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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Elections 2008-2008 et José Eduardo dos Santos

Serait-il l'unique candidat du Mpla lors des prochaines élections en Angola ? Ces élections auront lieu en 2008 pour les législatives et 2009 pour les présidentielles.
Quels sont les enjeux ? Que fera le nouveau président ? L'actuel présidentiel se représentera. Qui est-il ?
José Eduardo dos Santos est né à Luanda en 1942. Il a succédé à Agostinho Neto, en 1979, à la tête du pays.
Il n'est pas un nouveau venu dans la politique, comme on le voit.

José Eduardo dos Santos fut un des fervents militants de la première heure du MPLA. Le jeune Dos Santos a vécu de l'intérieur tous les événèments qui ont secoué le pays et surtout, son parti, le Mouvement Populaire de Libération de l'Angola (MPLA).
Alors que la guerre de libération nationale faisait encore rage, José Eduardo dos Santos suit les courants qui se dessinaient désormais au sein de l'instance dirigeante du parti. Il y avait les plus orthodoxes à la doctrine marxiste pur et dur, les plus radicaux à l'indépendance, les pro-Neto, les pro-Andrade, les métis, et enfin, les pro-Chipenda. Le jeune Dos Santos s'était plutôt rangé du côté des frères Andrade (Mario de Andrade et Joaquim Pinto de Andrade), qui prônaient plutôt une 'démocratisation' du pouvoir du parti. Les Manifestes de cette "Révolte Active" étaient signées par des étudiants Angolais de l'étranger, (dont fut José Eduardo dos Santos, qui faisait ses études d'ingénieur à Moscou), et des préstigieux hommes politiques, tels que Joao Vieira Lopez, Gentil Viana, Floribert Monimambu, Domingos da Silva, etc.
Quant à Daniel Chipenda, il fut un chef militaire, partisan de la lutte armée contre la présence des colons portugais en Angola. Mais l'homme n'était pas digne de confiance à cause de ses retournements de veste ; un coup il est avec le MPLA, puis se tourne vers le FNLA de Holden Roberto, et enfin pour revenir au MPLA !
L'indépendance du pays fut arraché par les armes et c'est Agostinho Neto qui proclama l'indépendance le 11 novembre 1975, alors même que la ville de Luanda subissait les bombardements de leurs deux rivaux, le FNLA et l'UNITA. Le MPLA remporta la première victoire et installa le gouvernement dans la capitale.
Malgré cela la guerre civile se poursuivait un peu partout en Angola. Les forces armées de tous bords faisaient entendre la voix des armes.

En 1977, le MPLA qui contrôlait la capitale et une partie du pays s'autoproclama comme un Mouvement pour le peuple. Le MPLA se transforma en un parti unique, un parti-Etat, avec ses propres contradictions. La petite bourgeoisie de fonctionnaires, métis, blancs et quelques noirs privilegiés, contrôlaient la machine de l'Etat. Une bureaucratie du pouvoir nâquit, avec sa pléthore du personnel d'Etat, des profiteurs du système. Le parasitisme du fonctionnariat, l'absentéisme et la corruption généralisée, tout cela gagna tout le pays, dans une situation de crise économique et des pénuries alimentaires. L'insécurité règnant dans la plus grande partie du pays, l'exode rural gagna la population qui fuya vers les villes. La surpopulation de Luanda fut révélatrice de cet exode. Les injustices et le racisme, sans oublier la xénophobie tribale faisaient leur apparition dans la mentalité angolaise déjà travaillée par le système colonial portugais, avec son aliénation mentale. Deux camps se formaient : les gens de la ville et les paysans. Pour accéder à une certaine aisance, il fallait trouver du travail et pour trouver du travail, il fallait parler...portugais ! Dans un pays où l'analphabétisme atteignait les 98%, vous imaginez un peu le drame.
Le petit peuple se sentit trahi de voir qu'une seule partie, la classe dirigeante, bénéficiait de la richesse du pays, alors que la grande majorité des Angolais mourrait de faim, manquait de travail, voire même de logement. Tout cela sera à l'origine des contestations généralisées dans la ville de Luanda, surtout.

Au sein de la direction du parti d'Etat, le MPLA, l'heure était à la remise en question. Un homme osa contester ouvertement l'orientation et les injustices sociales. Il s'agit de Nito Alves, Ministre de l'intérieur, le théoricien du pouvoir populaire 'poder popular'. Pour lui, le pouvoir doit revenir au peuple angolais. Nito Alves contesta l'autorité du président Agostinho Neto.
En novembre 1976, il sera écarté du gouvernement. Mais l'homme avait acquit une popularité au sein des Luandais. On admirait son courage d'oser dénoncer la mainmise des métis et quelques blancs dans tous les hiérachies du système économique et du gouvernement. Il sera traité de "raciste", alors même qu'il était marié à une femme portugaise (Sita Valès).
Ce qui devait arriver, arriva.
A l'aube du 27 mai 1977, Nito Alves organise un acte de rebellion populaire. Son appel sera largement suivi par la population noire des 'muçeques'(quartiers populaires des périphériques de Luanda). La capitale angolaise fut reveillée un matin par des tirs d'armes lourdes. Alors même qu'une marche de protestations gagnait toute la ville. Venant des quartiers populaires, tels Sambizanga, Maculusu, et d'ailleurs, la foule se rue dans les grandes avenues, s'engouffre dans le Marginal, direction la prison, afin de libérer les prisonniers politiques et autres, arrêtés par la milice et les policiers du MPLA. Cet acte de désobéissance civique est attribué à Nito Alves. On parlait d'un Coup d'Etat, ou d'un coup de force des 'fractionnistes'. Ces troubels obligèrent le gournement de faire intervenir l'armée. Il y aura plusieurs blessés et des arrêstations.
Nito Alves, sa femme portugaise Sita Valès (membre du parti communiste portugais), les adjoints Zé Van Dunem, Balakof, Minerva, tous furent traqués.
Des raffles auront lieu dans la capitale. Le 7 juillet 1977, Nito Alves sera arrêté dans son village de Piri (région de Dembo). Non loin de Luanda, la capitale.
Le président Agostinho Neto mit fin aux actions des 'fractionnistes', dont il les accusait d'être manipulés par le Parti Communiste Portugais.

Le 10 septembre 1979, le président Agostinho Neto meurt des suites d'une maladie (crise cardiaque ? cirhose de foie ? empoisonnement ? Les péculations vont bon train).
La direction du parti MPLA devra choisir celui qui le succédera, entre les prétendants Luis de Almeida, Lucio Lara, Paulo Jorge et Eduardo dos Santos.
C'est ce dernier, José Eduardo dos Santos, le plus jeune politicien du parti, qui sera élu le deuxième Président de la République Populaire d'Angola. Il aura la tâche de poursuivre la ligne politique du parti, puis de reformer ce parti, ramener le calme dans le pays, arrêter la guerre, ramener la paix, et surtout mettre en place le processus de la démocratisation de l'Angola. Lourdes tâches, vastes programmes pour le jeune président. Il va être assister par un appareil d'Etat-MPLA, bien rôdé et expérimenté dans ces situations de guerres.
Quelques années plus tard, les tentatives de la démocratisations vont échouer à cause de la reprise de la guerre par le mouvement rebelle l'UNITA.
Pour certains, le président José Eduardo dos Santos restera le tombeur du charismatique et intansigeant chef de l'UNITA, Jonas Malheiro Savimbi. Pour d'autres, son bilan est mitigé. Mais il est difficile à dire et à pronostiquer le futur.
On observe que sous son autorité, l'économie du pays a redémarrée, le pétrole tourne à profusion, les investisseurs étrangers affluent en Angola. Les dévises rentrent dans les caisses de l'Etat.
Des critiques s'élèvent aussi pour dénoncer l'enrichissement de la classe bourgeoise et politique. Et même, la pauvreté grandissante auprès de la majorité des Angolais. On lui demande de faire une bonne politique afin que le pays se développe rapidement puisqu'il y a des moyens pour y parvenir.

Alors, à soixante-cinq ans, José Eduardo dos Santos sera-t-il encore capable de diriger le pays ? Sera-t-il son propre successeur ? Nous le saurons très bientôt.
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W
Nous venons d'apprendre avec tristesse la mort de l'ancien président du FNLA, Holden Roberto, à l'âge de 84 ans. Il est mort jeudi 2 août 2007. L'Angola vient de perdre le dernier des pères de son indépendance.
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A
José Eduardo dos Santos est né le 28 août 1942. Il fut ministre des Relations extérieures du 11 novembre 1975, au 9 décembre 1978, puis, Premier ministre adjoint, et enfin du 9 décembre 1978 au 10 setptembre 1979, ministre du Plan.<br /> Le 10 septembre 1979, il succède au feu président Agostinho Neto à la tête de l'Etat angolais, et en même temps, devient le Secrétaire général du parti au pouvoir, le MPLA.
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A
Attendons d'abord la fin des récensements qui continuent et je reviendrai sur ce pays décidement intéressant pour beaucoup.
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M
Au sujet des éléections générales prochaines en Angola, j'apprends que les Angolais de l'étranger n'auront pas accès au vote ! Raisons invoquées "manque des moyens" pour pouvoir contrôler comme il se doit le déroulement d'un tel vote à l'étranger. Au moment où l'on célèbre avec faste de la paix retrouvée et de la réinstallation d'une démocratie concrète dans ce pays, priver une partie de ses enfants de l'exercice citoyen provoquera une frustration telle que ces derniers pourront se demander s'ils sont considérés comme faisant partie intégrante de cette Nation ou vont-ils être considérés perpétuellement comme des étrangers? <br /> Avec votre sens d'analyse, et ayant consacré un dossier sur ce thème, nous aimerions avoir un éclaircissement quant à l'avenir de la Dispora angolaise. Je vous en remercie.<br /> Michaël Wezekélé Yalama
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A
Encore une fois, merci pour votre message. La semaine angolaise est une occasion de faire connaissance et découvrir ce pays. <br /> J'ai commencé par le Nigéria, puis l'Angola, la Namibie et la Zambie. Prochainement, je parlerai du Congo-Brazza, un pays que j'ai séjourné un temps et qui m'est cher. A bientôt.
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