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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Une grande figure de la littérature angolaise, Mario de Andrade.

Dans les années cinquantes, Mario de Andrade, l'Angolais, a fortement contribué au rayonnement culturelle de la littérature angolaise, en faisait connaître les écrivains angolais, mal connu, dans son importante "Anthologie de la littérature africaine d'expression portugaise", "Antologia da Poesia Negra de Expressao Portuguesa", puliée en 1969, aux Editions Pierre-Jean Oswald. On y découvrait des écrivains d'Angola, du Mozambique, du Cap-Vert, de la Mozambique, et de Sao-Tomé-è-Principe. avec une préface (présentation) du monde littéraire africaine et lusophone.
Cette anthologie d'une centaine de pages participera à l'éveil et connaissance de ces hommes d'expression portugaise.
Il a fait connaître, par ses écrits, les livres importants de poésies, romans, essais, et autres articles qu'il traduisait en français pour le monde francophone.
Les noms de ces auteurs sont aujourd'hui mondialement connu, grâce en partie à ses travaux  scientifique et intellectuel. Polyglotte, Mario de Andrade s'exprimait et écrivait aussi bien en français qu'en portugais, voire en anglais, et tout autre langue étrangère. Profondément attaché à la litérature lusophone et militant, Angolais très engagé de première heure durant la lutte pour l'indépendance, Mario de Andrade fut parmi les fondateurs du parti actuel au pouvoir à Luanda, le MPLA, mouvement populaire pour la libération de l'Angola. 
Né à Golungo-Alto, en 1928, en Angola, Mario de Andrade a passé toute son enfance dans la capitale, Luanda, avant de poursuivre ses études au Portugal. C'est là-bas qu'il va terminer ses études en lettres (philologie), à l'Unversité de Lisbonne. Diplômé et passionné de littérature, il fonde un Centre d'études africaines, à Lisbonne, en 1951. Soucieux de ce qui se passe dans son pays d'origine, l'Angola, sous le joug colonial portugais, avec d'autres Angolais, tels que, Viriato da Cruz, et Agostinho Neto, ils fondent en 1956, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola.
Homme de culture, personnalité politique de haut-rang, Mario de Andrade préfère la littérature. A la différence de ses collègues, lui, il est plutôt "critique littéraire" très talentueux, et d'une rigueur scientifiue étonnante.

En arrivant à Paris, pour poursuivre des études de sociologie, il va de nouveau se replonger dans la littérature française, et au monde noir de la littérature francophone. Grand connaisseur de ce milieu, il se lie d'amitié avec les intellectuels français et afro-antillais. Il publie des articles importants dans une revue africaine, "Présence Africaine": Ses articles les plus connus, "Littérature et nationalisme en Angola", en 1962, (P.A.n°41) ; "Poésie africaine d'expression portugaise : évolution et tendances actuelles", en 1968, P.A. n°62) ; et tant d'autres encore, toujours dans la même revue "Présence Africaine". On peut aussi découvrir ses analyse dans la revue "Notre Librairie", n°115, et tant d'autres journaux, périodiques, revues, etc.
Ses ouvrages publiés et les plus célèbres sont : "Anthologie de la littérature africaine d'expresson portugaise", (Editions P.J.OSWALD, Paris 1969, avec 152 pages) ; "Liberté pour l'Angola", (NR) ; "La guerre en Angola. Etudes socio-économiques", (en collaboration avec Marc Olivier), aux Editions Mapéro, Paris (1971). On peut évoquer des écrits politiques sur l'Angola. Dans différentes revues étrangères, en portugais ou brésiliens, en français, etc.
Traducteur réconnu, Mario de Andrade à traduit les romans et nouvelles de l'écrivain Blanc Angolais, Luandino Vieira, comme "La Vraie Vie de Domingos Xavier", "Le complet de Mateus", pour les Editions Présence Africaines, Paris, 1971.

Le parcours de l'Angolais est essentiellement intellectuel et littéraire. Même si la politique a dominé longtemps son engagement. Ecrivain admis dans le cercle littéraire africain-francophone, il fut l'un des rares Angolais dans le milieu des hommes de lettres parisiens. Il connaissait aussi bien la langue de Molière, tout comme la langue de Camoès.
A l'aise dans la culture française, qu'angolaise ou portugaise, qu'il connaissait très bien. Avec ses bagages, il a réintégré les groupes d'intellectuels afro-américains qui avaient participé au "Premier Congrès des écrivains noirs", à Paris-Sorbonne en 1956, où il fut une remarquable intervention littéraire dans un français parfait, correct. (Sa communication, comme celles des autres participants ont été repris et publiées dans un "Numéro Spécial" de la revue  "Présence Africaine", d'Alioune Diop, à Paris. Mario de Andrade a été l'ami des Africains, Antillais et Noirs Amércains, mais aussi des intellectuels Français tels que, les philosophes Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, André Marlaux, Aimé Césaire, Frantz Fanon, André Gide, Etiemble, René Depestre, Jacques-Stephen Alexis, Edouard Glissant, Léopold-Sédar S David Diop, Ferdinand Oyono, Mongo Beti, Keïta Fodéba, Bernard Dadié, Cheikh Hamidou Kane. On en oublie, puisque tous ont été parfois présent à ce fameux 1er Congrès de 1956.
Marié à une Antillaise, la Guadeloupéenne Sarah Maldoror, cinéaste, Mario de Andrade s'intéressait à tout. Il fut aussi le rédacteur en chef de la revue Présence Africaine, de 1955 à 1958. A ce titre, il donc assisté à l'évoltution de la Maison d'éditions PRESENCE AFRICAINE, à Paris, aujourd'hui dirigée efficacement par Mme Diop. 
Concernant  l'Angola, Mario de Andrade a participé à des Conférences, Forums, Congrès, ou Réunions du parti, sur l'avenir de l'Angola. Le MPLA était en ce temps-là était en pleine lutte pour la libération de l'Angola.
Angolais prolifixe, et surtout panafricain, Homme de grande culture, Mario de Andrade a aussi écrit des poèmes militants, qui sont très peu connus.
L'Angola a obtenu son indépendance le 11 novembre 1975, mais Mario de Andrade ne goûtera pas à ce bonheur dans son pays. Les guerres angolaises avaient remplacé la lutte pour l'indépendance. Le MPLA était miné de l'intérieur.
Mario de Andrade est donc resté encore une fois, en exils, surtout européens. Bien qu'il ait rêvé de faire la revolution en Guinée-Bissau, bourlingué dans les îles du Cap-Vert. Il ne verra plus sa terre natale.
Epuisé par ses voyages et ses errances, enrichis néanmoins par ses travaux scientifiques, et autres engagements politiques, Mario de Andrade, très malade mourra à l'étranger, en 1990, à Londres, en Angleterre.
Il est injuste que l'Angola ne lui soit jamais reconnaissant, malgré ses importantes contributions politiques, littéraires et scientiques. On ignore pas que les rivalités au sein du MPLA ont eu raison de sa renommée. Nous ne doutons pas que tôt ou tard, l'Angola reconnaîtra ce fils qui a toujours gardé l'amour de l'Angola dans son coeur. Malgré tout.
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