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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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ANGOLA : L'avenir par les urnes ?

Si tout se passe bien, dans les mois à venir, les Angolais éliront leur nouveau président de la république. Ils peuvent, s'ils le veulent bien, reconduire l'actuel pour un nouveau mandat.
Pour l'heure, le gouvernement met en place les conditions nécessaires à ce grand évenèment, en récensant la population dans toutes les provinces et dans toutes les régions du pays. Tout cela afin de permettre le bon déroulement de celles-ci de façon la plus crédible et démocratique possible.
L'aboutissement de la présente situation d'alccamie a été un long processus de travail et de douleurs. Le pays a traversé des étapes et des périodes les plus sombres de son histoire. Surtout avec les guerres.
On a encore en mémoire, que si le 31 mai 1991, plusieurs accords de paix ont été tentés, il faut dire qu'ils n'ont jamais été ni appliqués ni respectés. Et qu'il a fallu l'intervention de l'ONU pour assurer un semblant bon fonctionnement de ce déroulement des élections de 1992, qui n'a pas d'ailleurs donné les résultats escomptés. L'UNAVEM I,-United Nations Angolan Verification Mission-, (mise en place par l'ONU), quiconsistait d'abord par l'observation de retrait de 50.000 soldats Cubains stationnées en Angola, à la demande du MPLA, (pour combattre ses ennemis de l'UNITA et de l'Afrique du Sud), et l'UNAVEM II, avait une autre mission, qui est celle de veiller à ce que les décisions prises par les Nations Unies, et les Accords signés entre les deux parties, soient correctement appliqués.
Pourtant, pour réussir cette mission, on n'avait pas accordé tous les moyens nécessaires pour assurer la paix et que le processus d'élections puisse se dérouler normanlement. A titre comparatif, alors qu'en Namibie, pays voisin d'Angola, qui, après des années de lutte, s'apprêtait à obtenir son indépendance, l'ONU a voté un budget de 480 millions de dollars, par contre pour l'Angola qui connaissait des drames de guerre et qu'il fallait aider, l'opération de l'UNAVEM II, n'a eu droit qu'à quelques 118 millions ! Et il a fallu encore le retour des hostilités (les deux parties s'étant entretemps surarmées) pour qu'on comprenne l'urgence d'arrêter le chaos.

Lorsque les conditions furent créées, les Angolais pouvait enfin se rendre en masse aux urnes pour voter, dans une civilité remarquable. Ils ont voté avec enthousiasme pour leur parti, convaincus qu'il gagnerait et que, cette fois ce sera la bonne votation.
Du 29 au 30 septembre 1992, auront lieu les premières élections multipartites libre,en Angola, depuis son accession à l'indépendance le 11 novembre 1975.
Le MPLA, si l'on croit les observateurs étrangers qui supervisaient ces élections, le MPLA au pouvoir et son président José Eduardo dos Santos, aurait remporté la victoire sur l'UNITA de Jonas Savimbi.
Et comme toujours en Afrique, dans pareil cas, l'UNITA, le parti de l'opposition a contesté cette victoire, criant à la fraude massive et généralisée, puis repris les maquis pour réorganiser une guerre sans merci.
Puis, soudain, tout a basculé. Les armes ont repris leur droit. La consultation électorale a échoué et le second tour ne verra même pas le jour.
Tout le pays était plongé dans la guerre civile et des morts et des blessés se comptaient par milliers. C'était le chaos, l'incertitude, les armes faisaient la loi. Il a fallu encore des années pour que le pays reprenne le chemin de la paix.

Aujourd'hui en 2007, il faudra éviter de retomber dans ses années noires, éviter l'échec du processus électoral promit dans quelques mois qui verront les Angolais reprendre le chemin des urnes pour élire des nouveaux représentants. S'il est vrai que les obstacles ont été levés, rien ne permet de dire que c'est une paix véritable. Car la paix viendra le jour où la misère n'existera pas en Angola, l'Angolais pourra vivre normalement, circuler librement, trouver du travail, manger à sa faim, ne plus subir des maladies contagieuses et que les enfants pourront se scolariser et apprendre.
Les Angolais connaîtront certainement le bonheur. Le chemin vers la paix et la démocratie est devant, et pour y aboutir, l'avenir passe aussi par les urnes.
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