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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Primaires P.S. aux Antilles. Le choix confirmé pour la Présidentielle de 2012.

 

Les "Primaires socialistes" ont donné une bonne leçon de "démocratie participative et citoyenne", à tous les autres partis politiques de France métropolitaine et de l'outre-mer. Le succès obtenu par ces "primaires-citoyennes" a dépassé les attentes des organisateurs socialistes eux-mêmes. Lors du premier tour, la mobilisation était bel et bien au rendez-vous, avec cet afflux des votants dans les bureaux de vote. Tous avaient en tête ce geste de glisser dans l'urne un bulletin qui permet de choisir le (ou la) candidat(e) socialiste crédible et capable de faire gagner la gauche aux prochaines élections présidentielles de 2012.Le deuxième tour fut de même.

 

Les Français, sollicités, ont voulu accomplir ce geste patriotique et militant, aussi bien en France métropolitaine, qu'en outre-mer. Six candidats étaient en lice. Les cinq socialistes : François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls. Et, un radical de gauche, Jean-Michel Baylet.

http://www.dailymotion.com/video/xl490h_debat-primaire-socialiste-des-paroles-et-des-actes_news#rel-page-1

Pour les départager, il a fallu les juger lors d'un débat télévisuel. Au cours duquel, on a pu noter que ledit-débat était d'un bon niveau, et que les six candidats ont été de bonne tenue. Tous, avaient des propos courtois et argumentés.

L'un d'eux s'est détaché, par sa posture présidentielle, c'est François Hollande, qui s'est montré plus rassurant et donc, plus rassembleur.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/12/les-temps-forts-du-debat-en-video_1586498_823448.html

 

 

Aux Antilles françaises, on a bien sûr suivi ce débat. Ici, on n'a pas la mémoire courte. On sait que jadis, comme de tout temps, tous les politiques de l'hexagone se déplacent, pour faire ce que l'on appelle, ' la pèche aux voix de l'outre-mer '.

Que ce soit les gens de droite, de gauche, du centre, de l'extrême-gauche, comme ceux de l'extrême-droite. Tous les partis envoent ses élus pour rencontrer les populations des outre-mers, à commencer par les Antilles, Guyane, la Réunion, Mayotte, etc. Dans leurs discours, ils font des belles promesses très électoralistes qu'ils ne tiendront jamais dès qu'ils seront élus au pouvoir. Mais, tout le monde joue le jeu. Cela dure depuis des années. Les sympathisants outremarins se passionnent de ces jeux politiques organisés par la France. Miroir aux alouettes, ces rendez-vous électoraux raniment la vie des outre-mers.

http://youtu.be/jJLxTLHHWX4 ; http://youtu.be/nQYLKA9YJP8 ; http://youtu.be/NNY6x_eL3gA

http://www.dailymotion.com/video/xfeadi_elections-aux-antilles-martinique_news

 

A l'arrivée, les avis sont souvent partagés, puisque la même question se pose : qu'est-ce que ceci va changer dans notre vie de tous les jours, surtout dans des moments de crise ?  Voter, c'est une obligation, un geste citoyen qui permet de participer à la vie politique et améliorer ou faire avancer les idées, ou les choses. Les plus objectifs disent que le changement est nécessaire dans une démocratie, donc il faut accepter une alternative. Choisir qui va l'incarner. C'est dans ce sens que les "primaires socialistes" arrivent au bon moment où tout le monde s'interroge comment sortir le pays-France de la crise qui touche tout le monde. A la Martinique, comme en Guadeloupe, la mobilisation des militants est effective. L'année prochaine, il faudra bien élire un nouveau président de la république. L'engagement de la gauche se manifeste par l'organisation des primaires démocratiques qui permettent le choix de celui ou celle qui va représenter le parti aux présidentielles qui se pointent à l'horizon. Le Parti Socialiste se prépare déjà pour être à cet important rendez-vous.

 

Parmi les élus socialistes, il y a François Hollande, qui, le premier, dès le mois de juillet 2011, a fait le déplacement aux Antilles où il comptait rester deux jours. Première étape, la Martinique.

Le lundi 4 juillet, il arrive à l'aéroport de Fort-de-France. François Hollande fait partie de candidat officiel à l'investure du PS pour les élections présidentielles. A son arrivée, il a appelé au rassemblement de toute la gauche des Antilles, au sein des "primaires socialistes". Profitant ensuite, pour dénoncer les promesses non-tenues de l'actuel locataire de l'Elysée, Nicolas Sarkozy, de l'UMP.

 

Depuis la crise sociale de 2009 aux Antilles françaises, le gouvernement de droite avait promis beaucoup de choses mais n'a rien fait depuis. Ce qui a engendré les frustrations des Antillais qui attendaient voir des améliorations.

Le candidat socialiste dans l'île-aux-fleurs, va le rappeller. François Hollande va revenir, dans ses meetings, sur ces promesses non-tenues de Nicolas Sarkozy. Il va, lui, présenté son projet politique. Le créneau de sa campagne, donner la "priorité à la jeunesse d'outre-mer". http://youtu.be/ZT8RxEERVr8

Ici aux Antilles, la colère gronde. En arrivant en Guadeloupe pour son deuxième déplacement dans la Caraïbe, François Hollande va de nouveau revenir sur les sujets qui dominent dans cet archipel. Un habitant sur trois est effectivement en colère vis-à-vis du pouvoir. Rien ne bouge. Les promesses de Sarkozy n'ont jamais été tenues.

La majorité n'a pas hésité de descendre dans la rue pour manifester contre le chômage, la vie chère, les augmentations des prix des produits de premières nécessités, surtout les denrhées alimentaires et l'essence.

Pour le socialiste Hollande, "le développement économique" des Antilles reste une priorité. Même s'il sait qu'il ne faudrait pas trop promettre pour ne pas créer de nouveau les déçus, il tient à ce que la volonté politique ait sa place.

"Je ne suis pas ici pour auditionner toutes les révendications, mais je suis là pour dire que c'est possible de changer les choses. Je ne veux pas m'engager inutilement pour créer ensuite la désillusion. Je veux remettre de l'ordre dans les priorités. C'est-à-dire, revoir la politique de soutien à l'emploi et à l'investissement". Ce message sera retenu par les Antillais. François Hollande a insisté pour dire que, "s'il devait y avoir un lieu pour lequel commencer, c'était bien la Martinique et la Guadeloupe, car un Antillais sur trois a moins de vingt ans".

 

La jeunesse antillaise ne se fait plus d'illusion. Alors, si la gauche arrive au pouvoir, tiendra-t-elle ses promesses ? En tout cas, il faudrait bien s'occuper de cette jeunesse désespérée. Dans ces îles, le chômage touche une grande partie de la population et que celui-ci est le double qu'en métropole. Le nombre des Sans-Emplois reste plus élevé.

Le candidat socialiste promet de mettre en place son projet et l'appliquer si la gauche gagnait les présidentielles.

http://youtu.be/h4t5YsljYAY ; http://youtu.be/Kqa6M05dzPc ; http://youtu.be/zP0Ys8eEURg

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/politique/primaires-socialistes-le-vote-c-est-aujourd-hui-08-10-2011-141636.php

Apparemment, ce discours a séduit et plu aux électeurs antillais puisque dès le premier tour des "primaires-citoyennes" du mois d'octobre, les Antillais ont fait leur choix, mettant en tête François Hollande, parmi tous les candidats présents. Il sera en tête de tous les cinq autres. Ainsi, le résultat se présente comme suit : Fançois Hollande a recueillie 64,06% des voix ; suivis par Martine Aubry, 17,08% ; Ségolène Royal, 11,34% ; Arnaud Montebourg, 5,79% ; Manuel Valls, 1,48% ; et enfin, Jean-Michel Baylet, 0,44%. Tout ceci, rien qu'uniquement en Guadeloupe.

Le responsable socialiste local, Max Mathiasin, premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de la Guadeloupe, s'est montré très satisfait de ce résultat qui augure des bonnes perspectives pour le futur sur la victoire de la gauche aux présidentielles de 2012.

 

Idem, pour la Martinique, lors de ce premier tour. François Hollande a obtenu 55,5% ; Martine Aubry, 19,26% ; Ségolène Royal, 12,29% ; Arnaud Montebourg, 10,61% ; Manuel Valls, 2,1% ; et, Jean-Michel Baylet, 0,15%.

(A noter que, à Saint-Pierre et Miquélon, Jean-Michel Baylet est arrivé en tête !).

Même s'il faut relativiser sur le taux des participations aux Antilles, le résultat obtenu par Fançois Hollande est révélateur sur le choix antillais, et les intentions de vote à venir, sur l'enjeu majeur du scrutin présidentiel du mois d'avril de l'année prochaine.    

 

La question maintenant est de savoir pourquoi le candidat socialiste aux primaires-citoyens, a-t-il obtenu un tel score outre-mer. Il faut dire que François Hollande a évité la démagogie et a semblé être sincère dans la présentation de son projet politique pour la présidentielle. Avec des mots simples mais convaicants. Il a su capter les électeurs antillais. Ces derniers en ont assez de ce gouvernement de droite qui a oubliél'outre-mer de la Caraïbe.

En tournée dans les deux îles antillaises, François Hollande a tenu des propos rassurants. Un langage qui a plu à tous. Il avait rappeller l'essentiel : "Le chef de l'Etat actuellement au pouvoir n'a pas tenu toutes ses promesses électorales. C'est évident. 20% seulement des mesures prises lors du comité interministeriel de l'outre-mer ont réellement été appliquées", a-t-il  précisé. Il a aussi mis en exergue le problème essentiel des Antilles.

 

Le premier secrétaire fédéral de la Martinique, le député Louis-Joseph Mansour ne cache pas non plus sa préférence à François Hollande. Ce dernier veut lutter contre l'échec scolaire et la déscolarisation, en France métropolitaine et dans l'outre-mer. Pour les Antilles, François Hollande propose "le blocage des prix de produits de première nécessité, avec une contribution de l'Etat, par solidarité", pour lutter contre la vie chère.

http://youtu.be/Kw5tTakP7VA ; http://youtu.be/puiYYHleM64 ; http://youtu.be/ehs4PWQGvf8 ; http://youtu.be/HaB-VdW_9sI

Quant on connaît à peu près les problèmes spécifiques des Antillais, on ne peut que comprendre pourquoi ce discours est si porteur.

 

Quiconque a suivi le débat télévisé de l'entre-deux tours, entre François Hollande et Martine Aubry, aura noté le calme présidentiable de celui-ci face à la fronde et autres diatribes maladroites de Martine aubry. François Hollande s'est présenté en présidentiable, quelqu'un de rassembleur, tandis que sa contractrice-concurrente s'était montré agressive, pugnace et très offensive. Par moment, elle semblée plus agitée, colérique, arrogante, et volontairement provocatrice. Un exercice périlleux pour Hollande qui devrait apprendre ce genre d'affrontement puisque s'il se présentait face à un Sarkozy qui ne lui ferait pas de cadeau, il faudra bien savoir réagir, avoir un sens de reparti pour le calmer. Dans ce débat entre un homme et une femme, l'homme est guêtté par toute la gente féminine, 'féministe', avec le soutien des (chiennes de garde) et autres, prêtent à aboyer en cas de manquement de respect à une femme !

François Hollande a pu esquiver ce genre d'affront avec la meute féminine dans ce débat difficile. http://youtu.be/tDw74yBghUc  ;  http://www.franceantilles.fr/ ;

http://www.dailymotion.com/video/x19c81_seance-photos-avec-les-filles-du-so_people ; http://youtu.be/BsAa8hPQ97c

 

Se posant en 'rassembleur', François Hollande a tenté de se positionner en véritable homme d'Etat, qui sait se maîtriser avant de trancher. Il veut rassembler toute la famille socialiste. Ce qui rassure les militants de son parti en campagne.

Premier enseignement de ce face-face, Sur les cinq ex-candidats en lice, quatre se sont manifestés, ils se sont tous rapprochés de lui, pour le soutenir, (Jean-Michel Baylet, Manuel Valls, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg).

L'attitude de Martine Aubry était normale dans un combat politique. On ne se fait pas de cadeaux si l'on veut se maintenir. Elle s'est bien distinguée, même si certains de ses propos viraient à l'insulte gratuite : "Gauche molle"; "candidat du système" ; "il change tout le temps, moi, je ne change pas !"; etc. Les Antillais n'ont pas manque de tourner ces propos en bourrique :  "Gauche molle", c'est "couille molle". "Un coup, oui, un coup, non". Des arguments que la droite n'hésiteront pas d'utilser lors de la franche bagarre pour la présidentielle de 2012.

 

C'est vrai que les jeux ne sont pas encore faits. Ni à gauche, surtout pas encore à droite qui se prépare à entrer dans l'arêne pour bousculer et déstabiliser la gauche socialiste. La gauche doit affûter ses armes et ne plus baisser la garde. Sauf, accident de parcours, la droite soutiendra à fond son "candidat naturel". Cette droite qui minimise la réussite de ces primaires socialistes. On a vu des habituels tireurs d'élite UMP monter au combat anti-socialiste :

http://www.dailymotion.com/video/xlkxqh_didier-porte-antisocialisme-primaire_news#hp-v-v1

http://www.dailymotion.com/video/xh3bto_une-candidature-pluricitoyenne_news#rel-page-3

 

Pour terminer, revenons aux Antilles, présisement en Guadeloupe, pour faire observer que la gauche ne manque pas de soutien. Comme on le voit avec François Hollande que les Antillais ont plébiscité, le plaçant en tête lors des primaires. Deux grandes personnalités de l'archipel, Victorin Lurel, président de la Région, et Jacques Gilot, président du Conseil général de la Guadeloupe, ont tous deux portés leur soutien au candidat Hollande.

Donc, que ce soit en Guadeloupe ou en Martinique, la gauche a fait son choix, clair et net. Tout le monde ici veut le changement, comme aussi en métropole. On souhaite une majorité confortable pour la gauche, en bien présentant son programme. La campagne de sensibilisation doit se poursuivre pour convaincrela grande majorité d'Antillais.

Les "Primaires Socialistes" ont été un test pour la mobilisation des militants et sympathisants de gauche. L'électorat qui commemçait à s'éloigner de la politique et qui comprend à présent son enjeu si l'on veut réellement changer de politique en France et dans l'outre-mer.  Les élections oganisées par les socialistes sont  venus booster la vie politiques dans les Antilles. Les élus locaux ont assurés et bien assumés leur rôle politique. Ils ont tous mesurés le sens à donner de ces primaires-citoyens. La gauche antillaise semble donc montrer sa capacité de mobilisation. En espérant que ce sera la même chose pour d'autres combats à venir.  

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