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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Nelson Mandela. Une histoire cynique d'apartheid en Afrique du Sud. De la prison à la présidence du pays.

 

Le cynisme affiché n'a pas de limite en politique. Tout ce qui opprime est du fascisme. En Afrique du Sud, le système, (de l'apartheid), qui consiste à la séparation entre les races, avait atteint l'abject et le niveau méprisant du paroxysme absolu. Les Noirs d'Afrique n'avaient aucun droit sur leur propre terre, occupée par les Blancs européens. On peut noter que les Africains Noirs n'ont jamais songé, ni imaginé, même dans leur rêve le plus fou, de quitter leur continent africain, pour aller conquérir, mettre en valeur les terres des autres, les rendre esclaves, les priver de leurs droits d'existence même. Ce qui s'est passé en Afrique est révélateur du mépris à l'égard de tout homme Noir, différent du Blanc, donc forcément un imbecile, prêt à tendre la joue, se laisser frapper, le faire travailler, et lui de rire en souffrant, et finalement conclure que c'est un naïf toujours prêt à pardonner. En somme, un éternel enfant idiot. En Afrique du Sud, les choses n'ont pas fondamentalement changé. Il suffit de s'y rendre, écouter les récits des Noirs. On se souvient que ce pays au sud du continent noir apratiqué le plus vil des comportements. C'est une histoire douloureuse et honteuse pour ceux qui ont pratiqué impuniment le refus des autres. Le cas du prisonnier Nelson Mandela est pathétique.

 

Avec l'emprisonnement et la 'libération' du très charismatique Nelson Mandela, un jour de février 1989, après une longue détention de 27 années, dans une prison de Robin Island, lui privant de liberté et autres droits élémentaires, sa sortie de cette prison fut saluer dans le monde entier, un moment très fort, grâvé dans les mémoires.

On oublie souvent de dire que les Mandela en Afrique du Sud sont nombreux. Nelson Mandela avait certes combattu le système d'apartheid, ce qui lui a valu cette emprisonnement. Mais pendant qu'il croupissait dans son cachot, d'autres luttaient physiquement et certains y ont perdu de leur vie.

Jamais on a pensé à eux, les mettre en valeur. Les actions qu'ils ont mené à l'époque étaient héroïques. Incompris, refusant de les écouter, eux qui réclamaient justement la justice, tout simplement, les Blancs ont refusé de leur accorder le moindre attention. Ils étaient des « sous-hommes », des « terroristes », des « anti-Blancs » ! Combien sont morts pour cet idéal de « récupérer » leur patrie volée par ces Blancs venus d'ailleurs ?

Faut-il le dire ? Lorsque le Congrès National Africain, (L'ANC), le mouvement noir d'Afrique du Sud, luttait sur place avec des risques, ou à l'étranger, toujours avec des risques d'être abattus comme des chiens par des commandos sud-africain, ou des agents de service secret de l'époque de ce système condamnable, il a fallu tout de même des Noirs courageux pour bien montrer au Blancs qu'ils avaient tort de pratiquer le racisme à l'égard des Noirs en Afrique du Sud.

Au cours d'un congrès sur les droits de 1'homme qui s'est tenu en 1985, il a fallu écouter Monseigneur Desmond Tutu, Homme d'église, pour rappeller aux Blancs présent que dans la salle, il manquait un « Grand Absent », un vieux prisonnier qui croupisse dans les géôles sud-africains, et qui s'appelle : Nelson Mandela !

Un silence de mort avait suivi son propos. Sans doute, on se rappellait que les Britaniques avaient auparavant fait prisonnier ou interné en...1820, un respectable chef noir, nommé « Makana », un rebelle, mais chef d'une armée de l'ethnie sud-africaine, « Xhosa ». Qui sera d'ailleurs 'noyé', en tentant une évasion de cette terrible prison du Cap, (dans l'île de bagne, Esquithini) : Robben Island.

Là, où on avait enfermé Mandela. Incarcéré depuis 1964, après un similacre et douteux procès, le fameux « Procès de Rivonia ». Le pouvoir blanc était au summum de son emprise sur le pays, règnant en maître absolu.

En Occident, surtout en Europe, officiellement les gouvernements condamnaient cette pratique et ce système abject d'Apartheid. Hélas, en coulisse, plusieurs pays collaboraient et commerçaient avec le gouvernement honni de Prétoria (Afrique du Sud). Oui, certains pays en Europe faisaient des « affaires » avec cette Afrique du Sud dirigé par les Blancs d'origine européenne. La liste sera trop longue pour les citer tous aujourd'hui. Certains voulant tourner rapidement cette page honteuse. Mais l'Histoire vaut la peine de le rappeller. Non pas pour reveiller des haines mais se dire les choses en face, telles qu'elles ont été, sans trahir l'histoire même, par respect aux morts Africains. Ceux qui ont résisté et lutté contre le sytème d'oppression et d'exclusion en Afrique du Sud.

Du temps de l'emprisonnement de Nelson Mandela, se trouvait à la tête du pays, un certain P.W. Botta, de triste mémoire. Cynique, il pouvait même dire, en mai 1987, pince sans rire, ceci : « Je suis effrayé par le spectre d'une Afrique du Sud divisée en deux camps hostiles, les Noirs d'un côté et les Blancs de l'autre, se massacrant mutuellement. » Ne vous trompez pas, en Afrique du Sud, il y avait un discours officiel, pour rassurer les opinions occidentales, les partenaires commerciaux, alors que dans les faits, on menaçait, on excluait, on emprisonnait, et surtout, on tuait en toute légalité, en toute impunité, loin de la morale religieuse ou de la 'civilisation judéo-chrétienne'. Il était tout à fait normal, acceptable que la minorité blanche d'Afrique du Sud aient un tel comportement, pour leur propre survie. Cette 'autodéfense' était justifier, accepter compris dans certains milieus et dans la société blanche. La peur du Noir poussait le Blanc de porter une arme et d'en faire usage. Selon le code la loi du systéme apartheid. On avançait des arguments du genre : ce sont les « Boers » qui n'aiment pas les « Noirs ». En réalité, ce systéme, tout le monde blanc en profitait, ou en a profité. L'Afrique du Sud durant l'apartheid attirait tous les Blancs qui avaient cette âme d'aventurier, de 'pionnier', et cet esprit colonisateur. On venait en Afrique du Sud pour profiter au maximum. Les Noirs n'existaient pas selon la loi. On ne les voyait même pas. Parqués dans leurs quartiers pauvres, les « township ». Là où la misère sévit encore. Là où l'on trouvait une main d'oeuvre exploitable, corvéable à merci.

 

Après P.W.Botha, c'est encore un Blanc, Frederik Willem De Klerc, qui prend la succession de la présidence de cette Afrique du Sud, dominé par le pouvoir blanc. Toujours sous l'apartheid. Devant les pressions extérieures, le pays commençait à connaître la crise. L'ONU condamnait le système et l'Occident avait officiellement proclamé l'embargo économique. Pour obliger les Blancs de changer de politique et leur système. Il fallait donc trouver quelqu'un de moins « pourri » pour préparer la transition et le changement qui s'annonçaient inéluctablement. Le pouvoir blanc prépare une sortie mais non pas d'abandonner les privilèges chèrement acquis par leurs ancêtres sur la terre africaine.

Ils vont choisir donc De Klerc, pour préparer l'après-apartheid. Fallait-il céder le pouvoir aux Noirs ? N'allaient-ils pas chercher à se venger de mal qu'on les a fait par les Blancs ? Ce sont des questions qui préoccupaient les Blancs sud-africains, conscient de la fin du système des privilèges.

Les Noirs sont obligés de prendre la direction du pays, les Blancs se contenteront de la politique réelle et de l'économie pour ce pays si riche, aux potentialités énormes et des ressources naturelles inestimables et inépuisables. On pensait sérieusement quel Noir allait être capable d'assumer ce rôle sans montrer trop d'animosité, voire du racisme à rebour, à l'égard des Blancs, anciens maîtres du pays ? Parmi les Noirs, il doit en avoir tout de même un de bon parmi eux, et de plus sage politiquement. Quelqu'un de « gentil », de « sympathique », de « souriant », bref, un homme de « consensuel ». L'idée de fouiller dans les prisons, ou comme on fouille dans les poubelles, s'imposa à tous. Pas question de compter sur les leaders noirs encore en liberté.

C'est ainsi que le président Frederik W.De Klerc rencontra en 1990, « le plus vieux prionnier du monde », un certain Nelson Mandela. Un intellectuel, un ancien avocat. Ancien sympathisant-membre et militant du mouvement, l'ANC. Que se sont-ils dit ? Ne vous tracasser pas la tête, les deux hommes ont « parlé », sérieusement. Mandela devait faire des « concessions douloureuses » pour que la cause soit entendue. Il l'a fait. Incontestablement. Rassurer la minorité blanche.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela est « libre ». Et le monde entier allait enfin découvrir le visage de ce mythique prisonnier sud-africain. Sa sortie est spectaculaire. Un spectacle digne d'une foire.

Le monde entier salua la « libération de Mandela ». Sur les écrans, on voyait ce vieil homme qui semblait très jeune, avec son beau sourire rassurant. On le qualifia de « sage » avant même qu'il puisse dire un mot. Son premier discours est bien rôdé, bien pensé, et très bien écrit.

Les Noirs sont aux anges. Ils jubilent de joie. Mandela aussi esquisse un pas de danse. Sa femme Winnie Mandela, qui a tant fait pour lui, alors qu'il purgeait ses années en prison, reste à ses côtés.

Mais la femme dont on avait privé le mari a un discours intransigeant. Ce qui ne cadre pas avec l'image fabriquée du « sage » Nelson Mandela. On s'occupera d'elle plus tard, laissant passer les instants du bonheur des Noirs sud-africains, et l'espoir qu'il suscitait dans le monde entier.

 

Les gens commençaient à se demander : mais qui est véritablement cet homme ?

Nelson Mandela est né à Mvezo, dans la province du Cap (en Afrique du Sud), le 18 juillet1918. Avocat de formation, et Homme politique.

En 1991, malgré les contestations au sein de l'ANC, son charisme finit par s'imposer, et il est élu à la tête du parti l'African National Congress. Deux ans plus tard, grâce à son « soutien » à la 'Reconciliation et à la Négociation avec le pouvoir blanc', il recevra conjointement avec le président Frederik De Klerc, le « Prix Nobel de la Paix ». Une recompense pour son calme rassurant et son statut de l'homme sage sud-africain. Nous sommes en 1993.

L'année suivante, 1994, il devient le premier président Noir de l'Histoire de l'Afrique du Sud, dominée depuis des siècles par des Blancs d'origines européennes. Mandela proclame que son pays est un pays arc-en-ciel. Là où toutes les races ont leur place. Tout le monde peut vivre ensemble.

Pour cela, il fallait créer une Commission « Vérité et Réconciliation », afin que certaines choses se disent sans complexe. Le « Pardon » à l'égard des Blancs pour avoir imposer un tel système. Tout Sud-Africain devrait désormais clamer haut que le pays n'est plus « raciste » puisque l'apartheid n'existe plus. Les Noirs commencent à rêver, et leurs rêves se réalisent timidement, mais il y a des signes qui ne trompent pas. L'Afrique du Sud a changé. Les mentalités ont évolué. Même si l'on sait très bien qu'on éfface pas le passé comme cela à coup de chiffon sur le tableau noir. La craie blanche reste encore sur place. Il faut éffacer toute trace blanche nuisible sur ce tableau noir. Les Sud-Africains voudraient réécrire une autre histoire sur ce tableau.

Y parviennent-ils ? Pour l'instant, tout semble bien marcher entre les communautés. La conscience et le sentiment patriotique ont gagné les esprits. L'éconimie du pays reste stable, parfois en réelle croissance. On travaille tous pour faire de ce pays, le « pilote » de cette renaissance africaine. Tout le monde pari pour sa réussite. Au nom de tout le continent africain, hospitalier et toujours tolérant.

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T
<br /> Eh, camarade, non, la liste n'est jamais trop longue: si tu nous faisais un rappel de tous les pays qui ont effectivement collaboré avec l'Afrique du Sud. Étant belge, je suppose sans grande<br /> illusion que mon pays, amateur de diamant, a dû, fatalement, collaboré, vu les ressources minières du pays arc-en-ciel. Mais je n'ai pas cette information. Tu sais comment je peux me la fourguer?<br /> <br /> <br />
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