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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Musique angolaise. Hommage à Teta Lando, parti trop vite ! "Eu vou voltar".

Il a chanté : "Eu vou voltar..." (je reviendrai)  http://www.youtube.com/watch?v=LzdvnVBcnmk C'est cette chanson qui a fait son succès et l'a fait connaître internationalement. Teta Lando n'a cessé de chanter son pays, l'Angola, surtout durant sa période d'exil européen. Et ce, avec une certaine nostalgie  http://www.youtube.com/watch?v=j6njuCBQUlA&feature=related 
Alberto Teta Landu est né à Mbanza Kongo, au Nord de l'Angola, le 2 juin 1948. C'est très jeune qu'il commence dans la musique. Réintégrant diverses formations musicales dans la capitale angolaise. Teta Lando a appris beaucoup dans ce domaine. Il a chanté dans les années soixantes, en se produisant durant le bal, ou dans les soirées de fin d'année, et fêtes scolaires. Polyglotte, il chantait en portugais, en kimbundu (la langue qu'on parle à Luanda), et en kikongo, sa langue maternelle. Il a véritablement connu le succès en 1964, avec la chanson "Kinguibanza", en Kimbundu. Teta Lando fut un des membres fondateurs des groupes "Os Merengues" et "Africa Show".

A Luanda, son nom commence à être connu avec ses compositions. Pour les mélomanes et autres fanatiques, Teta Lando est l'auteur de "Kimbemba" ; "Tata Nketo" ; "Funji de domingo" ; "Ntoyo" ; "Negra de Carapinha dura" ; "Meninha de Angola" ; "Eu vou voltar" ; "Mama grande" ; "Um assobio meu" ; "Angolanos segue em frente" ; Irmaô, tue amo" ; et tant d'autres ancore. Ses chansons sont des véritables ballades romantiques comme le timbre de sa voix.
http://www.youtube.com/watch?v=hDwmEyNrtow Une belle mélodie valorisante pour la culture du pays  http://www.youtube.com/watch?v=3pMLqWmRmYA&feature=related
Sa musique reflète merveilleusement bien son univers. Il excèle lorsqu'il chante sa terre, son pays, qu'il a été obligé de quitter un temps pour s'épanouir à l'étranger. En 1978, l'afrique séloigne pour Teta Lando. Il a vécu un temps au Portugal, poursuivant  sa carrière de musicien. Puis, ce sera au tour de la France, qui, dit-il, pour "profiter des moyens techniques mis à la disposition des musiciens et que, malheureusement, mon pays l'Angola, n'en dispose pas encore".
A Paris, Teta Lando se produisait  souvent au restaurant "La Route des épices", sur le boulevard Voltaire. Il a évoqué son parcours de musicien dans le journal "LAngolaise"(n°2 du mois d'octobre 1990). Lire aussi ceci :
 http://www.afriquechos.ch/spip.php?article4185&debut_articlesrescents=60   Il est vrai que les musiciens africains s'épanouissent musicalement en Europe. Grâce aux moyens technologiques et au rayonnement médiatique. Les jeunes l'ont bien compris. Même si certains choisissent de venir juste enregistrer et rentrer au pays. A noter que la musique angolaise ne cesse d'évoluer et embrasse tous les courants musicaux actuels, et sur place des studios voient le jour, et naissent des produits avec un bon son :
http://www.youtube.com/watch?v=_goPqmg-14Q
http://www.youtube.com/watch?v=N0q0cp981Pk
http://www.youtube.com/watch?v=P8ezWdEh3S8&feature=related , même pour le courant actuel, au rap angolais
http://www.youtube.com/watch?v=KBDMRAs6tVQ .
Le gouvernement angolais fait pourtant des efforts pour la promotion de la culture angolaise
http://www.youtube.com/watch?v=HHKgLAZq0aE&feature=related  le folklore du pays ou les artistes les plus téméraires    http://www.youtube.com/watch?v=eWND1qWICro&feature=related
On sera reconnaissant aux artistes Angolais comme Teta Lando ou Bonga, qui ont tout fait pour faire connaître la musique angolaise à l'étranger. 

Teta Lando était marié et père de trois enfants. Il avait choisi le métier de musicien par passion et pour faire vivre sa famille. Après avoir passé quelques années en France, en 1989, il a décidé de rentrer définitivement dans son pays d'origine, l'Angola.  Profitant aussi de ce retour pour renouer avec son public. Un événement va lui permettre de réaliser ce rêve : le FENALCUT. Il participe donc cette même année à ce Festival National de la culture, au Stade national de la   "Cidadela" de Luanda.  Réconnu comme un grand artiste, il devient le président de l'UNAC (Union Nationale des Artistes et Compositeurs), qu'il a lui-même créée. Celle-ci permet aux artistes-musiciens angolais d'avoir des droits, notament le droit à une pension après trois décennies de carrière, ou encore d'avoir une pension à l'âge de soixante ans. C'est une première dans le pays, tout comme sur l'ensemble du continent africain. 
Parmi ses autres actions, outre l'UNAC, Teta Lango s'engageait à aider les jeunes musiciens, prodiguant des bons conseils. Il a fondé aussi deux Maisons de Productions, "Makinu" et T.L.Productions. Teta Lando producteur et musicien, il s'était aussi engagé dans ce combat titanesque pour l'amélioration des conditions de vie des artistes de son pays qu'il aimait tant.
Atteint d'un cancer, il revient se faire soigner en France. Malheureusement il y meurt, à 60 ans, le 14 juillet 2008. Son corps sera rapatrié en Angola  où il recevra des hommages et des funérailles auront lieu en présence du Chef de l'Etat en personne et tout le gouvernement. Le pays tout entier a pleuré ce digne fils de l'Angola, qui a grandement contribué à l'évolution et au rayonnement de la musique angolaise. D'hier, comme d'aujourd'hui. il méritait donc cet hommage national. Pour ses fanatiques, il reste vivant. Alors, vive et "Adeus Teta Lando !".
http://www.youtube.com/watch?v=mf_hUV6WBcY

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M
<br /> Un fabuleux reportage. C'est complet, il y a pratiquement tout. A lire sans modération. Merci pour toutes ses informations et tous ces chansons.<br /> <br /> <br />
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