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L'avion du président Hollande a atterri peu après 21H30 locales (et GMT) en provenance de Conakry, où il a effectué une visite de quelques heures.Il a été accueilli à son arrivée par le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall.
D'après la présidence sénégalaise, au total 22 chefs d'Etat, deux vices-présidents et huit chefs de gouvernement étaient arrivés à Dakar jusqu'à tard vendredi soir.
En plus de François Hollande, les présidents arrivés au Sénégal comprennent Thomas Boni Yayi (Bénin), Michel Kafando (Burkina Faso) - qui effectue son premier voyage officiel depuis sa désignation le 17 novembre -, Pierre Nkurunziza (Burundi), Paul Biya (Cameroun), Denis Sassou Nguesso (Congo), Joseph Kabila (République démocratique du Congo, RDC), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Ali Bongo Ondimba (Gabon) et Alpha Condé (Guinée), selon la liste officielle.
Sont aussi venus les présidents Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), José Mario Vaz (Guinée-Bissau), Hery Rajaonarimampianina (Madagascar), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Kailash Purryag (Maurice), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger), Didier Burkhalter (Confédération suisse), Idriss Deby Itno (Tchad), Faure Gnassingbé (Togo) ainsi que le Prince Albert II de Monaco et le chef d'Etat du Kosovo.
Ont également effectué le déplacement à Dakar pour le sommet, les vice-présidents du Vietnam et des Comores, ainsi que les chefs du gouvernements de Belgique, du Canada, de Djibouti, d'Egypte, du Québec, du Nouveau Brunswick, de Tunisie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d'après la liste officielle.
Certains des dirigeants francophones présents à Dakar sont accompagnés de leurs épouses, selon les images diffusées par la télévision publique sénégalaise RTS. Le Maroc devrait être représenté au sommet par son ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, le Rwanda par sa chef de la diplomatie Louise Mushikiwabo, d'après des sources dans ces deux pays.
En début de semaine, le gouvernement sénégalais avait indiqué que plus de 35 chefs d'Etat et de gouvernement avaient confirmé leur participation au sommet.
La rencontre se déroulera dans un centre de conférences construit pour l'occasion à Diamniadio, à environ 40 km de Dakar. La cérémonie d'ouverture est prévue samedi à partir de 09H00 locales et GMT, le sommet se poursuivra jusqu'à dimanche.
Les dirigeants de l'OIF doivent choisir un successeur au secrétaire général sortant Abdou Diouf, à la tête de l'organisation depuis douze ans.
Cinq candidats sont en lice: la Canadienne Michaelle Jean, l'ancien président burundais Pierre Buyoya, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de Lestrac, l'écrivain et actuel ambassadeur du Congo à Paris Henri Lopes, et l'Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu.
Le président français François Hollande a cité en exemple samedi, au sommet de la Francophonie à Dakar, les élections en Tunisie et le changement au Burkina Faso, réitérant son avertissement aux dirigeants qui voudraient se maintenir "en violant l'ordre constitutionnel".
"La Francophonie est soucieuse des règles en démocratie, de la liberté du vote, du respect des lois constitutionnelles et de l'aspiration des peuples, de tous les peuples à des élections libres", a assuré M. Hollande dans un discours devant la trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement réunis dans la capitale sénégalaise.
"C'est ce qui vient de se passer en Tunisie", a-t-il poursuivi, saluant ce pays comme "une belle illustration" et "un exemple de réussite du Printemps arabe". "Cette transition doit également servir de leçon: là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l'alternance est empêchée, les citoyens de ces pays trouveront toujours dans l'espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie", a lancé le président français.
Il a également cité "la belle démonstration" du peuple burkinabè qui a chassé du pouvoir le président Blaise Compaoré, poussé à la démission le 31 octobre par un soulèvement populaire et la pression de la France.
"Ce qu'a fait le peuple burkinabè doit faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir à la tête de leur pays en violant l'ordre constitutionnel", a averti M. Hollande, insistant sur ce thème évoqué à plusieurs reprises ces derniers jours à l'approche du sommet.
Ce pays doit maintenant "maîtriser le processus" de transition "et faire en sorte que des règles puissent être posées et respectées, que la réconciliation vienne", a-t-il dit.
http://www.francophonie.org/15e-Sommet-de-la-Francophonie ;http://www.francophoniedakar2014.sn/ ;
http://www.portalangop.co.ao/angola/fr_fr/portal/multimedia/tv-angop/2014/10/48/Nouvelle-nationale-une,9a7f1822-406a-487c-8f21-4997c5c497a2.html ; http://www.espacefm.com/podcasts/francois-hollande-au-crefom-56 ; Discours de Hoolande à Dakar : http://www.youtube.com/watch?v=dUKcygZ_27M ;
http://www.tv5mondeplus.com/emission/afrique-presse ; http://www.france24.com/fr/20141127-francois-hollande-afrique-interview-democratie-burkina-faso-libye-francophonie-gourdel/ ; http://www.rfi.fr/afrique/20141130-dakar-francois-hollande-tacle-nicolas-sarkozy-discours-dakar-senghor/.