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Tous les lundi à la Pedra do Sal, un recoin à ciel ouvert de la zone portuaire de Rio proche de l'ancien marché aux esclaves, des centaines de passionnés se rassemblent autour d'une "roda" pour entonner d'une seule voix des sambas traditionnelles ou improvisées.
Il y a cinq ans, André Correa a décidé de réunir à la Pedra do Sal plusieurs de ses amis musiciens. Peu à peu, la "roda de samba" est devenue de plus en plus populaire, avec un public très varié.
Les participants se regroupent en cercle autour des musiciens, le mot "roda" faisant d'ailleurs référence à un cercle. On y boit aussi beaucoup de bière.
"Mon idée a été de faire une +roda de samba+ informelle. J'ai appelé des musiciens de plusieurs endroits de la ville, des quartiers chics et de la banlieue, et le public est des plus divers", déclare M. Correa à l'AFP. Il porte un maillot de football du club de Fluminense, le champion fraîchement titré.
Peu de préparatifs sont nécessaires pour ce type de concert de rue qui commence avant le coucher du soleil : une simple table et quelques amplis suffisent. L'événement est gratuit, les musiciens jouent pour le plaisir.
"Ici on chante ce qu'on ressent à ce moment là, comme le veut la tradition de la samba, son rythme, son harmonie, qui vient de l'âme et de l'improvisation", déclare Walmir Pimentel, un métis aux cheveux longs qui joue de la "cuica", un instrument à friction hérité de la culture bantoue.
"Si quelqu'un demande une chanson, on la chante, parce que c'est ça ce qui est beau dans la samba, c'est cette improvisation, cette ouverture, ce rassemblement", explique-t-il.