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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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L'Angola et ses potentielles

Cette semaine, je porte mon regard sur un pays d'Afrique australe, l'Angola.
Ce pays s'étend sur une aire rectangulaire de 1.246.700 km2. Il est bordé principalement au Nord-Est par la République Démocratiaue eu Congo, au nord, la province angolaise de Cabinda est délimitée par le Congo-Brazzaville et l'ex-Zaïre (RDCongo). A l'Est, par la Zambie, à l'Ouest par l'Océan Atlantique, et au Sud par la Namibie.
Les fleuves les plus importants du pays sont, le Kwanza, le Kibango, le Dande, le Katumbela, le Cubango, le Cunene, le Queve, le Cuando, le Kassaï et le Zambèze.
Avec ses près de 15.000.000 d'habitants, ce grand pays est peu peuplé. Sa capitale Luanda abrite entre 3 et 5 millions d'habitants. C'est une population très urbanisée et de déplacée, provoquée par un exode dû par les différentes guerres qui ont secouées l'Angola dès le 11 novembre 1975, date de son indépendance, arrachée au colonialisme portugais, après plusieurs années de lutte nationaliste.
Hier, 80% de la population vivaient directement de leurs activités agricoles. Aujourd'hui, ce domaine est presqu'abandonnée. La situation est différente et difficile. le pays importe tout. Surtout les denhrées alimentaires. Ce qui commence à changer les habitudes cullinaires des Angolais. Pourtant le pays possède une terre très fertile qui peut nourrir toute la population angolaise pendant encore des siècles. Les ressources naturelles sont immenses. Les fôrets sont des vastes ressources en bois d'oeuvre, allant de bois sombre, bois d'ébène, girasonde, sidéroxylon, mussivi, santel, palissandre et tant bien d'autres encore.
Quant à la faune, c'est d'une grande variété d'animaux de la savane africaine, comprenant des espèces rares telles que l'antilope noire ou le rhinocéros blanc, ainsi que des éléphants, des lions, des léopards, des zèbres, des buffles, des chimpanzés, des vaches, des oiseaux de différents espèces, des serpents, et divers autres animaux tant sauvages que domestiques.
L'agriculture est représentée par une nature du sol permettant toute une variété de cultures : café, canne à sucre, tabac, maïs, coton, sisal, blé, raisins, ananas, banane, mangue, haricots, légumes, divers fruits exotiques, arbres divers, caoutchouc, hévéas, fibres, bambous,etc.
Les matières premières sont aussi abondantes dans le sous-sol. Le pétrole est la première richesse naturelle très exploitable actuellement et qui rapporte des devises àl'Angola. Outre le pétrole, il y a aussi d'autres minéraux, tels que le diamant, l'or, le fer, l'uranium, le cuivre, le phosphate, le gaz naturel, l'asphate, le manganèse, le charbon, le cobalt, et tant d'autres encore, inexploitées. Sans compter un vaste potentiel en énergie hydro-électricité.
Les côtes maritimes angolaises sont très poissonneuses. L'Angola a 1650 km des côtes maritimes avec l'Océan Atalntique. Le plus grand port du pays est Lobito.
La côte angolaise du nord au sud abonde de divers poissons, mollusques et crustacés. On y trouve aussi beaucoup de fruits de mer. Les espèces caractéristiques d'eau froide prédominent dans la province de Namibe (au sud), et les espèces tropicales sur la côte de Benguela et de Kwanza-Sud(Porto-Amboim). Les cours d'eau donnent au pays d'immenses possibilités en matières d'énergie hydraulique. On estime, par exemple, que la mise en valeur du fleuve Kwanza permettrait une production de 30 billions de kilowatts par année.
Sur le plan touristique, le courant froid de Benguela permet de donner une douceur digne d'un climat tempéré.
Près de 4.837 km de frontières terrestres pour l'Angola.
Sur le plan géologique, trois zones principales caractérisent le pays : une étroite bordure littorale qui constitue 3,3% du territoire ; la formation de couverture qui occupe 59% du territoire et qui est constituée par une formation de crétacé continental et des formations psammitiques et gréseuses. Morphologiquement, six grandes zones occupent l'espace terrestre. La bande littorale, la région intermédiaire de l'intérieur, la bordure de la chaîne montagneuse, le grand plateau intérieur, le bassin du Zaïre (province du Nord) et les bassins de Cunene et de Cubango. Le plateau intérieur occupe 60,8% du territoire et constitue un bassin dissymétrique, s'abaissant en pente douce à l'est et se décomposant en gradins abrupts sur le versant atlantique. Les deux tiers du territoire se situent à une altitude comprise entre 100 et 1.600 m.
Dans la région centrale se trouve les deux sommets : les Monts Moco, hauts de 2.620 m ; et les Monts Meco, 2.583 m.

Suite aux troubles qui ont secoué le pays, une grande partie de la population a quitté son lieu d'origine, surtout les campagnes, pour venir grossir la population des grandes villes. Près de la moitié de la population vit désormais dans les villes angolaises. Une politique de retour volontaire a été mise en place pour encourager les gens à retourner dans les provinces et dans leurs villages respectifs. Pour le moment, cette politique n'a pas encore atteint ses objectifs. La peur de la guerre et les traumatismes restent encore dans les esprits de la population victime de ces années sombres de guerres larvées.
Hier, 85% de la population habitaient dans les zones rurales. Aujourd'hui, il semble que c'est l'inverse qui se produit. Car, on note encore cette tendance de forte migration croissante vers les villes ou autres zones urbaines, pour des raisons de sécurité et surtout pour des raisons socio-économiques. Les moyens de survie restent encore la préoccupation pour des nombreux angolais. Le retour des réfugiés de guerres d'hier dans les pays voisins (notamment aux deux Congo et en Namibie), peut représenter un espoir pour repeupler ces vastes zones abandonnées.
Si le pays compte effectivement près de 15 millions d'habitants, géographiquement, on peut dire qu'une importante concentration dans les provinces du centre (à Huambo, première grande ville du pays, et à Bié), qui sont les régions les plus peuplées du pays, avec 40% de l'ensemble de la population angolaise.
Les provinces les plus étendues de l'Angola sont : Cuando-Cubango et Moxico (à l'est). Dans cette dernière province, il existe aussi des vastes zones inhabitées.
Luanda, la capitale, à elle-seule, et ses environs, absorbent près de 5 millions d'habitants. Viennent ensuite les villes de Huambo, Namibe, Moçamedès, Uige, Mbanza Kongo, Malange, Lobito et Benguela.
La majorité de la population angolaise est d'origine bantoue, à laquelle on peut ajouter quelques métis, issus de brassage de races entre les Noirs africains et les Blancs européens. La population blanche n'est pas négligeable en Angola. Il existe aussi des Bochimans.
La langue officielle reste encore le portugais. Mais il existe aussi d'autres langues angolaises très utilisées, et largement répandues un peu partout. Les différents groupes ethnolinguistiques d'origine bantoues sont : le kikongo, le kimbundu, le mbundu, le tshokwé, les nganguela, le ambo, le herero, le nanheca-humbe et le xindonga.
On constate aussi que d'autres langues africaines ramener par des exilés angolais de l'étranger font une entrée remarquable dans la sphère linguistico-culturelle de l'Angola. comme par exemple, le lingala (langue parlée à Kinshasa et à Brazzaville) et de plus en plus utilisée par les Angolais à Luanda et dans les provinces de Zaïre et de Uige.

Lorsque les colonisateurs portugais débarquent en Angola vers 1482, avec leur navigateur Diego Cao, différents royaumes existaient déjà et étaient fort bien organisés. Mais cette rencontre qui devrait être pacifique s'est tourné vers l'affrontement à cause de la convoitise coloniale des richesses trouvées sur place. Les armes et la bible ont fait le reste. Et ce fut le début de la colonisation tant politique que mentale. Ce début de la conquête coloniale par les armes a fait du portugal un grand empire après avoir pris possession de ce vaste territoire et tant d'autres grands pays africains (Mozambique, Guinée-Bissau, Cap-Vert et Sao-tomé). Pour exploiter ces terres, il fallait de la main d'oeuvre. Les Noirs africains serviront d'effectuer les travaux forcés pour le bonheur de la métropole portugaise. Plus le Portugal découvrait des terres lointaines plus les besoins d'exploitations de ces nouvelles terres s'averaient pressantes. Les Portugais ne vont pas se gêner de pratiquer ce commerce triangulaire : Afrique-Bresil-Amérique, basé essentiellement sur l'exportation de ce qu'ils appellaient les "bois d'ebène". En réalité, c'était le commerce des esclaves que les négriers européens vont pratiquer et en bénéficier. Ce qui fera la fortune des pays européens. On capturait les Noirs un peu partout en Afrique et on les vendait aux plus offrants. Les Noirs d'Afrique étaient embarqués, parqués aux fonds des calles de bateaux des négriers blancs qui les deversaient aux Caraïbes et en Amérique du Nord et de Sud.
Mais dès le 19è siècle, la résistance des Noirs angolais va se réorganiser. On appelait ces résistances et ces luttes, "les geurres grises", qui vont débuter de 1845 à 1941, soit un siècle de lutte. Entretemps, les dépeçages du continet africain était déjà fait avec la conférence de Berlin en 1885, qui octroya des vastes territoires aux divers pays européens, tels que l'Angleterre, le Portugal, la France, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.
Concernant l'Angola, ces guerres feront des milliers de morts. Au final, et par manque de moyens et des armes modernes de l'époque, l'Angola sera une province puis une colonie du Porutgal.
Pour aller plus vite, disons que le 24 avril 1974, l'armée portugaise instaure une "revolution des oeillets" pour mettre fin avec la dictature du président Antonio Salazar, au Portugal. Cette dictature qui fut à l'origine de sanglantes repressions contre les indépendantistes angolais, dès le 4 février 1961 à Luanda, puis le 15 mars, dans les plantations du Nord de l'Angola. Des milliers de villages et terres seront détruits au napalm et autres bombes. Un massacre savamment orchestré pour tuer aux armes tous les villageois non-armés. Un véritable progrom envers le peuple angolais. Des centaines de milliers de morts et des réfugiés qui prendront le chemin de l'exil. Des hommes, des femmes et des enfants qui prendront les routes du Nord pour fuir et se réfuger dans les pays voisins de l'Angola. Que ce soit dans les pays africains, ou en Europe, les nationalistes angolais vont résister et surtout s'organiser pour former des mouvements de libération qui réclameront l'indépendance du pays. un nationalisme angolais va naître dans les esprits de ces exilés.
Passant outre ce qui s'est passé entre Angolais, intéressons-nous plutôt aux résultats obtenus. Bon gré mal gré, l'Angola accéda à son indépendance le 11 novembre 1975.
Son premier président est le poète noir Agostinho Neto. En 1978, ce dernier obtient le retour des premiers contingents de réfugiés angolais exilés à Kinshasa, au Congo-Zaïre de Mobutu.
A sa mort, en 1979, Neto sera remplacé par josé Eduardo dos Santos.
Malgré cela le pays connaîtra encore une trentaine d'années de guerre avant de retrouver la paix véritable. Non sans éloigner les convoitises que suscitent les richesses naturelles et surtout, le pétrole. Aujourd'hui encore, le seul secteur du pétrole est largement exploité à grande echelle par des grandes compagnies américaines et françaises, surtout. Mais d'autres puissances veulent aussi participer à cette exploitation. La Chine et la Russie ne sont pas très loin. Toutes les grandes puissances et autres sont déjà sur place en Angola, par compagnies multinationales interposées. L'Angola produit 2 millions de tonnes de barils par jour. Les exploitations off-shore se poursuivent. On découvre de jour en jour des nouveaux gisements. Les experts prédisent que l'Angola a des reserves importants de pétrole. Comme me le disait une femme angolaise : "Le pétrole est une chance pour nous et pour l'Angola mais c'est aussi notre malheur futur ". Tout est dit dans cette phrase. "Au vu des convoitises , d'arrogances, d'égoïsmes manifestes de certaine bourgeoisie, peut-on réellement croire en l'avenir du peuple angolais ?", m'a-t-elle encore dit en me quittant. Il serait effectivement impardonnable aux dirigeant s du pays d'abandonner les priorités de cette population que sont la paix et le bien-être de tous. Parce que les Angolais veulent avant tout vivre bien, et acquérir facilement les biens de premières nécesités, et surtout du travail pour tous. L'Angola a des moyens pour se développer rapidement et a des ressources diverses pour y parvenir. Seule une réelle volonté politique et le bon sens peuvent guider le gouvenement du pays.
L'avenir nous le dire s'il faut rester optimiste. Souhaitons tout de même que ce pays connaisse le progrès et aspire au bonheur pour le peuple et pour tout le continent africain.
A la mort de Neto, en 1979, c'est José Eduardo dos Santos qui va le succéder.
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D
Pour appuyer votre argument, l'angola a en cinq ans triplé son PIB. 5è producteur de diamant dans le monde, Catoca est la quatrième mine de diamant du monde. 1èr producteur de pétrole en Afrique. Ses ressources sont immenses.Il y a du pétrole, des diamants, de l'or, du café, du cuivre, de l'uranium, du cobalt, de manganèse et du gaz.L'Angola produit près de 2000000 barils/jour. 9,3 millions de carats de diamants sont tirés du sous-sol angolais. Mais 50% de la population survit avec 2 dollars par jour. Sur les 12,5 milions des Angolais, l'espérance de vie est de 37 ans. Le taux de mortalité enfantine est de 260 pour 1000 naissances. 500 000 mines à 6 millions antipersonnels sont répandus dans le pays durant les différentes guerres. Voilà en chiffres l'Angola d'aujourd'hui.
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D
Bonne analyse sur ce pays.J'ai appris beaucoup de choses. Merci.
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M
Bravo pour le dossier sur l'Angola !
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