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Keystone
Hummels marque de la tête
Sereine, plus expérimentée, la Mannschaft a parfaitement maîtrisé cette rencontre globalement décevante. La chaleur a rendu la tâche des joueurs très difficile, et le jeu a souvent manqué de rythme. La France, de son côté, a déçu en se montrant incapable d'aller bousculer une défense allemande pourtant pas très mobile. Les Bleus ont été dominés au milieu de terrain, où Pogba, Cabaye et Matuidi n'ont pas su donner les impulsions nécessaires.
Les changements apportés par Joachim Löw dans son onze de départ ont porté leurs fruits. Le sélectionneur avait replacé Lahm à son poste de prédilection comme latéral droit, fait entrer Khedira pour densifier le milieu avec Schweinsteiger, et titularisé pour la première fois Klose. Le vétéran a pesé sur la charnière bleue durant une heure, avant de céder sa place à Schürrle, très utile dans le jeu de rupture.
L'Allemagne avait le bonheur d'ouvrir rapidement le score, dès la 13e. Sur un coup franc excentré de Kroos côté gauche, Hummels dominait Varane au duel aérien pour marquer de la tête. Il s'agissait du deuxième but inscrit par le défenseur du Borussia Dortmund dans cette Coupe du monde.
Bien organisée, la Mannschaft tenait le ballon et frustrait ses adversaires, malgré les efforts d'un Griezmann très en jambes sur le flanc gauche. A l'approche de la pause, la France haussait le rythme. Sur une action de Griezmann, Valbuena obligeait Neuer à une parade très difficile (34e).
A la reprise, les émotions restaient rares. Sur quelques contres, les hommes de Joachim Löw passaient près de faire le break, par Müller (69e) et Schürrle (73e/82e). Les Français ne se créaient pas d'occasions franches, car la qualité de la dernière passe dans la surface était défaillante. Avec un Griezmann qui a été le seul ou presque à tenter des choses et un Benzema sur courant alternatif, il manquait de la force de percussion et de l'inspiration aux protégés de Didier Deschamps.
De plus, Manuel Neuer s'est montré intraitable dans son but, comme depuis le début de la compétition. Il est notamment intervenu devant Matuidi (77e) et Benzema (94e) de manière autant décisive qu'impressionnante.
Cet affrontement a donc été loin d'atteindre l'intensité dramatique du fameux match de Séville en 1982. Il a davantage fait penser à la demi-finale de 1986 au Mexique. A chaque fois, l'Allemagne était sortie victorieuse du terrain. (si)
http://www.20minutes.fr/article/1414923/ynews1414923?xtor=RSS-176 ; https://fr.sports.yahoo.com/news/karim-benzema-s-%C3%A9teignit-181230045--spt.html ; http://www.youtube.com/watch?v=PqTHaOmldjI ;