Nous sommes le vendredi 20 février 2009. Un Grand évènement en Suisse : naissance d'une "Université Populaire AFricaine" à Genève. Autrement dit : l'UPAF. Les Africains dans ce pays peuvent se réjouïr. Pour la première fois en Suisse, la création d'une gande Université Populaire AFricaine, qui leur est déstinée. Elle vient de voir le jour, alors que la Confédération Hélvétique s'ouvre à l'espace européen, et que la présence africaine dans sa ville internatonale qu'est Genève devient de plus en plus importante.
Plus de 20.000 Africains vivent à Genève et ils sont souvent confrontés à des problèmes d'intégration sociale et scolaire en Europe. Ils trouveront ici un espace, un lieu, pour leur épanouissement personnel.
La capitale de la Suisse est BERNE. Mais l'une des villes la plus importante de la Confédération hélvètique reste Genève. Une ville interationale qui abrite les organismes internationaux et le Palais des Nations unies. La présence étrangère est à cet égard très importante. C'est une ille très active. Plusieurs réunions, congrès, colloques et rendez-vous internationaux s'y déroulent. La présence africaine est l'une la plus négligente. Les Africains qui vivent ont l'impression d'être "marginaux", par rapport à d'autres communautés qui y résident et y vivent. Les injustices sont courantes pour la bonne prise en compte des Noirs de ce pays. La discrimination, le racisme, sont monnaie courante. Sur le plan de l'intégration dans la vie sociale ou économique. Un Africain, (Noir ou Maghrébin), a peu de chance d'être accepté facilement pour un poste. C'est vrai aussi que comparativement à d'autres pays européens, les Suisses se montrent souvent plus souples pour s'ouvrir, par compassion, à la communauté africaine. Le statut de la ville internationale de Genève n'est sans doute pas étrangère à cette ouverture.
Si la première génération des immigrés provenant d'Afrique ont eu la chance d'être accepté dans cette société genevoise (voire même un peu partout en Suisse), le deuxième génération se sent aujourd'hui un peu perdue.
Plusieurs raisons à cela. Le système social ne suivant pas toujours l'évolution de la société moderne. Certaines personnes sont juridiquement exclues. La démission de parents et surtout de la famille éclatée (suite à un douloureux divorce, ou au chômage de deux parents), la crise actuelle, tout cela a lourdement affectés les familles (monoparentales ou pas) des Africains vivant à Genève (ou en Suisse). Le manque d'encadrement éfficace a laissé plusieurs personnes au banc de la vie sociétale. Pour combler ce vide, des ONG cherchent à canaliser cette faillite. L'Etat de Genève a fait, et continue de faire des efforts pour intégrer cette frange de sa population citadine.
La création d'une UNIVERSITE POPULAIRE AFRICAINE à Genève est une bonne chose. Elle vient à son heure.
Il fallait donner un espace conséquent, une structure viable, et palpable, à cette ville de Genève l'internationale.
Ainsi, après l'Association culturelle REGAF, et la revue REGARDS AFRCAINS,
http://www.regardsafricains.org/ , qui devraient servir de pont entre les Hélvètes et les Africains (ou la communauté africaine de Suisse), les Intellectuels Africains vivant dans cette ville, sous l'impulsion de son directeur, Mutombo Kanyana, tous, ont décidé de créer un nouvel espace, une structure plus viable, qui sera au service de la formation et de l'intégration des Migrants Africains à Genève. L'effort entrepris est louable. L'Université Populaire Africaine voit le jour aujourd'hui, vendredi 20 février
http://www.upaf.ch/?var_hasard=188716192499dba15b18c1 Son principal animateur et directeur, Mutombo Kanyana, d'origine congolaise, a travaillé à Paris, à l'UNESCO, il explique très bien le pourquoi de l'UPAF : " Nous souhaitons valoriser les compétences des Africains de Suisse. Beaucoup de diplômés sont victimes de discrimination à l'embauche et occupent des postes sans rapport avec leurs qualifications". Grand, drealoock, sympathique, il nous a accueilli dans son bureau, à la "Maison des Associations", (au 15 rue des Savoises - CH 1205 Genève)
http://www.lafea.org/evenements.php , : "Vous savez, l'Afrique reste un continent d'avenir. Et cet avenir, ce sont les jeunes. Il était temps de s'en occuper !". C'est aussi l'avis du Président de l'UPAF, le retraité Anatole Tshizubu Malu, ancien fonctionnaire international, "Une façon d'encadrer ces jeunes de la deuxième génération africaine en Suisse, et dont les nouvelles questions identitaires surgissent".
L'UPAF veut valoriser les talents des Africains en Suisse, très souvent ignorés. Certains d'entre eux vivent depuis de nombreuses années, et y ont fondé une famille. C'est cette dernière que l'UPAF veut aider en premier, sans oublier les Aînés, bien sûr. Souhatons une longue vie à l'UPAF. Une initiative très louable.