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USA--présidentielle. Le vice-président Joe Biden s'en prend aux "valeurs" de Mitt Romney.


Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden s'en prend aux "valeurs" du candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney, en l'accusant notamment d'avoir soutenu des délocalisations, selon des extraits de son discours prévu jeudi soir devant la convention démocrate.


M. Biden, qui a reçu formellement jeudi à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est) l'investiture de sa formation pour défendre son poste le 6 novembre au côté du président Barack Obama, estime que "les deux hommes qui veulent diriger ce pays dans les quatre ans à venir ont des visions de l'avenir et des valeurs fondamentalement différentes".

 

"Le gouverneur Romney croit que dans une économie mondialisée, là où les entreprises américaines mettent leur argent ou créent des emplois n'a pas beaucoup d'importance", affirme M. Biden, en allusion aux investissements de l'ancien dirigeant du Massachusetts et entrepreneur multimillionnaire dans des paradis fiscaux.


Depuis des mois, l'équipe de campagne de M. Obama met en cause les pratiques sociales de l'ancienne société d'investissement de M. Romney, Bain Capital, dans les entreprises qu'elle avait reprises.


"J'ai trouvé cela fascinant la semaine dernière lorsque le gouverneur Romney a dit que lorsqu'il serait président, il effectuerait une tournée pour les emplois. Eh bien, avec son soutien pour les délocalisations, ce serait une tournée à l'étranger", ironise M. Biden.


Chantant les louanges de M. Obama, M. Biden assure aussi que les Américains sont "à la charnière de l'histoire" et que "la direction que nous prenons dépend de vous". Après M. Biden, M. Obama est attendu à la tribune à 22H10 ( pour son discours d'investiture, point d'orgue de la convention nationale de Charlotte.

 

Le sénateur démocrate John Kerry a mis en avant jeudi le peu d'expérience en politique étrangère du candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney, et lancé un retentissant: "demandez à Ben Laden si sa situation est meilleure qu'il y a quatre ans".


"C'est le duo le plus inexpérimenté en politique étrangère à se présenter à la présidence et à la vice-présidence depuis des décennies", a affirmé le sénateur devant la convention démocrate de Charlotte, faisant référence à Mitt Romney et son colistier Paul Ryan.


M. Kerry, qui préside la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat et est cité comme un possible prochain secrétaire d'Etat en cas de victoire du président Barack Obama en novembre, a aussi accusé le candidat républicain de changer de positions s'agissant notamment du retrait des troupes sur l'Afghanistan, de la fin de la guerre en Irak ou encore de l'intervention américaine en Libye.


"M. Romney, un conseil avant le débat avec Barack Obama sur le thème de la politique étrangère: vous auriez intérêt à finir d'abord le débat avec vous-même", a-t-il déclaré. Les deux hommes seront opposés lors de trois débats télévisés en octobre dont l'un portera sur la politique étrangère.


M. Kerry s'est vu attribuer le rôle pendant cette convention, peu diserte sur ces questions, de mettre en avant le bilan de Barack Obama en matière de sécurité nationale. Il a rappelé qu'il avait mis fin à la guerre en Irak fin 2011, décimé Al-Qaïda et son dirigeant Oussama ben Laden en mai 2011 et entamé le retrait des troupes américaines en Afghanistan d'ici 2014.


"Demandez à Oussama ben Laden s'il est dans une meilleure situation qu'il y a quatre ans", a-t-il lancé, retournant contre eux l'argument des républicains utilisé contre le président Obama pour dénoncer l'échec de sa politique économique depuis 2008. Le dirigeant d'Al-Qaïda a été tué par un commando américain au Pakistan en mai 2011 sur décision du président américain.

 

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