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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Congo-Brazza, pour tout faire et réussir en attendant les élections de 2009

Pour comprendre le Congo-Brazzaville, il faudrait pour commencer de partir de son histoire passée afin de comprendre son avenir. 
Du XVè au XVIIè siècle, le grand Royaume du Kongo s'étendait sur des vastes régions du Nord de l'Angola, la région-est du Congo-Kinshasa et les régions-sud du Gabon et du Congo-Brazzaville. La capitale du Royaume Kongo se trouvait à Mbanza-Kongo, en Angola.
Et lorsqu'en 1875, Pierre Savorgnan de Brazza, un exploration italien, remonte le fleuve, il apprend que celui-ci se nomme fleuve Congo. Il s'arrête dans un petit village Mbé. Dès le 10 septembre 1880, il prétend conclure un traité de protectorat au profit de la France, avec le chef du village de Batéké, le roi Téké Makoko Iloo. C'est le début de la colonisation , en 1883, avec Cordier, qui confirma la présence française sur ce territoire. La fameuse Conférence de Berlin de 1885, accorda les droits à la France d'administrer ce pays qu'on appelait désormais Congo. Ntamo, l'ancien village deviendra une grande ville et rebaptisée Brazzaville, du nom de premier explorateur Savorgnan de Brazza, qui était au service de la France. Devenu le commissaire général de ce territoire d'outre-mer, Pierre Savorgnan de Brazza étend les possessions françaises, du Congo au Gabon, et les diverses compagnies concessionnaires se départagent les territoires pour exploiter les richesses découvertes, toutes les ressources forestières et minières. Le grand pillage pouvait commencer. Avec ses excès et ses brutalités. On était encore loin des droits de l'homme. Ici, les Noirs devaient travailler, produire pour les Blancs. Les Noirs sont obligés d'effectuer les travaux forcés pour les  bénéfices  de la France métropolitaine. Toute sorte de contestation est interdite et punie par la loi coloniale. Toutes contestations sont reprimées dans le sang et autres vexations que seuls les Noirs devaient subir. 
Le territoire est scindé en en deux  : une partie portera le nom de "Congo", et l'autre partie sera le "Gabon". 
Brazzaville devient la capitale de cette parite de l'Afrique Equatoriale Française, en 1910.
Et lorsque la première guerre mondiale débutera, la France aura besoin de ces bras pour porter leurs armes au front. La guerre de 1914-18  éclate et l'on verra les premiers tirailleurs déjà au front sous la neige. Ils étaient enrôlés de force et devraient se battre en première ligne pour défendre les intérêts de la France. 
A la fin de la guerre, les Noirs retourneront en Afrique. Ceux qui avaient réussi une petite instruction serviront de garde-chiurme, de traducteurs, de bons soldats obéissants qui doivent apprendre à se taire et à obéir aux ordres.
Certains d'entre eux se conduisaient d'ailleurs plus sévèrement avec leurs propres conmpatriotes pour faire obéir les lois de la République française en cette terre lointaine d'Afrique. Les Noirs devraient en plus payer les impôts pour la France. Les plus dévoués recevaient des médailles de mérite, à la place d'un salaire. 
Les possessions françaises de 1920 se repartissaient en trois colonies : l'actuel Gabon, le Moyen-Congo (l'actuel Congo-Brazzaville), Oubangui (l'actuelle Centrafrique) et l'actuel Tchad.
L'Afrique Equatoriale Française aura comme capitale : Brazzaville. Les indigènes Noirs n'avaient aucun droit. Ils devaient juste obéir aux lois des Blancs. Et surtout, fournir leur force de travail. La Compagnie Française de l'Afrique de lOuest (CFAO), et la compagnie Concessionnaire Sangha Oubangui, (CSO), superviseront tous les travaux dans tout le Moyen-Congo. Tandis que la compagnie de Chemin de Fer Congo-Océan veilleront à ce que les travaux de ce chemin de fer qui servira à évacuer les bois, des mines, des matières premières exploités, se passent bien, depuis la forêt équaoriale jusqu'aus ports de l'Océan Atlantique. On obligea des gens de travailler dans un rythme infernal, dans une cadence digne de machines à production, pour que les délais de la fin des travaux soient respectés. Des milliers d'hommes vont donc travailleur durement pour la construction de ce chemin de fer Congo-Océan. Tout cela dans des conditions inimaginables. Il y aura de toute façon des morts, et des maladies, sans parler des sévisses corporels. 
Lorsque la deuxième guerre mondiale sera déclenchée en Europe par Adolf Hitler, la France aura de nouveau besoin des Tirailleurs Africains pour aller combattre les soldats Allemands et le régime nazi. En 1940, Brazzaville deviendra la capitale de la France Libre. Le général De Gaulle viendra y tenir des conférences et faire son fameux discours en 1944, prélude à l'émancipation des Noirs et leur premier pas vers l'indépendance et à la décolonisation.
Le Moyen-Congo devient une République autonome en 1958, et deux ans plus tard, le 15 août 1960, le Congo accède à son indépendance. Brazzaville garde son statut de la Capitale de la République du Congo-Brazza. Pour beaucoup de Congolais, le nom de Savorgnan de Brazza reste symbolique. Il est encore adulé. Un Mémorial sera même érigé en son honneur à Brazzaville...
(Pour la petite histoire, Savorgnan de Brazza, né à Rome, (Italie), mort à Dakar (Sénégal), inhumé à Alger (Algérie), son corps devrait être transferé dans la ville qui porte son nom. Une affiche le montre tout près de l'aéroport de Maya Maya, à Brazzaville. Avec des slogans du genre "Conquérant Pacifique", "Libérateur d'esclaves", etc... Il fait l'objet d'un vrai culte d'adoration pour certains.) ...Peut-on ironiser ?

La République du Congo-Brazzaville est un pays de 342.000 km2, avec une population de près de 4 millions d'habitants. Sa capitale est donc Brazzaville, comme on l'a souligné mainte fois. Avec près d'un million d'habitants. Plusieurs groupes ethniques et linguistiques y vivent. Les divers groupes ethniques se répartissent comme suit : les Kongo, les Vili, les Mbochi, les Téké, et tant d'autres encore. On parle lingala, kikongo-monokotuba, lari, vili, etc. Mais la langue officielle reste le français. Langue parlée par tous les habitants du pays.
Les villes principales sont : Pointe Noire (ville portuaire), Ouesso, Dolisie, Owando, Madingou, Kinkala, Loutété, Sibiti, Djambala, Kibangou, Impfondo, Boundj, Makoua, Epena, Odziba, etc.
Le sol et sous-sols du Congo est riches en bois et autres minérais. Mais c'est le pétrole qui domine et reste la principale ressource exploitable à grande echelle. 

Après l'indépendance de 1960, c'est l'Abbé Fulbert Youlou qui sera le premier Président du Congo. Trois ans plus tard, il sera renversé par un soulevement populaire organisé par les syndicalistes. 
Après les élections, c'est le président de l'Assemblée Nationale Alphonse Massamba-Débat qui deviendra, le 15 août 1963, par le suffrage indirect en vigueur à l'époque, le deuxième Président  de la jeune République.
C'est par un coup d'Etat militaire qu'il sera déstitué, le 1èr janvier 1969, et un Conseil National de la Révolution (CNR) qui cédera la place le 31 décembre 1969 au Parti Congolais du Travail (PCT), et portera le Camarade Commandat Marien Nguabi à la tête de cette nouvelle République Populaire du Congo. Optant pour l'idéologie marxiste-léniniste, idéologie importée de l'Union Soviétique (URSS, Union des Républiques Socialistes Soviétiques), et de la Chine de Mao Tsé Tung.  Marien Nguabi va marquer l'histoire révolutionnaire de cette république populaire, d'obédience clairement communiste. Et pour bien marquer cet ancrage à gauche et à l'idéologie rouge digne des soviets, le drapeau national prendra cette couleur rouge, avec la houe, (à la place de la faucille et le marteau), et le marteau, pour rester fidèle aux dogmes. Les discours de Marien Nguabi sont des très beaux morceaux d'anthologie à écouter. Marien Nguabi savait manier la langue française sans accent. Il avait le verbe, la parole, la finesse dans ses discours militants. On voyait dans les rues de Brazzaville des jeunes pionniers de la révolution, en culotte et foulard rouge autour du cou. Toute la journée la radio nationale, "La Voix de la Révolution", célèbrait cette dite-révoluton avec des slogans pompeux. Dans les journaux, sous contrôle des gardiens de la révolution, on vantait les bienfaits du marxisme, du léninisme, du maoïsme, bref de l'idéologie communiste et l'orientation du PCT, des idées des camarades soviétiques, de l'importance de la révolution de Lénine en 1917, du bolchévisme, du camarade Ilicth Vladimir lénine, Karl marx, du petit livre rouge de Mao ! Et ivres de tout cela, les pionniers de la révolution défilait sur le grand boulevard devant le camarade-président le grand timonier, le camarade-commandat chef des armées, le combattant de la révolution Marien Nguabi.  La révolution était bien en marche. A la radio, on rivalisait en bon français sur les discours teintés de slogans révolutionnaires. C'était l'euphorie. Les jeunes pouvaient vous réciter des citations des grands révolutionnaires marxistes. L'opposition n'avait pas sa place. Les Kiganga et autres pseudos-antirévolutionnaires étaient traqués et châtiés sans pitiés. On garde en mémoire la tête coupée d'un rebelle exhibé à la télévision, faisant le tour dela ville pour servir d'exemple à tous ceux qui n'avaient pas compris l'orientation soviétique du nouveau pouvoir révolutionnaire. Des chanteurs de talent, comme Franklin Boukaka, verront leurs chansons interdites à l'antenne de radio comme à la télévision. 
Cette belle fête révolutionnaire à l'africaine va s'arrêter tout d'un coup, un matin du 18 mars 1977, avec l'assassinat violent du camarade-président, le commandat Marien Nguabi. Fini la récréation révolutionnaire. Même si l'époque était révolutionnairement joyeuse et récréative. J'en connais qui regrette encore cette époque. L'armée reprend les choses et tout le monde doit se mettre au pas !   
Son ami et ministre de la Sécurité, le colonel Denis Sassou-Nguesso se montrera l'homme fort de cette révolution du palais. Tous ceux qui étaient soupçonnés impliqués dans l'assassinat du président Nguabi seront impitoyablement arrêtés, emprisonnés, d'autres, exécutés. 
Mais c'est le colonel Joachim  Yhombi-Opango, qui va succéder à Nguabi. De 1977 à 1979, le colonel Yhombi-Opanga est le chef de l'Etat de la République Populaire du Congo. Un Congo triste, en crise économique et politique. 
Le 5 février 1979, Denis Sassou Nguesso devient enfin, le nouveau chef de l'Etat. Le colonel-président s'installe sur le fauteuil du chef de l'Etat, déstituant au passage le colonel-président Joachim Yhombi-Opango.
Denis Sassou Nguesso tiendra solidement les rênes du pouvoir des mains de maître. Autoproclamant Président-Général des Corps d'Armée, Denis Sassou-Nguesso fera savoir à tous qu'il est bien le président, ancien militaire et le pays doit être dirigé comme dans l'armée. C'est-à-dire au pas et dans la discipline. Les Congolais l'auront compris. Il va diriger le Congo des mains de fer. La stabilité du pays est à ce prix. Cette stabilité du pouvoir qui va coïncider avec la flambée du pétrole. L'exploitation du secteur pétrolier va connaître un boum économique faisant rentrer les dévises dont le pays a vraiment besoin. Le Congo devient un grand pays pétrolier d'Afrique.  Les Compagnies françaises se précipitent dans le pays. L'offre est alléchante. Une bourgeoisie commence à naître.
Malheureusement, un évenèment va changer la donne un peu partout en Afrique de ce début des années 1990.
Sous la pression et la vague de la "démocratisation", le pouvoir est obligé de préparer l'alternance démocratique. 
Le multipartisme prendra naissance au Congo de Denis Sassou Nguesso.  Un an plus tard, on organise une Conférence Nationale, avec tous les partis politiques d'opposition et du gouvernement. Tout cela en vue des prochaines élections présidentielles et législatives.
Le 16 août 1992, il y aura des éléctions libres. Pascal Lissouba, (ancien professeur, venant de la société civile), est élu président de la République  du Congo. Non sans mal. Hélas, dès 1993, une première guerre civile éclate dans le pays. On soupçonne l'ancien président derrière tout cela. Certains (y compris le gouvernement de Lissouba) y voient encore les manoeuvres de l'ancienne puissance coloniale (la France). Et accusent ouvertement les lobbies politico-financiers de Paris de vouloir déstabiliser le Congo. Les voix non-autorisées disent que la France voyant son influence diminuer, et surtout le contrôle du domaine pétrolier lui échapper, souhaite réinstaller un régime plus coopératif dans ce domaine. Les choses vont se précipiter avec une anarchie politique et sociale. C'est une paralysie politique à la tête du pays. Lissouba sera incapable d'assoier son autorité. L'armée se divise. Les milices naissent un peu partout. Bernard Kolélas, le maire de Brazzaville manifeste son inquiétude devant la dégradation de la situation sociale dans la capitale. Il appelle au calme. L'heure n'est plus aux appels ni aux dialogues. Au mois de juin, la deuxième guerre civile est déclarée. Militaires pro-gouvenemental contre Milices anti-gouvernental. On se bat dans les rues de Brazzaville. Brazza est à feu et à sang. Puis, dans les campagnes. Le pays sombre dans le chaos généralisé. La guerre éclate avant même l'élection présidentielle. L'ex-président reprend du service. Il reprend le pouvoir le 25 octobre 1997. Le combat ne cesse toujours pas en décembre 1998. Il décide alors de prendre les choses en mains. Il mâte les rebelles, les milices, sans vergogne. Paris dit de lui que c'est l'homme de la situation. Les hommes politiques s'exilent. Pascal Lissouba trouve réfuge à Londres, en Angleterre. Les Miliciens de Sassou nguesso et les partisans de Lissouba et d'autres partisans s'affrontent à l'arme lourde. C'est finalement la Milice de Sassou nguesso qui prend le dessus et l'emporte. Fort de sa victoire, il veut nettoyer le pays de toutes poches de résistance. Un certain Pasteur exhalte les milices cachés dans la brousse. Le Pasteur Ntumi et ses miliciens  "Ninjas" du CNR), ont combattus les troupes de Sassou nguesso de 1998 à 2003. Alors qu'en 2001, on parlait de cessession des hostilités et qu'on s'acheminait vers la réconciliation nationale et aux éléctions démocratiques. Finalement, elles auront bien lieues et Denis Sassou Nguesso redeviendra pour la seconde fois le Président  de la République du Congo, le 10 mars 2002. C'est donc l'alcamie. Le nouveau gouvernement a engagé des négociations entre le pouvoir et la rébellion du Conseil de la Résistance, (le CNR), dirigé par le Pasteur Ntumi. L'accord de paix est signé en mars 2003. Tout le monde se met d'accord. On lancera une opération de démobilisation, du désarmement et de la réinsertion (nommée DDR), en janvier 2004. Un comité de suivi supervisera tout cela. Le Pasteur Ntumi annonce qu'il quittera son fief armé dans la localité de Vindza, et que ses milices déposeront leurs armes. Mais le rebelle est encore méfiant. Il veut des garantis. La promesse de stockage d'armes est ralentie. Le combat au Cngo a fait des milliers de blessés et des disparus. En juillet 2005, débute le procès de disparus du Beach.  En octobre, les opposants rentrent au pays. C'est le cas de Bernard Kolélas qui avait quitté le Congo durant la guerre pour se refugier dans un pays africain, (au Mali),et qui retournerait  en octobre 2005. 
L'affaire des disparus est une sombre affaire. 353 Congolais rentrés de la République Démocratique du Congo voisine, par le port fluvial du Beach de Brazzaville sont portés disparus. Où sont-ils passés ? Que leur est-il arrivés ? On accuse le général Norbert Dabira , inspecteur général des FARC (Forces Armées Congolaises) d'avoir pasrticipé à la "disparition" de ces 353 réfugiés Congolais. C'est qu'il nie d'ailleurs. 
Le processus de la démocratisation continue. Le retour des opposants en est la preuve.  Bientôt auront lieu les élections législatives. Dans cette perspective, les partis se préparent. On parle des alliances : UPADS (l'Union panafricaine pour la démocratie sociale, de Pascal Lissouba), RDD (Rassemblement pour la démocratie et le développement, de Yhombi-Opango), et URD / Mwinda, (Union pour la démocratie et la république, de André Milongo, tous les trois souhaiteraient coaliser. Mathias Dzon de l'UPRN (Union patriotique pour le renouveau national) n'a pas encore dit sa position. 
Le calendrier est déjà prêt. Les élctions législatives auront lieu les 22 juin et 22 juillet 2007, tandis que les élections locales sont avancées le 20 janvier 2008. Quant au scrutin présidentiel, ce sera en 2009.
Entretemps le président Denis Sassou-Nguesso peaufine son gouvernement. Isidore Mvouba reste encore le premier ministre (sauf changement de dernière minute), aux affaires étrangères et francophonie , Rodolphe Abada,  au commerce, consommation et approvisionnement, Adélaïde Moundélé-Ngollo, à la Justice et droits humains, Aimé-Emmanuel Yoka, aux Mines, industries minières et Géologie, Pierre Oba. Les deux femmes qui occupent des postes ministériels du gouvernement sont donc, à la Santé, affaires sociales, solidarité et Famille, Madame Emilienne Raoul. Et à la Promotion de la Femme et intégration de la Femme au Développement, Madame jeanna-Françoise Lekomba. Pour ne citer que ceux-là. ne pouvant pas faire la liste de tout le gouvernement, par manque du temps.
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T
Pourvu que ces élections ne ressemblent pas à une mascarade !
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