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Les discussions devaient initialement prendre fin vendredi à 18h00 locales (23h00 GMT) mais se poursuivaient, à huis clos, faute de consensus sur un texte qui doit donner un cadre à ces engagements (périmètre, degré de précision, évaluation, etc.).
Une telle prolongation est un fait très habituel dans ces conférences annuelles de l'ONU sur le climat, où les quelque 190 pays représentés peinent toujours à arriver à un concensus.
Vendredi après-midi, Manuel Pulgar, le ministre de l'Environnement du Pérou, qui préside les débats, avait assuré: "Nous y sommes presque, nous avons besoin d'un dernier effort", avant la reprise des pourparlers au sein du village provisoire de la conférence, installé sur le site du Pentagonito, le ministère de la Défense.
Mais plusieurs heures plus tard, le texte sur les contours des engagements ou "contributions nationales" que chaque pays devra prendre courant 2015 était toujours l'objet de tractations.
Ces engagements doivent réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau global, en vue de limiter à 2°C la hausse de la température de la planète.
A Lima, le projet d'accord sur ce sujet doit être formellement adopté, faute de quoi la 20e conférence de l'ONU sur le climat n'aura pas tenu ses promesses.
Etablir maintenant des règles communes sur le contenu des contributions nationales et leur évaluation est une étape cruciale pour assurer un certain niveau d'ambition dans l'accord multilatéral espéré à Paris.