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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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ALAIN MABANCKOU et FRANCOIS BIKINDOU, Deux Romanciers Congolais

On ne peut parler de la littérature congolaise sans évoquer le nom d'Alain Mabanckou. Doué et dôté d'un talent d'écriture réjouissant, Alain Mabanckou a publié en 2005 un remarquable roman qui a attiré l'attention sur lui, "Verre Cassé". L'auteur raconte avec humour les aventures d'un soûlard dans un bar, que le patron du lieu recommande de noter les faits et gestes des clients qui fréquente son établissement, afin de perpétuer la mémoire de haut-lieu, haut en couleurs. "Verre Cassé" est le meilleur roman d'Alain Mabanckou, qui d'ailleurs à rafflé des Prix littéraires un peu partout. 

Né le 24 février 1966, au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou a passé toute son enfance à Pointe Noire.  Un important port du pays, au bord de l'Océan Atlantique. Après des études primaires et secondaires, il poursuit des études universitaires à Brazzaville, la capitale du Congo. C'est encore dans cette ville qu'il va vivre des belles années de sa jeunesse avec sa mère, ayant perdu le père plus tôt. Après sa licence en lettres, il obtient une bourse d'études pour la France. Inscrit dans les universités parisiennes, Alain Mabanckou se passionne pour la vie culturelle de la belle capitale française. C'est à Paris qu'il va publier ses premiers recueils de poèmes. Dévoilant déjà les qualités d'écriture et une âme de poète assez originale. 
Son premier roman "Bleu, Blanc, Rouge" est paru aux Editions Présence Africaine, en 1998. D'autres romans suivront. Mais nous citerons les plus remarquables et les plus importants : "Africain psycho", aux Edtions Serpent à Plumes, en 2003 ; " Verre Cassé", aux Edtions du Seuil, en 2005 ; et "Mémoires d'un Porc-épic", toujours au Seuil, en 2006. Tous ces romans ont reçu des Prix et rangés définitivement l'auteur parmi les plus grands écrivains africains de langue française. 
A ce titre, Alain Mabanckou réjoint le panthéon des grands nom de la littérature congolaise, tels que Jean Malonga, Tchicaya U Tamsi, Sony Labou Tansi, Henri Lopès, Emmanuel B.Dongala, Maxime N'Debeka, Jean-Baptiste Tati-Loutard, Caya makhelé, Sylvain Mbemba, Guy Menga, Théophile Obenga, Tchibinda Marie-Léontine, Ange-Séverin Malanda, Noël Kodia, Anatole Mbanga, Daniel Biyaoula, et tant d'autres encore.
Pour la nouvelle génération, les noms qu'on rétient sont : Boniface Mongo-Mboussa, Anatole Mbanga, Alpha Noël Malonga, Marie-louise Mbia, Emilie-Flore Faignond, sans oublier bien sûr, Alain Mabanckou et...François Bikindou.
Pourquoi ce dernier ? C'est parce que, ce jeune auteur n'a publier qu'un seul roman "Des rires sur une larmes", sorti en 2005, à Paris, aux Editions L'Harmattan. Ce petit roman de 148 pages dévoile déjà le talent caché d'un futur grand écrivain. 
"Des rires sur une larme", raconte l'histoire d'un jeune journaliste, Frédéric, contraint à l'exil, pour avoir été en possession d'un document sonore explosive, sur les révélations d'un général de l'armée que le pouvoir en place avait envoyé négocier avec la rebellion qui sévissait dans le Sud du pays.
Arrivé en Angleterre, son pays d'exil dont il ignorait la langue, Frédéric n'a d'autre choix que demander l'asile politique. Du métier de journaliste, contraint de survivre, il se retrouve à faire un sale boulot de manoeuvre non-qualifié. Humiliépar ceux des siens qui l'ont reconnu, Frédéric est l'archetype même des intellectuels africains, désillusionnés, et leurs misères conditions de vie d'exilé en Europe. 
L'auteur décrit dans son roman, dans un style assez dépouillé, le quotidien des demandeurs d'asile politique en Grande Bretagne. Cela pourrait bien se passer ailleurs.  

François Bikindou est lui-même réfugié dès juillet 1992. Il était menacé de mort dans son pays, le Congo. Auparavant, il travaillait pour la BBC (British Broadcasting Corporation), en tant que correspondant. Jeune journaliste, il avait déjà séjourné à Londres, en Angleterre, et s'est noué des relations personnelles là-bas. De plus, Londres est la capitale anglaise la plus consmopolite. 
Actuellement, Francçois Bikindou travaille comme animateur culturel à l'Alliance française de Manchester, et animateur dans une radio locale, à Bradford, et journal dans différents journaux.
Sur le plan d'écriture, nous ne doutons pas que s'il persiste, François Bikindou est sur les traces d'Alain Mabanckou. Celui-ci vit et travaille aux Etats-unis . Il est professeur dans une université de Los-Angeles. Et il trouve encore le temps d'animer son blog personnel sur le site de "congopage.com", auquel je participe de temps à autre.  Deux talents du Congo, loin du pays mais très attachés à leur culture d'origine.
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A
Oui, je profite de mon repos pour lire. Je suis en train de lire deux livres : "Willy Münzenbeg, artiste en révoution (1889-1940)" sur ce propagandiste du Komintern,un gro bouquin de 633 pages, que je pense termner ce week-end, pour entamer la lecture du dernier roman de Mabanckou qui vient de sortir, "Black Bazar". Et pour terminer, j'ouvrirai ce cadeau qu'on vient de me donner, ou plutôt de m'offrir pour le Nouvel An : un album de 160 pages, sur l'aviation suisse, "La conquête de l'air à travers l'affiche suisse" de Jean-Charles Giroud, paru cette année aux Editions P.Cramer éditeur.
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Y
Suite de l'affaire Mariane, la jeune guinéenne morte samedi dernier à Genève. La famille a décidé de porter plainte contre les policiers, pour abus d'autorité. Surtout que cette visite nocturne pour une affaire banale d'accorchage, n'est pas digne d'un service police.Plusieurs réactions et des condamnations pour ce drame.
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Y
Dans la série des crimes non-élucidés, voici encore une affaire de suicide très curieux. Une Guinéenne de 25 ans a été retrouvée morte au bas de son immeuble. Les proches de la victime pensent qu'elle a été poussée de son balcon du 5è étage. Elle était en Suisse depuis un mois. Son visa venait de s'expirer et s'attendait à une expulsion du territoire suisse. La nuit, les voisins témoignent avoir entendu la police frapper à sa porte et elle a leur ouvert. Une voisine d'en bas de son étage aurait entendue des bruits d'une sorte de bagarre, puis un bruit bizarre et le silence. Sa cousine qui l'hébegeait était sortie la nuit pour aller en boîte, à son retour au petit matin, elle n'a pas pu ouvrir la porte avec sa propre clé, la serrure de l'intérieure l'empêchant. Le sérrurier est arrivé et la porte s'est ouverte. Ne trouvant pas sa jeune cousine, elle va vers la fenêtre, se penche pour savoir si elle était sortie, elle a vu son corps gisant au sol. La commaunauté guinéenne et africaine ayant appris cette nouvelle s'est rendue sur place pour manifester son indignation et son soutien à la victime. Un comité de soutien pour le rapatriement du corps au pays a été consitué. Elle veut que justice soit faite, parce que c'est le deuxième meurtre après cinq ans d'une autre guinéenne à Plainpalais, un quartier de Genève. La Commission africaine des promoteurs des droits de l'homme dénonce tous ces crimes et affaires louches perpétrer contre les Noirs Africains en Suisse, et plus précisement à Genève. Trop, c'est trop ! Une fille égorgée dans le train, des Noirs tabassés par les jeunes Skineads nazis à la gare Cornavin de Genève, les humiliations de la police suisse contre les étrangers, il est temps que la Suisse fasse cesser toutes ces bavures, policières ou autres !
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Y
Pendant que vous vaquez à vos préoccupations, je vais vous parler d'Ange Mugeni, une jeune Rwandaise, retrouvée morte dans un TGV Lyon/Genève. Le jeudi 31 mai à 5 h 15, en gare de Genève, on a retrouvé le corps d'une jeune fille noire dans les toilettes d'un wagon de ce train, agonisante, blessée à la gorge, se vidant de son sang, un couteau plein de sang à ses côtés. La victime avait son passeport sur elle et son portable. Une de ses amies aurait même reçu un appel de sa part, mercredi en fin de journée, indiquant qu'elle arrivait à Genève. L'identité de la jeune fille est revelée, il s'agit bien d'Ange Nugeni, 21 ans, étudiante à l'université de Lyon, en France. La police genevoise continue son enquête, semble-t-il, en collaboration avec la police française. Comment peut-on croire à une sérieuse enquête lorsqu'on sait que le wagon en question est restée sans scellé et reparti quelques heures plus tard en France, et que la police parle d'une rigoureuse enquête, alors même qu'elle piétine ? Un appel à témoin a été lancé. Est-ce une négligence ? De plus, la presse locale genevoise, reprenant l'information policière assimile la victime aux milieux de la prostitution africaine occasionnelle !!! Ce qui a indigné la famille et ceux ou celles qui connaissaient le sérieux d'Ange Mugeni. La communauté rwandaise de Lyon qui la connaissait aussi bien se sent insultée. Salir la mémoire de cette jeune africaine n'honore pas la police ni la presse. Ange Mugeni devait se rendre à Bulle, pour une cérémonie, et à la levée de deuil de son oncle André Ntashamaje (premier président noir du Conseil général de Bulle, et député, décédé), qu'elle n'avait pas pu assister à son enterrement pour cause d'examens. Pour la mémoire de cette jeune fille, victime de cette lâche agression, restons vigilants et dénonçons toutes sortes de bavures à caractère racial, car nul n'est à l'abri de ces tueries sauvages.
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J
Merci pour les portraits !
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