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Votation suisse du 9 février : Contre l'immigration de masse. Le président de la Confédération appelle au calme.

 

Le président de la Confédération hélvétique Didier Burkhalter appelle au calme trois jours après la votation de dimanche.
La situation est difficile mais il n'y a pas de raison de surréagir et de vouloir toutes les réponses dans les 24 heures, a déclaré mercredi le président de la Confédération devant la presse. La Suisse ne peut pas décider toute seule, a rappelé le ministre des affaires étrangères à l'issue d'une séance du Conseil fédéral consacrée entre autres aux conséquences de l'adoption de l'initiative de l'UDC.

 

Outre son appel au calme, Didier Burkhalter a aussi souhaité que la cohésion du pays soit toujours mise avant. La décision du peuple doit être respectée. Mais il faut respecter aussi bien la majorité que la minorité. Dans cette dernière, on retrouve non seulement les Romands mais des cantons très dynamiques comme Bâle-Ville, Zoug et Zurich. Le président de la Confédération a par ailleurs appelé à faire preuve de responsabilité, les conséquences de la votation étant connues avant la votation.

Hormis l'interdiction de conclure un traité international contraire au nouvel article constitutionnel, aucune disposition de l'initiative n'est applicable immédiatement, a ajouté le président. L'accord sur la libre circulation reste en vigueur jusqu'à une éventuelle résiliation. Rien ne va donc changer tout de suite pour les étrangers en Suisse et ou les Suisses établis dans les pays de l'Union européenne. Il n'y a pas lieu de les effrayer. De toute façon, l'accord bilatéral prévoit la garantie des droits acquis.

 

Le Conseil fédéral a chargé la ministre de justice et police Simonetta Sommaruga de contacter ces prochains jours la Commission européenne pour discuter de l'accord pour étendre la libre circulation à la Croatie. Le texte prévoit une limitation pendant une longue période transitoire. Le Secrétaire d'Etat Yves Rossier se rendra quant à lui la semaine prochaine à Bruxelles.

 

Rappelons que l'initiative de l'UDC, Contre l'immigration de masse, a obtenu la double majorité. Conséquence, la Suisse doit négocier avec l'Union Européenne sur plusieurs accords.

 

Le délai de trois ans est extrêmement court pour un dossier aussi compliqué où toutes les questions sont ouvertes, a souligné M.Burkhalter. Parallèlement, le Conseil fédéral va continuer de sonder l'Union européenne sur l'avenir des relations bilatérales. Le DFJP mènera des discussions exploratoires sur une révision de l'accord de libre circulation, son extension à la Croatie et l'éventuel impact matériel de la votation sur l'accord de Schengen/Dublin.

 

Le ministre des affaires étrangères a répété que les réactions de ses collègues européens au vote suisse n'avaient pas été positives. Le DFAE est chargé de prendre contact avec les capitales européennes afin de poursuivre au mieux des relations favorables aux deux parties.

 

Didier Burkhalter se rendra à Berlin la semaine prochaine, une visite prévue de longue date. Les autres conseillers fédéraux mettront aussi à profit leurs prochaines rencontres avec leurs homologues européens à cet effet. Quant au Secrétaire d'Etat Yves Rossier, il sera à Bruxelles.

 

Didier Burkhalter a aussi évoqué les premières conséquences du vote de dimanche: l'UE a retiré de son agenda de cette semaine les discussions sur les «questions institutionnelles», a-t-il confirmé. Berne et Bruxelles veulent rénover la voie bilatérale. En possession d'un mandat de négociation depuis décembre, le Conseil fédéral attend que l'UE adopte le sien.

 

Concernant les négociations sur l'électricité, Didier Burkhalter a expliqué que, pour l'heure, une séance de travail avait été reportée. Quant aux accords de Schengen/Dublin ou sur la recherche, il a souligné qu'il existe des intérêts mutuels dans ces dossiers, rappelant que la Suisse est un «moteur» de la recherche en Europe.

 

Le président de la Confédération a par ailleurs appelé au calme et au sens des responsabilités, les conséquences de la votation étant connues avant le résultat: la situation est difficile, mais il n'y a pas de raison de surréagir et de vouloir toutes les réponses dans les 24 heures.

 

La Suisse ne peut pas décider toute seule et le Conseil fédéral ne peut pas promettre de résultat positif, a-t-il cependant mis en garde. Hormis l'interdiction de conclure un traité international contraire au nouvel article constitutionnel, aucune disposition de l'initiative n'est toutefois applicable immédiatement, a ajouté le président. L'accord sur la libre circulation reste en vigueur jusqu'à une éventuelle résiliation.

 

Rien ne va donc changer tout de suite pour les étrangers en Suisse ou les Suisses établis dans les pays de l'UE. Il n'y a pas lieu de les effrayer. De toute façon, l'accord bilatéral prévoit la garantie des droits acquis.

 

Le Neuchâtelois a également souhaité que la cohésion du pays soit mise avant. La décision du peuple doit être respectée, mais il faut respecter aussi bien la majorité que la minorité. Dans cette dernière, on retrouve non seulement les Romands mais des cantons très dynamiques comme Bâle-Ville, Zoug et Zurich.

 

Interrogé sur les déclarations de Christoph Blocher expliquant dans la presse le vote de dimanche par le fait que «les Romands ont toujours eu une fibre plus faible pour la Suisse», Didier Burkhalter a botté en touche. «Je ne m'imagine pas qu'on renforce la cohésion» ainsi. Selon lui, ce n'est pas être patriote que de dénigrer les Romands.

 

(Diverses sources).

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