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Les dirigeants des pays de la Communauté des Caraïbes (Caricom) ont conclu un accord, mardi 11 mars 2014, pour demander des réparations aux pays européens qui ont pratiqué l'esclavagisme jusqu'au XIXe siècle. La France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont en premier lieu concernés.
Les quinze Etats du Caricom se sont réunis pendant deux jours à Saint-Vincent-et-les-Grenadines pour aborder plusieurs sujets. Ils ont reproché aux pays concernés par la traite négrière de refuser "de reconnaître de tels crimes ou d'apporter des compensations aux victimes et à leurs descendants". Les pays caribéens accusent les gouvernements européens d'esclavagisme et de génocide, et d'avoir imposé pendant un siècle une forme d'exclusion aux anciens esclaves.
L'accord compte dix points (en anglais), parmi lesquels un programme de rapatriement, des institutions culturelles, un transfert de technologies et des excuses formelles.
"La plainte va sans doute être adressée aux gouvernements britannique, français, néerlandais, et très probablement suédois, norvégien et danois", a déclaré Martyn Day, un avocat britannique qui a participé à l'élaboration du plan. Il a précisé que les plaintes seraient envoyées d'ici la fin avril.
Les opinions publiques des pays des Caraïbes sont divisées au sujet des demandes de réparations. Leurs partisans jugent qu'elles permettront de rétablir la justice avec de nombreuses années de retard, tandis que leurs opposants estiment qu'elles sont inutiles et permettent aux gouvernements de détourner l'attention des problèmes sociaux actuels.
L'organisation réclame des "excuses sincères et formelles aux gouvernements européens", l'annulation de la dette de ses pays membres ainsi que la mise en place d'un "programme de rapatriement" permettant aux descendants de "plus de 10 millions d'Africains déportés" de revenir vivre, s'ils le souhaitent, dans leur pays d'origine.
Selon la CARICOM, les pays concernés "ont refusé de reconnaître de tels crimes ou d'apporter des compensations aux victimes et à leurs descendants".
"La plainte va sans doute être adressée aux gouvernements britannique, français, néerlandais, et très probablement suédois, norvégien et danois", a déclaré Martyn Day, un avocat britannique qui a participé à l'élaboration du plan. Il a précisé que les plaintes seraient envoyées d'ici la fin avril.
L'Espagne et le Portugal ne sont pas concernés puisque leurs anciennes colonies ne font pas partie de la CARICOM.
Les opinions publiques des pays des Caraïbes sont divisées au sujet des demandes de réparations. Leurs partisans jugent qu'elles permettront de rétablir la justice avec de nombreuses années de retard, tandis que leurs opposants estiment qu'elles sont inutiles et permettent aux gouvernements de détourner l'attention des problèmes sociaux actuels.