1975 :
Après la chute de la dictature de Salazar au Portugal, le 24 avril 1974, l'armée prend le pouvoir.
Le 15 janvier 1975, à Alvor(Portugal), les dirigeants de trois mouvements nationalistes angolais (MPLA, FNLA et UNITA) et l'Etat portugais, signent les accords qui doivent conduire l'Angola à l'indépendance.
Le 31 janvier, l'installation à Luanda d'un gouvenement de transition.
Au mois de juillet, début de la guerre civile entre les trois mouvements de libération.
Le 9 août, l'Afrique du Sud envoie des troupes dans le Sud de l'Angola pour soutenir l'UNITA contre les forces du MPLA, elles-même soutenues par un corps expéditionnaire cubain.
Les trois leaders : Agostinho Neto (du MPLA), Holden Roberto (du FNLA) et Jonas Savimbi (de l'UNITA), n'assistent pas à la cérémonie représentées par leurs fidèles compagnons, Lopo de Nascimento (MPLA), Johnny Edouardo Pinnock (FNLA) et José N'Délé (UNITA). Ce dernier sera même le Premier ministre de ce gouvernment de transition.
Le 11 novembre 1975, l'indépendance de l'Angola.
Agostinho Neto proclamera seul devant une foule luandaise enthousiaste le discours de l'indépendance et la victoire du MPLA.
1976 :
Le quartier général de l'UNITA tombe le 8 février, aux mains des forces du MPLA.
En mars, les troupes sud-africaines se retirent officiellement du sud de l'Angola qu'elles occupaient.
1978 :
Retour d'une partie des réfugiés angolais de Kinshasa.
Le 28 septembre, l'ONU adopte la résolution 435 sur l'indépendance de la Namibie. Les réfugiés rentrent au Sud de l'Angola.
1979 :
Au mois de septembre, le président de la République Populaire de l'Angola, Agostinho Neto meurt. José Eduardo dos Santos lui succède à la tête du parti MPLA et de l'Etat angolais.
1981 :
L'armée sud-africaine lance une opération le 24 août, contre les maquisards namibiens de la SWAPO (mouvement de libération de la Namibie), installés dans le Sud de l'Angola.
L'armée angolaise, appuyée par le corps expéditionnaire cubain bat l'armée sud-africaine, obligée de fuir.
1984 :
Le 16 février, un accord est signé, à Lusaka, en Zambie, entre les autorités de Luanda (MPLA) et celles de Pretoria, qui prévoit le retrait total des troupes sud-africaine en Angola.
1985 :
Le gouvernement sud-africain annonce officiellement le retrait total de ses troupes du Sud de l'Angola mais reconnaît un mois plus tard, y maintenir un contingent.
Le 10 juillet, le Congrès américain abroge l'amendement Clark qui interdisait depuis 1976 toute fourniture d'aide militaire à l'UNITA.
1988 :
Le 20 juillet, Luanda, La Havane et Pretoria accceptent, pour la première fois, d'établir un lien direct entre le retrait des soldats cubains et l'application de la résolution 435 de l'ONU.
Le 5 août, des nouvelles négociations aboutissent à Genève, à un accord de principe d'un cessez-le-feu.
Le 22 décembre, un accord est signé à New-York, qui prévoit un retrait "échelonné et complet" des troupes cubaines d'Angola.
1989 :
22 juin. Le chef de l'UNITA, Jonas Savimbi et le président José Eduardo Dos Santos échangent une poignée de mains historique à Gbadolite, au Zaïre), devant le chef de l'Etat zaïrois Mobutu Sese Seko, et acceptent un cessez-le-feu.
Le 24 août, Savimbi donne l'ordre à ses troupes de reprendre les combats.
1990 :
Le 9 décembre, le MPLA donne son accord pour une revision de la Constitution en vue de l'instauration du multipartisme.
1991 :
Le parlement angolais adopte le 26 mars, une loi qui instaure le multipartisme.
Le 1èr mai, un accord de paix est conclu entre le MPLA et l'UNITA sous les auspices du Portugal.
Le 31 mai, l'accord de paix est signé à Lisbonne par Savimbi et le président Dos Santos.
1992 :
Les 29 et 30 septembre, premières élections présidentielles et législatives libres en Angola, sous supervision de la communauté internationale.
Victoire incontestable d'après la commission électorale internationale.
Le 3 octobre, Savimbi conteste le scrutin, en accusant le MPLA de manipuler les résultats partiels des élections. La tension entre l'UNITA et le gouvernement monte d'un cran, et les risques de reprise des combats sont inévitables.
Le 31 octobre, Reprise de la guerre civile en Angola.
1993 :
Le 19 mai, les Etats-Unis reconnaissênt officiellement le gouvernement angolais.
1994 :
Les représentants du gouvernement et de ceux de l'UNITA signent, le 20 novembre, un protocole de paix à Lusaka (Zambie),
1997 :
En avril, formation d'un gouvernement d'unité et de réconciliation nationales. Il comprend 4 ministres et 11 vice-ministres issus de l'UNITA. Mais une grande partie des forces du mouvement de Savimbi n'ont toujours pas été intégrées au sein de la nouvelle armée. Elles iront combattre au Zaïre pour soutenir Mobutu avant de se replier dans le Nord-Est de l'Angola, où les autorités s'efforcent de les désarmer.
Des poches de rebelles veulent poursuivre la rebellion et combattent les forces gouvernementales, sous les ordres de leur chef Savimbi.
2002 :
Le 22 février, Jonas Savimbi est tué avec 21 rebelles assurant sa protection, près de la rivière Luvueï à Moxico.
Le 4 avril, les héritiers de l'UNITA concluent l'accord de cessez-le-feu avec les forces gouvernementales.
Aujourd'hui, les députés de l'UNITA siègent au Parlement et le parti UNITA joue le jeu des règles démocratiques prônées par le gouvenement à majorité MPLA.
(à suivre)