour l'histoire des croyances ancestrales, qui se transmet plus facilement, de génération à génération, plus que les autres genres. Tandis qu'une légende est une production collective. C'est aussi un récit qui souvent déforme l'histoire, grâce à l'imaginaire populaire et à la tradition, en Afrique noire. Léonora Miano a grandi dans un environnement culturel profond qu'elle a su garder et tirer les meilleurs, pour imaginer ses romans de fiction. Riche de tous acquis culturels, (qui fait qu'on reste d'Afrique malgré les connaissances apprises au banc de l'école des Blancs européens). Elle essaye de glisser tout cela dans ses livres pour montrer cette 'autre' Afrique. La vraie, l'authentique. Pleine de valeurs humaines, de sensibilité. Malgré les hostilités occidentales. 
Comme on peut le constater dans son autre roman, "Les  aubes écarlates", dans lequel l'auteur s'efforce de mieux ancrer sa démarche romanesque pour la grandeur culturelle de l'Afrique profonde en renaissance.
partition. Elle peaufine sa plume, enrichit son horizon romanesque, mais garde toujours cette rigueur de la qualité littéraire, avec des mots qu'elle caresse, glisse entre une feuille blanche qu'elle remlie d'encre noire, ou clapote son clavier d'ordinateur tel un musicien de jazz penché sur son saxophone. Le son, la mélodie de l'écriture nous envoûte. Elle est belle, physiquement, Léonora Miano. Son écriture est pleine de cette beauté comme son visage si doux. Des mots s'alignent et s'imposent. Des mots qui dansent comme ce blues pour Elise, enfantant des phrases à la fois poétique et romanesque. Très bien inspiré,le récit dévoi le tout de l'écrivaine. Sa sensibilité, sa sensualité, sa musicalité. Et, réjoint cet autre roman évoqué précédemment, tels des astres éteints.
Nous sommes là assurement devant une très grande écrivaine camerounaise. Une vraie femme de lettres françaises et africaines. Honorant les femmes noires qui font leur entrée dans ce monde littéraire dominé par les hommes. Elles prennent aujourd'hui leur plume pour témoigner du monde noir, de l'importance de la femme dans la société. Ce sont elles, femmes d'aujourd'hui, les vraies bâtisseuses de la renaissance africaine. De l'Afrique anglophone, lusophone et à la francophone.
L'Afrique d'expression anglaise restant encore méconnue surtout pour les pays de l'ouest et du centre du continent. http://aflit.arts.uwa.edu.au/FEMECalireEN_fr.html. La francophonie bénéficiant de l'ancienne colonie,  (ou colonisateur français). Du Cameroun, http://youtu.be/_LC5_O5-ebY au Mali, http://www.dailymotion.com/video/x1etk_aminata-traore_news ,
en passant par le Sénégal, http://youtu.be/ODu68kdtnhk ; http://youtu.be/ysGlM76xnn4 ;
Honneur donc aux Femmes d'Afrique !  http://aflit.arts.uwa.edu.au/FEMEChome.html Du Nord au Sud.
Jusqu'à celles de la diaspora. Du jazz d'aujourd'hui, http://youtu.be/bZTRmnCKLOw , ou autres : 
Léonora Miano est née à Douala en 1973, et c'est au Cameroun qu'elle passe toute son enfance et surtout sa vie d'adolescence, dans une famille  aisée, avant de débarquer en France, en 1991. Elle fut étudiante en Lettres aux Universités de Valenciennes et de Nanterre. Aujourd'hui, elle vit en France.
Ses livres publiés :
- L'intérieur de la nuit, Editions Plon, 2005. (210 pages)
- Contours du jour qui vient, Ed. Plon, 2006. (280 p.)
- Afropean Soul, Editions Flammarion, 2007. (122 pages)
- Tels les astres éteints, Editions Plon, 2008. (410 pages)
- Soulfood équatoriale, Ed. Robert Laffont, 2009. (110 p.)
- Les aubes écarlates, Ed. Plon, 2009. (275 pages)
- Blues pour Elise, Editions Plon, 2010. (210 pages)
A paraître :
- Ces âmes chagrines, Editions Plon, (dès le 18 août 2011).
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