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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Référendum : Martiniquais et Guyanais disent "Non" à l'autonomie.

Le dimanche 10 janvier 2010, les Martiniquais et les Guyanais qui se sont rendus aux urnes pour répondre à ce référendum voulu par l'Etat français, ont tous rejeté, et à une écrasante majorité, le choix de l'autonomie qui leur avait été proposé.
Plutôt que de tenter une nouvelle politique jugée incertaine, pour leur futur, ils ont choisi de rester avec cet actuel statut de "Département d'Outre-mer" de la République française.
C'est en Martinique que le choix a été le plus net. 78,9% des suffrages avec un taux de participation de plus de 55,35%.
La Guyane qui a mobilisé 48,16% de votants, les électeurs ont finalement voté à 68,80%.
Pour les partisans de l'autonomie de l'île de la Martinique, c'est la déception. Pour justifier ce "Non" des Antillais, certains responsables politiques n'hésitent pas de dire clairement  que la population a eu un "reflexe de la peur de l'inconnu", et surtout que ce 'vote' intervenait un peu trop tôt, dans cette période de crise, alors même que " les Martiniquais ne sont pas encore prêts au sacrifice".
Le président du MIM, (Mouvement pour l'Indépendance de la Martinique), le député Alfred Marie-Jeanne ayant déploré un "certain climat de cette campagne", lors de ce référendum. Tout comme le président du Conseil général, Claude Lise. http://www.dailymotion.com/video/xbt5fk_referendum-en-martinique-et-guyane_news
 A l'inverse, Serge Letchimy, du PPM (Parti Progressiste Martiniquais, fondé par Aimé Césaire), a cru bon, lui, de voter négativement sur ce texte proposé "inadapté".
La Secrétaire d'Etat de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, s'est dit satisfaite du résultat de ce vote, qui montre bien, dit-elle, que "les Antilles françaises veulent rester au sein de la famille française, et que c'est un message très clair".
Pour le pouvoir à Paris, c'est un choix raisonnable des Domiens. Car, les Martiniquais et les Guyanais souhaitent un statut qui soit proche des collectivités de la France métropolitaine. L'Elysée prend "acte" de ce choix de l'Outre-mer, réaffirmant à cette occasion le lien étroit qui les lient à la République Française.
Les Départements de l'Outre-mer refusent donc l'évolution statuaire qui leur est proposée. Certains ont surtout voté étrangement pour ne pas perdre leurs privilèges, comme d'habitude.http://www.youtube.com/watch?v=zV3Nan6F-ZM
http://www.france24.com/fr/20100111-outremer-martinique-guyane-referendum-autonomie-accrue-resultats-definitifs-vote-taux-participation
On peut noter en passant, tenant compte de réalisme des uns, que les "politiciens de l'Outre-mer" ont souvent voulu un statut qui leur donne encore plus d'autonomie, pour faire passer leurs idées pour leur pays respectif, afin de mieux gérer et diriger les affaires locales qui touchent plus précisément la population domienne. Mais les peuples de ces départements ont peur d'un lendemain qui, pensent-ils, pourra leur conduire à une "indépendance", dont ils ne veulent manifestement pas à ce jour, préférant rester encore 'sous-tutelle' de la France métropolitaine.
Le 24 janvier, de cette année, les Martiniquais et les Guyanais devront à nouveau retourner aux urnes. Ils sont appellés à choisir entre le ' statu quo ' institutionnel, ou la 'fusion' des Conseils général et régional en une " collectivité unique".
Même si l'on connait d'avance le résultat de qui en sortira, il ne sera pas étonnant que, devant les promesses souvent non-tenues du gouvernement, que la plupart en arrivent à regretter à nouveau ce choix qui paraîtra assez judicieux à la longue. Ainsi, l'on y va à répétition, comme d'habitude, dans ces terres lointaines de la France d'Outre-mer.
http://www.dailymotion.com/video/xbcx3q_elie-domota-lkp-meeting-271109-lapw_news
Quant à la Guadeloupe, exclue pour le moment de ce référendum, et de ce jeu politicien, le leader du mouvement LKP, a lancé un mot d'ordre, (date retenue, le 20 janvier), pour dire que l'île s'apprête à renouveler ses grèves générales, comme l'an passé, pour la non-prise en compte des révendications dont le gouvernement n'a pas honoré depuis une année, et que la vie continue à devenir de plus en plus chère pour toutes les familles antillaises.
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