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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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SIMONE E. GBAGBO dédicace son livre "Paroles d'honneur"

Je ne regrette pas mon déplacement. Il faut dire aussi, que, pour la signature de son premier livre "Paroles d'honneur", ce samedi 9 juin, à Genève, les Ivoiriens de Suisse n'ont pas lésiné sur les moyens pour accueillir cette Première dame, Madame la Présidente épouse Simone Ehivet Gbagbo. La Mission Permanente de la Côte d'Ivoire auprès des Nations Unies à Genève, l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Berne, et le COPARIS (une Association des Jeunes Patriotes Ivoiriens résidant en Suisse, tous ont donné à cette journée de la présence de l'épouse du Chef de l'Etat Laurent Gbagbo, auteure d'un ouvrage autobiographique, une dimension à la mesure de sa personnalité. 

Je suis arrivé à 16 h 55' devant ce luxueux hôtel  ' RAMADA PARK  HOTEL', sis à l'Avenue Louis-Casaï, à Genève, proche de l'aéroport de Cointrin-Genève. Mon invitation officielle dans la poche. Il y a déjà du monde à l'entrée. Je vois des hommes et des femmes, sur leurs trente-et-un. Ils traînent, guettent, jaugent, avant de rentrer tous dans l'enceinte de cet hôtel. 
La cérémonie de dédicace de l'oeuvre de Mme Gbagbo devrait commencer à 17 h pile. 
Le Comité d'accueil me reçoit avec beaucoup de déférence et d'attention. Une réception impéccable. Monsieur Guy Alain Gauze, le représentant de la Mission ivoirienne à l'ONU, nous acceuille personnellement et chaleureusement, avec son large sourire. Je note que des jeunes filles portent un tee-shirt à l'effigie de la première dame ivoirienne et on peut y lire "Paroles d'honneur", le titre du livre. Escorté par une charmante hôtesse ivoirienne, je pénètre dans la grande Salle "Zürich" de cet hôtel où va avoir lieu la cérémonie. Il y a déjà foule à l'intérieur. Faisant partie des invités de marque, on me dirige vers les premiers rangs reservés. Je m'installe, le gros livre de Madame l'écrivaine sur mes genoux. La photo de Simone E.Gbagbo en première page couverture du livre. Je profite pour feuilletter quelques pages que j'avais déjà lues. On me remet le programme de la journée, un petit carton avec photo de l'auteur pour ma pagination. L'hôtesse me gratifie un joli sourire qui me met à l'aise. Il y a du monde. Je constate aussi que tout le monde a acheté le livre qui coûte 40 francs suisses. Presque toutes les chaises sont déjà occupées. Et les gens continuent d'arriver. Je note que les Ivoiriennes sont les plus nombreuses dans la salle. Elles sont pimpantes d'élégance. Je regarde autour de  moi. Tiens, je reconnais quelques têtes. je retrouve quelques amis Haïtiens. Embrassades. Sourires. Franches rigolades à l'évocation de certains souvenirs croustillants. La salle se remplit. Des centaines de personnes se ruent dans la salle, en famille, avec des enfants. Les hommes toujours aussi impeccablement cravattés. Les femmes sont magnifiques avec leurs pagnes africains ou des boubous aux motifs châtoyants, sinon en tenue européenne. 
Je suis assis à côté des grandes personnalités. Je reconnaîs la représentante de l'Union Africaine (une Egyptienne), les Excellences ambassadeurs du Congo-Brazzaville, de la Tunisie, de la Guinée-Conakry, les Corps diplomatiques, les représentants de la délégation étrangère auprès de la Mission de l'ONU, des Rwandais, Burundais, Congolais, Angolais, Maliens, Sénégalais, Haïtiens, des Suisses, des Français et d'autres Européens. Je remarque la présence du célèbre écrivain suisse Jean Ziegler (que la salle a applaudit l'entrée). Une ovation méritée, semble-t-il. Les délégués internationaux, les Jeunes Patriotes de la Côte d'Ivoire.

Vers 18h, arrivée imminente de la Première Dame Simone E.Gbabgo. Les photographes se bousculent pour être dans le bon angle pour une belle prise de photo de la Première Dame. Elle entre, sourire aux livres. Elle exhibe ses belles dents bien blanches. Elle lève les mains pour saluer l'assistance. La foule s'excite. La salle s'echauffe. Applaudissements nourris mêlés de brouhahas et vivas. Un accueil enthousiaste pour cette femme militante et de convictions. 
Le président du Comité d'organisation, M. Roger Franck Vaho fait son allocution, pour souhaiter la bienvenue. Ensuite, la parole sera donnée à son Excellence Monsieur l'Ambassadeur de la Côte d'Ivoire en Suisse, S.E. Mamadou Diarassouba.
Et puis, c'est au tour d'une jeune étudiante Lydie Mabo Keller (étudiante en lettres et documentation). Elle fait une brillante présentation du livre et de son auteur, Simone Gbagbo. Un peu intimidé, les encouragements de la salle lui donnent du peps et elle se lâche dans une dithyrambique autoportrait de la Première Dame Ivoirienne. Elle fait un éloge appuyé de sa vie d'étudiante militante, de syndicaliste, de combattante et de femme engagée. Son enfance est relatée comme j'ai pu le lire dans son livre.
Mais le discours qui viendra une demi-heure plus tard est le plus intéressant de cette cérémonie. Discours improvisé mais bien préparé, dit excellement par son excellence l'Ambassadeur Guy Alain Gauze. Quel talent d'orateur ! Quel verve ! Quel conteur, cet homme-là ! Le livre est analysé superbement en un clin d'oeil. " Ce livre n'est pas que littéraire, puisqu'il se lit aisement, mais c'est véritablement un pavé autobiographique pour l'histoire de la Côte d'Ivoire !", dira-t-il. La salle est conquis par son phrasé, son éloquence. Comblée par tant de belles paroles intelligement dites. Je vois la Première Dame très émue, un sourire aux lèvres, les larmes presques dans l'oeil. "Paroles d'honneur", (Editions J.M.Laffont / Ramsay, Paris 2007), un ouvrage de 511 pages, autobiographie certes, mais surtout la prise de la parole d'une grande femme africaine qui n'a pas froid aux yeux pour dire sa vérité sur son pays et sur l'Afrique. 
Après ce discours, la remise de présent, à la Première Dame Simone Gbagbo. Elle en est émue, bouleversée, touchée par ces gestes : des montres suisses (pour bien montrer que nous sommes dans le premier pays fabriquant des montres de qualité),  remise de la Constitution hélvétique (pour montrer la valeur symbolique et l'importance de celle-ci pour ce pays de démocratie), et une plaquette dorée de l'emblême de l'Union Africaine (pour l'appartenance de la Côte d'Ivoire au sein de cette organisation africaine). Tous ces cadeaux étaient fort symboliques. 

Avant la prestation artistique, Madame Simone E.Gbagbo devrait faire un discours. Son intervention était remarquable. Après avoir remercier les organisateurs de lui avoir invitée de venir en Suisse pour dédicacer son livre, elle se lança dans la réthorique de son engagement militant. Comme dans son livre, elle fustige les forces obscures qui font tout pour diviser les Ivoiriens, stopper la progression de l'Afrique qui, une fois qu'elle tente de se développer, ces forces du mal font tout pour saper son moral, à dénigrer ses actions, par médias occidentaux interposés. On découvre que ce n'est pas un hasard que cette femme a subit des attaques contre sa personne. On l'a accusé des méchancetés qui l'ont blessée. Mais elle n'a aucune haine contre qui que ce soit. Au contraire, elle garde la foi que l'Afrique s'en sortira avec ses propres filles et fils qui gardent cet idéal. Un discours militant, combattif, féministe à l'africaine, pour bien montrer que le féminisme africain est diférend puisqu'il n'oppose pas les femmes contre les hommes mais veulent que les femmes montrent le chemin aux hommes qui s'égarent...
"Aujourd'hui, écrit-elle dans sa dédicace du livre, à travers le monde, il y a de plus en plus de femmes qui réussissent et montrent aux hommes le chemin de l'honneur."  Paroles d'honneur de Simone Gbagbo, femme africaine, sans complexe, qui s'assume en tant femme, épouse et mère de famille de sept enfants. Elle a le verbe haut, facile, sachant galvaniser les foules. Je note que la salle est restée littéralement scotchée, buvant ses paroles. C'est rare d'entendre une femme parler comme ça, répliquant avec humour " Vous savez, en Afrique on respecte la femme mais quand elle se tait. Eh bien moi j'exige la prise de la Parole, le devoir de la Parole ! Ce sont mes Paroles d'honneur ! "
C'est ainsi qu'elle conclut son discours sous une longue acclamation. Et on n'est pas prêt d'oublier cette Première Dame de la Côte d'Ivoire ! Pour mieux la comprendre, il y a mieux de lire son livre.
La cérémonie s'est poursuivie avec la dédicace de son livre, avant de la terminer dans un somptueux cocktail.
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D
je suis ravi de ton commentaire et satisfait que tout se soit passé de la meilleure des façons.
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