Volontier provocateur, Michel Polac connut ses heures de gloire avec son célèbre émission "Droit de réponse" à la télévision. Mais l'homme public n'était pas un novice dans le milieu. Il avait auparavant publié un premier roman chez...Gallimard, et intitulé "La Vie incertaine". Dans lequel l'auteur mettait en scène un jeune garçon à la vie vagabonde, qui a pris la route, exercé divers métiers pour survivre, allant d'ouvrier dans une usine de serrures frigorifiques à Saint-Ouen, à l'agent d'assurances au porte-à-porte, mousse sur un bateau de pêche à Cassis, jeune vendangeur dans les vignes à Béziers. Malgré tout cela, le jeune Polac était un passionné de littérature. Il a tout lu. De Dostoïevski (Les Frères Karamazov), le grand écrivain polonais Witold Gombrowicz, Jean Cocteau, les grands poètes français et étrangers, bref toute les grandes littératures. Aimant l'art, il s'est même essayé dans la peinture. Touche-à-tout, il tente une nouvelle aventure dans la radio. C'est l'aventure des célèbres émissions radiophoniques (En attendant Godot), se passionne au théâtre, lit Samuel Becket, et enfin, l'écriture.
Les Editions Neige/Ginkgo, sous la direction de Jean Musy, directeur du célèbre radio transfontalière "Radio Zones", republie ce premier roman de jeunesse. Michel Polac est né à Paris en 1930 (il a donc 77 ans). Mais c'est un fringuant ce jeune homme très actif. Il continue son critique littéraire au journal "Charlie Hebdo". Il participe aux débâts et conférences. Il est chroniqueur dans la célèbre émission de samedi soir sur France 2, "On n'est pas couché", animée par le talentueux Laurent Ruquier. Toujours dans son rôle de flingueur. Les vedettes qui y passent tremblent sur ses interventions très critiques et provocatrices.
Michel Polac côtoie des écrivains très connus tels que Michel Houellebecq. Aimant les femmes, il a même été un temps l'amant de la célèbre Françoise Sagan (auteur à succès de "Bonjour tristesse", et tant d'autres romans). Le monde de la Jet-set d'hier n'avait pas de secret pour lui. Aujourd'hui encore, tout l'amuse.
Mon ami Jean Musy m'a dit des très bonnes choses sur cet homme qui a vu passer le temps et prend les choses avec philosophie. "C'est un bon vivant ! Il faut avoir vécu comme lui pour arriver là où il est et faire ce qu'il a fait et continuera à faire." Tout est dans cette phrase de Musy, qui l'a accueilli récement au Salon du Livre de Genève, en mai 2007. Ce jour-là, le très dynamique Jean Musy a eu la bonne idée d'exposer les affiches polonaises qui relataient le bouillonnement artistique et culturel des artistes de la Pologne d'hier, encore méconnue.