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Autres élections, autre pays. Cette fois, c'es^t en Afrique. Au Nigéria. L'un des plus grands pays producteurs du pétrole et du gaz du continent. Avec ses 132 millions d'habitants pur une superficie de 923.770 km2, le Nigéria avait longtemps choisi la démocratisation du pays en confiant la gestion de la politique aux civils, après des années de troubles ethniques, confessionelles religieuses, des guerres civiles. On se rappelle encore du chaos que le pays avait connu, dont le plus mémorable l'exécution en 1995, de l'écrivain Ken Saro Wiwa, par le régime du général Sani Abacha.
A la suite des élections libres, le 29 mai 1999, le civil Olusegun Obasanjo, ancien opposant et leader du PDP(Parti Démocratique du Peuple) devient Président du Nigéria. Le pays connaît des changement et on peut noter la bonne santé et l'essor de son économie, dont le pétrole reste la source principale d'exportation. Grand producteur de l'or noir (pétrole et gaz), le pays attire les investisseurs. Les Etats-Unis sont des patenaires privilégiés. La France y est présente avec ses compagnies pétrolières. Il suffit de lire les journaux locaux (This Day, The Guardan, et autres), pour voir le nombre des sociétés étrangères qui opèrent au Nigéria.
Le 21 avril 2007, le pays devrait élire son nouveau président, à la fin du mandat du sortant Olusegun Obasanjo. Ce dernier doit quitter le pouvoir le 29 mai 2007. Trois prétendants vont donc se disputer la magistrature suprême : Muhammadu Buhari, principal candidat de l'ANPP ; Atiku Abubakar, de PDP (ex PFN, People'sFront or Nigeria, puis devenu SDP, Social Democratic Party, avant de prendre l'actuel nom PDP) ; et enfin Umaru Musa Yar'Adua, un ex. du PDP(accusé de détournement de fonds du parti). Parmi eux, d'après les pronostics, Umaru Yar'Adua, a plus de chance d'accéder à la tête du géant pays surpeuplé d'Afrique toute entière. Mais, ce samedi 21 avril, ces élections ont été le théâtre des violences entre les forces de l'ordre et les militants de l'opposition. L'un des leaders de l'opposition, Atiku Abubakar a accusé le président sortant et l'UNEC (la Commission électorale) d'être à l'origine de ces débordements qui ont fait des morts et des blessés. Auparavant, lors de ces scrutins, plusieurs persones avaient signalées et dénoncées des multiples irrégularités. Cette information sur la fraude électorale a entaché le processus en cours. Pour l'heure, la démocratie nigériane est en panne, et le processus hypothèqué l'avenir du pays. Connaîtrons-nous enfin le nom du nouveau président de ce pays le 29 mai ? Nous suivrons la suite de ces élections du Nigéria et nous vous en reparlerons.
Chaque lundi de la semaine, je parlerai de la situation politique ou sociale d'un pays africain. Le Nigéria inaugure ce nouveau regard que je porterai sur l'actualité du continent.