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Il est un des très grands écrivains de ce siècle, auteur de plusieurs ouvrages littéraires, politiques, poétiques. L'un des plus importants dans cette Amérique latine. Hispanophne, Mario Vargas Lhosa est un écrivain universel. Alternant les genres les uns les autres, il est un "Grand" ! Son premier roman « La vile et les chiens », publié en 1963 avait déjà attiré l'attention sur cet écrivain venu du Pérou.
« La Maison Verte » (1966) et « Conversation à La Cathédrale » n'ont fait que confirmer le talent de cet auteur Sud-Américain.
Mario Vargas Llosa est né en 1936, à Arequipa, dans les Andes, au Pérou. Très jeune, il connaît déjà le poids de l'exil dans un autre pays étranger. La Bolivie est un pays voisin du Pérou. Il existe des affinités culturelles et historiques régionales. A peine une dizaine d'années, il découvre l'existence de son père biologique. Celui-là même qui s'était barré et qui refait une éruption volcanique. C'est-à-dire, un père autoritaire. Comme l'image de ce pays d'exil sous la dictature.Jusque-là, le jeune Mario Vargas Llosa a toujours grandis entre sa mère et ses grands-parents.
Comme tout écrivain universel, c'est dans l'enfance que l'on puise le plus les matières de son développement socio-culturels. La figure du père est souvent galvaudée en Occident où les enfants, garçons ou filles, vivent seuls avec leur mère, abandonné par le père absent. C'est cette absence et cette situation conflictuelle qui nourissent beaucoup de jeunes de cette région-là, de la caraïbe à toute l'Amérique latine. Le contraire de l'Afrique, dans son ensemble, où le père absent n'est rien par rapport à la grande famille jouant un rôle propondérante.
Le jeune écrivain péruvien Mario Vargas Lhosa a vécu auprès des siens, notamment son grand-père maternelle, qui fut un extarordinaire Conteur formidable qui lui racontait des belles histoires de son environnement familial péruvien. Il a donc beaucoup appris, réveillant sa curiosité qui se retrouve souvent dans ses romans. La présence tardive du père dans cet écrivain exceptionnel dans ce pays étranger (la Bolivie), n'a fait que l'enrichir culturellement.
Il faut dire aussi qu'en cette période-là, de son enfance, plusieurs pays de l'Amérique latine, vivaient sous les régimes de la dictature, civile ou militaire. Plusieurs pays sont basculés dans des mains des militaires qui ne respectent pas la démocratie.
Evoquons d'abord, le Pérou. Le pays d'origine de l'écrivain Mario Vargas Llosa. C'est un immense pays d'Amérique du Sud, avec un territoire de 1.285.000 km2 de superficie, avec comme capitale, Lima. Un pays chargé d'histoire. Plutôt que de remonter trop loin dans l'histoire, on peut se contenter de noter que la plupart des pays latino-américains, comme par exemple le Pérou, qui a subi la domination espagnole dès 1535. En plus d'extérmination des populations locales, le pays a connu la colonisation de peuplement d'émigrés Espagnols qui se sont accaparés des terres, comme partout dans cette Amérique dite latine hispanophone.
Les conquérants espagnols, sous la conduite du « conquistador » ibérique Pizzaro, ont conquis l'empire des Incas en s'emparant de Cuzco et mise à mort Atahualpa. (A relèver que Francisco Pizzaro fut tué par les partisans de son rival Almagro, à la suite des désaccords).
L'intérêt des Espagnols pour le Pérou, (tout comme toutes ces terres en Amérique latine), se manifesta par la découverte des minérais précieux, tels que les gisemements d'argent de Potosi, qui permettaient leur exploitation et surtout l'enrichissement rapide des aventuriers et colon espagnols.
En 1569, le vice-roi Francisco Toledo organise le système colonial de l'Espagne et qui s'intensifia dès 1581. Après 1630, la révolte indienne dirigée par Tupac Amaru va secouer tout le pays péruvien. Ainsi, dès 1630, le Pérou s'émancipe. C'est San Martin qui va proclamer l'indépendance du Pérou, consacrée par la victoire de Sucre à Ayacucho.
Sitôt la liberté acquise, le pays plonge dans une succession d'instabilité politique, et surtout, plonge dans une succession des coups d'Etat militaires. Jugez-en : Ramon Castilla,1845-1851 ; 1855-1862.
Une parenthèse entre 1879 à 1883, avec la guerre du Pacifique contre le Chili qui se terminera d'ailleurs par la défaite du Pérou, qui dans la foulée devra céder la province littorale de Tarapaca, riche en minéraux, notamment les « nitrates ».
Au début du XX è siècle, le cycle de la dictature réprend avec le dictateur Augusto Bernadino Leguia (1908, 1912, 1919 jusqu'en 1930). Des années d'incertitudes s'ensuivront jusqu'en 1968 où le général Valesco Alvarado prend les choses en mains en tentant de moderniser le pays, jusqu'en 1975. Il est remplacé par la suite par un autre généralissime Francisco Moralès Bermüdez (1980).
Les « Sentiers Lumineux » se font parler d'eux. C'est toute l'Amérique latine qui se gauchise dans un mouvement révolutionnaire. On parle de la théorie de la gauche révolutionnaire.
Dans cette mouvance, il serait aussi intéressant d'évoquer la Bolivie, ce pays voisin du Pérou. Car ce pays-ci sera même le fer de lance des indépendances de plusieurs pays d'Amérique latine.
Un homme va marquer l'histoire de ce sous-continent sud-américain. Il s'appelle « Simon Bolivar ». Général d'armée, homme politique vénézuélien, Simon bolivar participa à la guerre d'indépendance dès ses débuts, et parvint à libérer le Venezuela, en 1818, puis la Nouvelle-Grenade en 1819, et la « reino » de Quito, en 1822. A partir desquels, il forma la « Grande-Colombie » (1822-1830).
Il achèva la libération des Andes et donna son nom au « Haut-Pérou », qui devint la « Bolivie ».
Simon Bolivar rêvait de créer une ' Confédération hispano-américaine ', lors u Congrès de Panama en 1826. Il va échouer. Mais son nom reste associée à ce rêve enfoui d'unification de cette Amérique du Sud et l'acquisition de leurs indépendances vis-à-vis de l'empire de l'Espagne colonisatrice.
La Bolivie est un Etat de l'amérique du Sud, ayant pour capitale : Sucre. Les villes principales sont : La Paz, Santa Cruz, Potosi, Cochabamba et Oruro.
Les Boliviens ont aussi connus les mêmes effets coloniaux espagnols tout comme les Péruviens.
Le pays de la Bolivie est indépendant depuis 1824. Cinq ans plus tard, sous la présidence du maréchal Santa Cruz, la Bolivie s'organise et tente de fonder un grand Etat uni, « Bolivie-Pérou », entre 1836 et 1839, mais se heurte à l'hostilité du Chili et se solde par un échec.
Dans cette histoire de la guerre, la Bolivie perdra tout accès à la mer, au profit du Chili victorieux.
En 1932, lors de la guerre meurtrière déclenchée par l'armée des militaires au pouvoir, la guerre du Chaco, la Bolivie doit encore céder cette région au Paraguay. La dictature bolivienne s'éclipse devant le MNR (Mouvement Nationaliste Révolutionnaire). Le tout pnctué par des successions des coups d'Etat militaires et civils.
Le Chili précolombien résista longtemps à la conquête Inca et à la conquête espagnole. En 1541, Pedro de Valdivia fonde Santiago, la future capitale du Chili. Il sera plus tard vaincu et éliminé par les Araucans. Le Chili de 1778 dépendant de la vice-royauté du Pérou, s'émancipe. Et dès 1810, le pays est libre. Tandis que la Colombie verra Simon Bolivar prendre la tête des insurrections jusqu'à l'indépendance de la république de Grande-Colombie (regroupant le Venezuela et la Nouvelle-Grenade, y compris l'Equateur), en 1822.
Tous ces pays précités et d'autres, ont joué un grand rôle par la suite dans cet éveil d'une littérature spécifique en Amérique latine, dont les écrivains viendront y puiser leurs histoires littéraires ou romanesques. Et ce n'est pas un hasard si les « Nobélistes » sont primés dans tous ces pays.
C'est au Chili que le premier Prix Nobel de littérature fut décerné en 1945 à la Chilienne Gabriela Mistral. Il faudra attendre encore plus de vingt ans pour voir un nouveau Nobel sud-américain.
En 1967, c'est l'écrivain guatémaltèque Miguel angel Asturias qui reçoit le Prix nobel, faisant honneur à son pays, le Guatemala. Suivi par un autre Prix Nobel dédié au grand poète chilien, Pablo Neruda.
Viendra en 1982 le tour de la Colombie dont le Prix Nobel de littérature est décerné à Gabriel Garcia Marquez. Un grand romancier de ce pays.
En 1990, c'est le Mexicain Octavio Paz de recevoir ce prestigieux prix du Nobel suédois.
Encore une fois, il faille attendre 2010, tout juste vingt ans plus tard, pour que le Péruvien Mario Vargas Llosa se voir récompenser pour son travail littéraire déjà riche et accompli depuis des années. L'académie suédoise a voulu par là récompenser un grand auteur, un grand écrivain d'origine péruvienne, pour ses écrits remarquables. Homme de gauche, à ses débuts, Mario Vargas Llosa a viré à droite idéologiquement. Il a tenté de représenter cette politique de droite en se présentant à l'élection présidentielle avec l'étiquette du candidat du centre-droit en 1990. Hélas, en s'éloignant du petit peuple, personne n'a pas compris ce revirement droitier. Il sera éliminé au premier tour, avec un score de 34% des voix. Un échec politique personnel qu'il aura du mal à digérer. Dégoûtté, il quitte son pays et le continent sud-américain pour s'exiler en Europe, en Espagne,d'où il prendra la nationalité espagnole.
Malgré tout cela, Mario Vargas Llosa reste un grand écrivain d'origine péruvienne. Auteur des grands livres, des romans tels que, « La Tante Julia et les scribouillard », « Histoire de Mayta », « La Maison Verte », « Conversation à La Cathédrale », « Pantaléon et les Visiteuses », « Qui a tué Palomino Moleno ? », « La Guerre de la fin du monde », « La fête au bouc », « Le Paradis-un peu plus loin », « Le rêve du Celte », etc.