Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Fort-de-France, Martinique. Impressions d'un voyage. Je viens de retrouver mes notes de voyage aux Antilles que je croyais avoir perdu à jamais. Ce sont quelques griffonnages jetés pêle-mêle dans un carnet de voyage aux Antilles. Je m'empresse de le partager avec vous, en espérant susciter un certain intérêt et curiosité, comme moi je l'ai fait.
Mais alors, que des beaux souvenirs inoubliables ! http://www.youtube.com/watch?v=LI84UHz8M_s ;
http://www.youtube.com/watch?v=fZpR-Jnj2Kk ; http://www.youtube.com/watch?v=JsLIRfFuhH4 ;
http://www.youtube.com/watch?v=O1MsCLP5bQ8 ; http://www.youtube.com/watch?v=nyKdwcW37rs ;
http://www.dailymotion.com/video/x12ueri_serie-noire-pour-air-caraibes_news.
L'avion d'Air Caraïbes s'est posé ce matin-là à l'aube, sur l'aéroport du Lamentin-Aimé Césaire, à Fort-de-France. Le soleil se pointait déjà au ciel et il faisait beau depuis que nous avons quitté l'aéroport du Raizet, Pointe-à-Pître, en Guadeloupe.
Nous avons survolé un ciel enveloppé de son épaisse manteau de nuages blanc. Brusquement a surgit l'étendu de la mer d'un bleu fascinant. L'avion commençait sa descente. Plus bas, Fort-de-France s'affichait dans sa majestueuse baie.
Le panorama de la ville foyolais s'étendait là, sous nos yeux. Je voyage seul. La veille, j'avais reçu le téléphone d'une amie qui voulait que je confirme ce voyage. C'est une invitation. J'avais accepté ce geste amical.
Lucette est Martiniquaise. Nous nous connaissions depuis nos études à Paris. Elle était partie aux Antilles. En Guadeloupe, où elle avait trouvé un stage dans son domaine de la medecine. Nous nous sommes revus donc dans l'île-papillon. Son frère ainé Joseph, dit Ti-Jojo était même venu lui rendre visite. C'est ainsi que j'avais fait sa connaissance et sympathisé. Six mois après, elle devait retourner dans son île natale de la Martinique. Lucette avait trouvé du travail au Centre Hospitalier régional de Fort de France. Confortablement installé à La Clairière, dans un très bel appartement, me disait-elle. Elle m'invitait donc avec enthousiasme : "Tu verras, Fort-de-France est une ville magnifique, merveilleuse. Tu vas aimé et dirais même que tu vas a-do-ré ! Je t'attend avec Ti-Jo. Quelques jours plus tard, mon billet d'avion en poche, je m'envolai pour la rejoindre. Le trajet Pointe-à-Pitre/Fort-de-France dure un peu moins de 50minutes, (alors que de Paris métropolitain aux Antilles, il faut compter à peu près huit heures de vol).
Le premier vent d'alizé me gifla le visage comme pour m'acceuillir en m'embrassant. Le "ti-bô" des Antilles pour le touriste qui visite l'île pour la première fois. Le thermomètre affichait déjà les 25°. Nous sommes bien en pleine saison de carême (saison sèche, sous les tropiques). C'est à peu près le même climat que j'ai laissé en Guadeloupe. Malgré la chaleur, le vent adoucit un peu l'environnement. Le ciel est bleu. Le soleil toujours au rendez-vous matinal. Les passagers descendent de l'avion Air Caraïbes et se dirigent vers le hall de l'aéroport. La Martinique est véritablement une île touristique. Sur le tarmac, je note une intense activité des avions des différentes compagnies aériennes, alignées les unes et les autres : Air France,http://www.youtube.com/watch?v=L4vFTatLsUE ;
Air Caraïbes, Corsair, American Airlines, KLM, Eastern Airlines, British Airways, Liat, Air Martinique, etc...Des cars qui viennent recupérer les voyageurs. L'aéroport du Lamentin-Aimé Césaire est situé à 8 km de la capitale de l'île, Fort.-de-France, Martinique. Tout le monde s'active pour recupérer une valise ou ses bagages. L'ambiance habituelle comme dans tous les aéroports. La foule. Je vois une belle chabine qui agite ses mains en souriant. C'est elle. Lucette. Elle est accompagné de son frère Joseph. Elle portait une jolie robe rose-bonbon à fleurs multicolores et un chapeau. Son frère était habillé légèrement, une chemise blanche manche courte, à col ouvert, dévoilant des magnifiques bijoux. Je m'approche. Je distingue nettement ses tâches de rousseur. Elle m'embrasse avec volupté. Je serre la main de Ti-Jojo. Il prend mon sac et ma valise à roulettes. "Ma voiture est au parking", m'annonce-t-il. Nous la retrouvons. C'est un énorme jeep 4X4.
Quelques minutes plus tard, nous retrouvons la route. Direction La Redoute. Nous abordons les grandes rues. Les autoroutes. Des nombreuses voitures. Les camions et les autocars de touristes. Les bus qui font la navette entre l'aéroport et le centre-ville, ou les autres villes martiniquaises. Et les cars deversent ses flots de touristes fortunés.
Fort-de-France est une grande agglomération de l'île. Partout, chantiers, des travaux de construction de routes ou des maisons. La ville est en pepétuelle mutation. On voit les transformations, me dit-on. La ville ne cesse de s'embellir, dit Lucette, assise à mes côtés à l'arrière du véhicule. Je connais un peu l'histoire de la Martinique. Elle me désigne là un lieu qu'elle connaît, ici un monument historique, là-bas une rangée d'arbres. Partout près d'un carrefour, des fleurs. Je comprends pourquoi on nomme la Martinique, l'île-aux-fleurs. La verdure de l'île en témoigne. Les couleurs d'ici sont très vives sous le reflet du soleil avec son ciel très dégagé.
En effet, en sortant de l'aéroport, j'avais noté des milliers de voitures. On se retrouve déjà face à un embouteillage matinal. Je contemple les cocotiers s'aligner en rangés. Des arbres à pain, des bougainvillées, des ananmandas, des arbres fruitiers, des parcs fleuris. Au loin, j'admire les paysages des montagnes. Des mornes, comme on dit ici. Soudain, une rivière. La Lézarde. "Nous avons aussi une rivière Monsieur ! ...et même Madame !" plaisanta Ti-Jojo.
Leur mère habite toujours là-haut dans le quartier de Trenelle-Citron, qui se situe sur tout le versant ouest de la Morne Desaix qui surplombe la partie sud de Terre Sainville. Nous dépassons un grand supermarché, puis Rénéville. Il y a du monde partout dans les rues. Un vrai melting-pot. Un pays où cohabite toutes les races, toutes les couleurs : Noirs, Zindiens-coulie, Métis, Câpresse, Milatress, Chabines, Belles Négrèsses, Chinois, Libano-Syriens, Africains, Blancs-Békés, Blancs Métropolitains, etc... Il y a de tout en Martinique.
Nous nous rendons chez lui à La Redoute. Nous dépassons donc Chateauboeuf. Ici, on voit des belles maisons, des villas cossues, peu des HLM. Je comprends aussi que Ti-Jojo gagne bien sa vie en habitant ce coin chic. "Mon frère est un architècte". Sa maison est délicieuse, de l'extérieure comme de l'intérieur. Il a le goût du luxe, mon ami Joseph.
Son salon, très stylé, est bien meublé, bourré de gadgets électronique de dernier cri. Une armoire-vitrine attire l'attention. Des verres magnifiques, des poupées créoles de toutes les tailles, des décors très antillais. Sur un coin, le petit mini-bar bien garni : bouteilles de rhum, cognac, whisky, divers liqueurs, boissons non-alcoolisés.
"Alors, cher ami, un petit punch ? Tu vas goûtter le bon rhum de la Martinique. C'est la meilleure ! Je ne dis pas que chez vous...euh...à la Guadeloupe on n'en a pas, mais celui d'ici est reputé le meilleur du monde !!!" Il met de la musique : http://www.youtube.com/watch?v=Gl9BA98Exzw ; http://www.youtube.com/watch?v=P0LFggoZigw ;
http://www.youtube.com/watch?v=5A-TcMBuhzA ;
Sur ce, il amène un plateau sur lequel est posé quelques verres, une bouteille de rhum bien connu, du sirop et du citron vert. Il allume son tourne disque et y place un CD de musique pour détendre l'ambiance. Les amis et voisins commencent à venir. Sa mère, manman Sophie dite "Man-Sosso", nous réjoint avec une autre de ses filles Annette. Man Sosso se dirige vers la cuisine. "Elle adore faire le manger", me souffla Lucette. "Soti-là !", dit-elle à sa fille qui la suivait partout. "Vous, les jeunes d'aujourd'hui, vous vous empoisonnez avec vos trucs de MacDo, nous, on reste naturels avec les bons produits sains bien de chez nous ! Voyez mon âge. J'ai topujours été nourrie aux racines !" Nous rions tous. On était bien. Je me sentais à l'aise. On évoquait des souvenirs, des anecdotes. Ti-Jojo nous servi à boire puis pris son téléphone portable et y colla à son oreille. Il parlait avec son amie, sa chérie, qui était partie à Case Pilote, au nord de l'île, juste après la ville de Schoelcher, au bord de la mer des Caraïbes.
Man-Sosso s'activait dans la cuisine. Au menu de midi : Matété-Krab' et Ouassous. Accompagné du riz créole et carottes. J'adore la cuisine antillaise. Surtout accompagné du fameux piment bonda majack . Mon plat préféré, c'est le "blaff" au citron ou le colombo au poulet (ou du "dombré" , spécialité très guadeloupéenne). Man-Sosso a décidé autrement. C'est elle qui tient les marmittes et voulait montrer ses talents cullinaires et se distinguer en vrai 'cordon bleu'.
Dans le salon, ça discuttait fort, ça papottait...La musique zouk complétait l'ambiance. "Vas-y doucement avec ton rhum. C'est dangereux ce truc-là lorsqu'on en abuse", averti Lucette à Ti-Koké. Drôle de nom que ce zouave. Lucette me rassura. Son véritable prénom c'est Guy, mais on l'appelle comme ça. Ce vieux garçon célibataire d'une quarantaine d'années était un "bon" boug'. Toujours prêt à rendre service. Il parlait beaucoup de femmes alors qu'on ne l'a jamais vu avec une seule ! Il se vantait toujours d'avoir "tiré" toutes les nanas Martiniquaises de son quartier populaire de Dillon. Ce qui n'était pas vrai. Ses histoires salaces, coquines, n'étaient que pour divertrir, amuser la galère. "On est même certain que son truc ne fonctionne plus" riait-elle. Il faut qu'on lui donne du bois-bandé pour le redresser", D'où son surnom "Ti-Koké". Ici, je note qu'on parle librement. Sans complexe ni tabou.
L'autre visiteur, c'est Clément. Un véritable bibliothèque musical ambulant. Il connaissait très bien la musique antillaise martiniquaise, guadeloupéenne et haïtienne. Dès que l'on mettait un morceau de compas, Clément donnait des précisions sur l'auteur ou le groupe qui passait, le titre et l'année. Comme tous les Antillais, il aime la musique. Il connaissait tous les lieux du plaisirs ou boîtes de la ville. Clément connaissait bien Georges Debs, le frère de Henri Debs, le producteur. Lui Georges a vécu à la Martinique. On dit qu'il a été à l'origine du succès de Kassav'. C'est lui qui m'invita manger au Restaurant de la Rue du BoisJoli, à Redoute.
Je commençais à connaître cette ville grâce à Ti-Jojo qui m'emmenait ballader partout en voiture. A Fort-de-France, nous avons sillonné beaucoup de quartiers, de Terres Sainville à La Clairière, Bellevue, de Cluny au Plateau Didier, de Chateauboeuf à la Cité Dillon, sans oublier bien sûr, Trenelle, Balatta, La Savane. Nous avions même pris le transport en commun collectif ( de TCSP) pour aller vers le Parc Floral. Un peu de visite et d'achats dans le quartier commerçant de la ville de Fort-de-France, qui va de La Savane jusqu'à la rivière Levassor. On y trouve toutes sortes de choses, des objets de souvenirs, des statuettes, des tableaux, des jolies fleurs 'anthurium', aux chapeaux de paille, des chemises à fleurs exotique d'été tropical, pantalon-flanelle, des babouches, ou moscarpins, des shorts amples, des bijoux créoles (j'en ai acheté deux banditifs avec des effigies de la Martinique et de la Guadeloupe. Des superbes colliers. En coquillages ou en lambis, voire même en conques. Il y a des boutiques où acheter des vêtements, des tissus madrass ou autres choses. http://www.youtube.com/watch?v=24R0AucGrX8 ; http://www.youtube.com/watch?v=2x7zmtYQKMs
Nous avons aussi sillonnés le Marché aux légumes, derrière le parc floral, le Marché aux poissons et le très célèbre et vivant marché de la rue Isambert. C'est au 9 de la rue Liberté que j'ai découvert le Musée départemental. Je tenais à connaître aussi la Bibliothèque Schoelcher et la Mairie de Fort-de-France, lieu mythique où siègeait le poète-maire de la ville Aimé Césaire. Belle architecture. Une très jolie bâtisse colorée que ce musée ! Je n'aime pas la statue de Josephine de Beauharnais (la femme à Napoléon), ni même celle de Victor Schoelcher, qui me rappelait trop de mauvais souvenirs de l'histoire de la Martinique et des Antilles, en général. Esclavages, Code Noir, Plantations. Trop d'abus. http://www.youtube.com/watch?v=QTIiUlvv4bg ;
Ti-Jojo voulait aussi me montrer son nouveau bateau qu'il venait d'acquérir et qui mouillait encore sur le port vers la Pointe des Négres. http://www.youtube.com/watch?v=Kkdy5kmUbdI ; http://www.youtube.com/watch?v=vsqXbj7efYg
C'est joli bateau peint en blanc. "Tu veux faire un tour ? Une petite ballade en mer ?"
Nous voguerons pendant une heure sous le rythme endiablé du zouk qui crachottait dans ses haut-parleurs, installés pour ajouter à celle de la musique des vagues que nous fonçons, affrontait avec le puissant moteur de son bateau. La mer est belle et en plein milieu de l'eau, Ti-Jojo coupe le moteur pour m'offrir un amuse-gueule et un daïquiri au citron !
Sa soeur se plaignait souvent de mon absence. "Depuis que tu es arrivé, tu es toujours avec mon frère. Vous vagabondez comme des voyous ! Vous ne vous reposez donc jamais ? Ce soir, tu seras à moi toute seule !!!" Et le soir, Lucette s'est bien occupé de son petit chéri venu de France et de l'île de la Guadeloupe.
Nous écoutions la radio outre-mer, répu : http://martinique.la1ere.fr/radio ; ou encore, sur internet :
https://itunes.apple.com/ch/podcast/henri-debs-12-novembre-2012/id591058616?i=127608975&l=fr&mt=2
Merci, ma chérie...
Le lendemain, c'est Ti-Koké qui me fera visiter sa ville de Fort-de-France. Il me reçoit chez lui avec son fameux "Sa ou fè, viè neg' ?" Sa façon saluer. Décontracté et très cool. Son bakoua enfoncé dans sa tête-au-carré, comme le disait Joseph pour décrire notre bonhomme. Ti-Jojo s'en va à son travail. Nous voilà partis Guy et moi. Et, à pied, s'il te plaît. J'aime bien ces flâneries impromptues. Je nous revois encore traverser le centre-ville, fondus dans la foule. De la Place Clémenceau, Boulevard du Général de Gaulle, rue Lamartine, avant de descendre vers la baie de Carénage. "Dis-moi, tu es Antillais, oui ou non ?" rétorquait-il voulant me faire parler tout le temps en créole. "Alors, an nou palé kréyòl, à présent !" M'intima-t-il. Sur ces entrefaits, nous irons à Trenelle assiser à un combat de coqs, à moins que ça soit celui du mangouste et du serpent. Nous passons chez amis que nous trouverons torses nus,sous l'ombrage d'un arbre, en train de jouer aux dés, (serbi), ou au jeu de cartes (à la belotte). je profite de sortir mon appareil de photos pour éterniser mes souvenirs martiniquais. Il est un poète, mon ami Guy. D'ailleurs, c'est lui qui va m'offrir un livre de poésie d'un certain poète Guadeloupéen Alain Mabiala, que je ne connaissais pas. Je lui promis que je le lirais à mon retour, dans l'avion. Le soir, il m'emmenait voir le spectacle de danse traditionnelle de bélè, ou encore dans un grand bal où on y dansait du compas haïtien. Une ambiance à couper le souffle. Ici, il y a toujours quelque chose qui s'y passe au niveau de spectale. Des festivals, des animations de tous genres.
Voilà une semaine que je suis à la Martinique. Je vois des jolies choses qui me plaisent beaucoup. Tout le monde voulait me montrer le fameux et célèbre Rocher du Diamant. Mais, c'est en amoureux que le découvrirai avec Lucette, ma belle chabine. Elle avait sa petite voiture Renault Twingo. Je conduisais et elle me guidait. J'étais content d'avoir passé mon permis de conduire. On se relayait. Nous étions contents tous les deux. J'étais bien en sa compagnie. Elle me faisait rigoler, je lui faisais rire à gorge déployée. Le soir, il nous arrivait d'aller danser langoureusement.
Le Diamant. Cette grosse pierre fixée dans la mer, le Diamant, est fascinante. De la plage du Diamant, nous admirons le rocher. http://www.youtube.com/watch?v=RqvULC7eC40 ; C'est aussi une véritable réserve d'oiseaux migrateurs. Là, tout près, un village de pêcheurs. Le rocherest à 3 km au large. Elle me racontait l'histoire de sa famille originaire du petit bourg d'Ajoupa Bouillon. Je vois la route qui mène jusqu'à Saint-Pierre et la montagnePelée. Son melange avec des Blancs-Peyi (Béké). Des anciens propriétaires terriens, possédant des palntations de canne à sucre et des raffinneries ou distilleries pour la fabrication du rhum. Elle me parla de la récolte de canne dont la floraison a lieu de février à mai (ce au'on appelait les ' flèches ', la fabrication, allant de la coupe, l'assemblage, le broyage au moulin pour obtenir le jus impur qui sera ensuite clarifié et cristalisé, ainsi que les passages (trois fois) au pressoir pour obtenir ce que l'on nomme la 'mélasse', qui après fermentation et distillation on obtiendra l'alcool pur qu'on appellera ' rhum industriel'. Ou encore, le rhum agricole, le meilleur, l'alcool noble obtenu avec les grappe blanche. C'est vraiment du travail des orfèvres.
C'est vrai qu'il y a des quartiers à Fort-de-France qui ressemblent à notre quartier de Boissard, à Pointe-à-Pître, en Guadeloupe. Mais, ici, beaucoup d'entre eux ont subi des transformations. On me dit que c'est Aimé Césaire qui a voulu moderniser la ville qu'il administrait depuis 1945. Le célèbre quartier Texaco en est une illustration. Il suffit aussi de retraverser Volga-Plage ou Terres Sainville. Même à Trenelle-Citron. Les cases créoles ont laissé la place aux maisons en dur. Dans son quartier à Clairière, on avait construit des très beaux immeubles. Des HLM, à bons prix. Les appartements familiaux sont confortables. "Le jour voudrais bien revienir à la Martinique, tu auras toujours ton lit douillet et chaud qui t'attendra toujours, avec une femme dedans ! ", me dit-elle de sa voix suave et amoureuse. "Que demander de plus, ma doudou !" Nous rions. Le séjour dans cette magnifique île me plaît énormément. Come la compagnie de mon amie Lucette. Ti-Jojo nous appellait tout le temps pour avoir de mes nouvelles. Sa soeur lui rassurait :"Il est dans des bonnes mains. Je suis là !". Avec elle, j'ai un temps oublié mes tracas à Karukéra. Suis bien. On s'aimait tous les soirs. Tout le temps. Chez elle, elle aimait bien écouter le groupe MALAVOI et du zouk-love : http://www.dailymotion.com/video/xv23xc_malavoi-une-histoire-martiniquaise_music ; http://www.youtube.com/watch?v=14-6GRvJwTs&list=TLL_D8FAq3Cc2mbcnJNvv6Jzj0xS-EgxXT.
Elle avait pris quelques jours sur ses congés de vacances pour rester avec moi. De temps à temps, nous recevons la visite de Man-Sosso. Le soir, nous regardions la télévision ou les films. Des clips-vidéos, aussi.
Hélas, les bonnes choses ne durent jamais, il fallait partir. Retourner en Guadeloupe avant de retrouver la France. Il était temps de profiter au maximum de mon séjour martiniquais.J'aime bien cette île de Madidina, l'île aux belles fleurs.
Plus de deux semaines passées m'ont fait du bien. J''y ai rencontré des gens formidables, gentils, hospitaliers. Je garde encore le souvenir de Manman Sophie. Sa cuisine a sucré les palais, Ti-Jojo, Guy, le ti-Koké et son humour ravageur, Annette et ses belles couettes, Une pensée aux familles Quion-Quion^, Pivert, Françoise Aron, Juliette de la Guadeloupe, Tantine Gladys, Sandrine, Annette Mauriol, et tous les gars de Trenelle qui m'ont fait "Martiniquais". J'ai eu même une pensée à Haïti-compas http://www.youtube.com/watch?v=WI5KdHmgQVM ; http://www.youtube.com/watch?v=Qk6Uj-GqgFA et aux absents http://www.youtube.com/watch?v=ccm-IslI3_c .
Ti-Jojo, ou, Joseph m'a accompagné seul à l'aéroport. Lucette voulait nous éviter les larmes d'adieu ou d'au-revoir. Elle avait raison. Nous avions quand même le coeur serré, le jour de mon départ. Je n'ai pas vu même pas une goutte de pluie. Le beau temps était là tout le long de mon séjour. En arrivant à l'aéroport du Lamentin-Aimé Césaire. Je pensais au poète de la Martinique et au bouillonnment culturel de cette belle île qui a vu naître Césaire, Fanon, Glissant, et tant d'autres grands hommes et grandes femmes, qui ont fait rayonner cette île perdue dans la Caraïbe.
http://www.potomitan.info/atelier/pawol/pulvar.php ; http://www.cartesfrance.fr/carte-france-departement/carte-departement-Martinique.html . http://www.youtube.com/watch?v=WXT7F345t_g ; http://www.youtube.com/watch?v=XJBaPrPuyEA.
Je m'installa confortablement dans mon fauteuil, une fois dans l'avion et senti gonfler dans ma poche mon passeport et mon billet de retour Fort-de-France/Pointe-à-Pître. Avant de réjoindre Paris-Olry Sud. La douanière martiniquaise de l'aéroport me gratifia de son dernier joli sourire, et inoubliable, m'invita de revenir si le pays m'a plu. Je lui ai offert mon plus beau sourire à mon tour.. Bien sûr que j'ai aimé cette île de la Martinique, sans vraiment oublier l'archipel de la Guadeloupe. L'Avion d'Air Caraïbes commença à tourner le moteur. Les hélices se mirent à tourner. Le vrombrissement du moteur nous secoua. L'avion prend son envol et le sol martiniquais commença déjà de nous quitter. J'emportai avec moi que des beaux souvenirs de cette île de Madidina. Et le visage souriant de Lucette. L'île aux belles femmes et au rhum. Sa belle île Madidina me manquait déjà. Sans oublier,
http://www.youtube.com/watch?v=V60j37-8ZhY ; le parfum de l'île http://www.youtube.com/watch?v=8dx8Qd8C160 .
Je pris le livre poésie qu'on m'avait offert, et je me mis à lire...
http://www.dailymotion.com/video/xvay3b_henri-debs-autour-de-mon-ile_music
Moins d'une heure plus tard, l'île-papillonne montrait enfin son aîle. Toujours aussi belle. L'Aéroport du Raizet à Pointe-à-Pître se dévoilait. Le retour. L'archipel de la Guadeloupe.
(Cahier de voyage , par Alain Serbin)