Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

Publicité

Au Pérou, les mensonges des compagnons violents.

"Je te jure que cela n'arrivera plus jamais", écrivait à Raquel son fiancé, après l'avoir frappée. Cinq semaines plus tard, il la tuait, comme le raconte un livre récemment publié au Pérou, qui rassemble ces témoignages.

Au total, 25 lettres, mails et SMS envoyés par des hommes battant leurs compagnes sont reproduits dans cet ouvrage intitulé "Ne meurs pas pour moi", lancé sur internet par l'ONG Vida Mujer et l'agence Circus Grey.

"Tu es l'amour de ma vie. PARDONNE-MOI", assurait encore le fiancé de Raquel. Dans le livre, les phrases du type "je ne le ferai plus" ou "je te jure que je ne suis pas comme ça" se répètent inlassablement. Tout comme ces agresseurs répètent ensuite leurs gestes violents.
"Il a été difficile d'arriver jusqu'à ces femmes maltraitées, car elles ne portent pas plainte", explique à l'AFP la directrice de l'ONG, Nelly Cancion.
Préfacé par le prix Nobel de littérature péruvien Mario Vargas Llosa, le livre est divisé en deux parties : la première moitié est blanche, remplie de lettres d'amour et de pardon, mais la seconde moitié est noire et raconte ce qui s'est vraiment passé, une fois que la victime a reçu cette lettre.
En général, la maltraitance reprenait. Dans certains cas, cela allait jusqu'au meurtre.
En publiant ainsi les mots doux démentis par la réalité, l'ONG veut éveiller les consciences, l'ouvrage se terminant par la formule : "Si tu t'identifies à ces femmes, n'attends pas de terminer comme elles."
Il a été publié en ligne (www.notemueraspormi.com) pour en assurer la diffusion la plus large possible.
"Les femmes que nous recevons vivent presque toutes un conflit entre quitter ou non leur compagnon, bien qu'elles vivent une situation de violence extrême. C'est ce qu'illustre le livre. Après la lettre, vient la partie sombre qu'elles doivent vivre", dit Nelly Cancion.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article