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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Accra 2007: Création des Etats-Unis d'Afrique ?

Que sera le continent africain si un jour les Africains se décidaient pour se réunir et créer des Etats-Unis d'Afrique, à la place de ces pseudo-micros Etats, dominés, et que l'on voit aujourd'hui ?
A en croire les intentions manifestes de ce derniers mois, ce rêve d'unité en marche, risque de devenir une réalité. 
Du 1èr Août au 3 Juillet 2007, les chefs d'Etat et des gouvernements se sont réunis à Accra, la capitale du Ghana, ce pays du pionnier du panafricanisme, Kwameh N'Krumah, pour essayer d'amorcer le processus de la mise en place des voies et moyens, pour la création future de la réunification des Etats-Unis des pays Africains, en un grand ensemble nommé les "Etats-Unis d'Afrique". Bien entendu, le chemin pour y aboutir reste encore long. Mais nous nous approchons et rien ne pourra plus empêcher ce processus et cette réalité voulu par l'Histoire et les hommes.  L'important, c'est que, l'idée de cet idéal n'est pas morte, malgré les années, et continue d'agiter les esprits et la subconscience de tous les Africains, d'où qu'il que soit.
Il est inconcevable, et incompréhensible, pour cette partie du monde, et qui a tout, tous les atouts, plus que l'ensembe de tous les pays d'Europe réunie, cette Afrique riche de ses femmes et ses hommes, riche par son son sol et sous-sols, continuer à rester à la traîne sur le plan de développement, que le reste du monde. Comment accepter cela au sein d'une communauté des hommes de cette planète ? Et surtout, lorsque l'on sait bien que, c'est plutôt l'Afrique qui a toujours fait la richesse des pays occidentaux. L'argent des pays du Sud qui finance toujours les pays du Nord. 

En 1957, c'est  un Ghanéen préstigieux, idéaliste panafricain, leader charismatique, qui a conduit son pays à l'indépendance, bien avant la vague des indépendances africaines des années soixantes. Epousant les idées panafricanistes des Noirs de la diaspora, (qui prônaient l'émancipation des Noirs partout dans le monde, et leur attachement à leur ' mère-patrie' l'Afrique), Kwameh N'Krumah avait déjà posé les premières pierres d'édification d'une unification africaine et de ses peuples. Incompris à son époque, souvent combattu, mais finalement la foi de l'Afrique dans l'âme, convainquant, il a fini par faire triompher ses idées. N'Krumah fut tout de même l'un des pères-fondateurs de l'Unité Africaine. Et à l'origine de la création de cette fameuse Organisation de l'Unité Africaine, (OUA).
Ainsi donc, le 25 mai 1963, à Addis Abéba, en Ethiopie, trente Chefs d'Etat des pays indépendants d'Afrique ont pu mettre en place une Organisation d'Unité Africaine, capable de gérer les affaires du continent.
Au scépticisme des uns, s'est ajouté  la foi des autres. Réconnaissons que cette nouvelle Afrique des indépendances des années soixantes n'était pas prête. L'OUA  ne pouvait pas dans ces conditions  fonctionner comme il le faudrait. Si les ambitions démésurées  des dirigeants de l'époque ont fait réculer la progression de l'Afrique de plusieurs années en arrière, la non-mâturité des Africains, en grande majorité, ne permettait pas non plus de comprendre précisément la volonté des uns des autres. Durant trois décenies, l'Afrique n'a connu que la désolation, les catastrophes, les déchirements, et les guerres. Aux coups d'Etats, se sont succédés les conflits  armés, entre les pouvoirs et les rebellions. Ensuite, la montée des révendications  tant régionales qu'ethniques. Sinon tribalistiques. Ajouté encore à ces conflits, les prédateurs locaux, comme aussi étrangers. Tous, ont profité de ces situations pour poursuivre les pillages, les instabilités et les trahisons. La politique consistait de dresser les uns contre les autres, et de profiter au maximum. Diviser pour mieux règner. Les Africains, naïfs ou mystifiés, faisaient plus confiance aux autres qu'aux leurs. Il y en a qui ne voulaient plus travailler avec leurs propres frères.  Tout ce qui se faisait par des Africains n'était jamais sérieux. "Les Blancs, c'est plus sérieux que les Noirs", entendait-on de partout. Les filles noires, les femmes africaines cherchaient une vie meilleure avec un Blanc qu'avec un Noir, un Africain. Sans oublier la prostitution, cette facile opportunité, seul moyen de gagner et de réussir la vie, une fois en Europe. Combien de couples ou des familles africaines ne sont-elles pas cassées, éclatées, avec ce genre de situation ? Quant aux hommes, un mariage avec une Européenne était parfois un moyen de gravir l'échellon social. Si pas une façon de mépriser encore plus ses propres frères de race.
Tout cela a contribuer à tuer l'éveil d'un véritable éveil d'un Africanisme, et non d'un afro-centrisme idéologique.
L'Afrique est un continent d'ouverture où les races se brassent, se mélangent, se confondent, sans conflits. 
Les Africains ne se faisaine plus confiance entre eux. Ce qui a conduit à des comportements assez bizarres. Certains réniaient sans vergogne leurs propres pays. Il était plus facile de se rénier que de s'enraciner. 

L'Organisation de l'Unité Africaine a déçu car elle était devenue parfois cette sorte de grosse machine inutile, où les business fonctionnaient plus que la politique. On y venait travailler pour gagner de l'argent et non pas par conviction. Tous ceux qui ont travailler à Addis-Abéba le savent. La bureaucratie rétardait la progression des prises de décisions. Là-bas, les réunions, assemblées, conférences, débats, ne servaient plus à rien. Les membres venaient y écouter des interminables discours sans fond, pressés de rentrer rédiger des rapports aussi vides bons pour les corbeilles à papiers. On touchait son bon salaire, on attendait des déplacements, des mutations, des voyages officiels, des missions avec des mirobolants "perdiems", plus qu'autres choses. Dans les tribunes, des discours se succédaient et parfois se répétaient, se ressemblaient.. Des discours parfois creux, rédigés par une pléthore de technocrates africains sortis des grandes universités, des grandes écoles, insensibles, ne croyant même pas un mot de ce qu'ils écrivent, ni de ce qu'ils écrivent. Des technocrates travaillant plus fidélèment pour les ennemis de l'afrique que pour son propre pays, encore moins pour son continent. "On se sent plus Blanc lorsqu'on a étudié", dit-on en Afrique noire.  L'individualiste qui n'existe pas dans la culture africaine a envahie les esprits de beaucoup de ces lettrés. L'Africain est généreux, ouvert, entier. Aujourd'hui, certains Africains sont des vrais filous, des rapaces, des requins pour leurs propres familles, leurs propres frères et soeurs, leurs amis, et pire, leurs proches. Comme la peste, il faut les éviter. Comme des virus, il faut les fuir. L'Africain entier est capable d'apporter plus qu'un aliéné complexé. Il y a tout un travail pédagogique qu'il reste à faire pour les gouvernants africains. Notre refléxion se veut une véritable prise de conscience à tous les frères. Noirs ou Blancs, Métis, Magrhébins ou Indiens. Une prise de conscience pour l'intérêt général de l'Afrique.
Pour les dirigeants africains, c'était encore pire. Accédés au pouvoir, souvent par des méthodes douteuses, ils s'accrochent et confondent fonction et propriété privée. Le pays, c'est le président de la République. Avec une telle mentalité, on comprend que tout ne marche pas. Tout leur échappe. Les décisions se prenant ailleurs, loin du pays. Des étrangers viennent piller. Les populations qui contestent. Les sujets qu'on refoulent, qu'on martyrisent, qu'on emprisonnent à l'étranger, sans même leurs papiers de légimité que le pays refuse de délivrer ? On s'en moque. On s'en fiche de ce qui peuvent leur arrivée ! Comment voulez-vous qu'on prenne l'Afrique au sérieux ? D'ailleurs, ce sont des ignorants incapables de mettre en valeur leur pays, leurs richesses, défendre leurs concitoyens. Les pays africains n'existent que de noms. Souvent, ce sont des pays-fantômes. Les exécutants au pouvoir n'étant que des gérants d'affaires. Des Vendus facilement corruptibles.
La paupérisation de sa jeunesse désole le futur actuellement. L'exode rural, le chômage dans les grandes villes, et pour finir, l'émigration de toute une génération jamais prise en compte. Pourtant, l'émigration africaine vers l'Europe ne date pas d'aujourd'hui. Qu'a-t-on fait pour l'éviter ? La fuite des cerveaux ne peut pas être une banalité. C'est un phénomène qui continue à ruiner l'Afrique de ses propres valeurs. Pour les plus diplômés, une seule issue, partir en Europe ou en Amérique du Nord (Etats-Unis ou Canada). La fuite des cerveaux est un facteur d'apauvrissement pour l'Afrique. Bien entendu, il ne faut pas voiler la face : il y a des raisons pour tout cela.

Si l'on veut travailler pour son pays, son continent, on doit bien sûr avoir de l'ambition. Non pas démésurée. Nous savons que beaucoup d'africains vivent aisément dans leur pays de choix en Europe, en Amérique. Il ne s'agit pas de leur faire des reproches ou quoi que ce soit. On peut aider l'afrique autrement en vivant hors du continent. Le tout de savoir si les Africains en ont conscience. Ne plus vouloir retourner vivre en Afrique n'est pas un argument valable. La question serait de savoir ce que l'on attend de cette Afrique ? Pour rassurer le scéptique, l'avenir c'est l'Afrique. Et, en Afrique. Un continent jeune et plein d'espoirs. Dans la vie c'est de savoir fixer des ambitions pour soi et les siens. C'est en voyant vivre certains avec leurs propres contradictions, il y a de quoi désespérer.

Les Etats-Unis d'Afrique ne doivent pas être une continuation des bêtises des anciens. Les Etats-Unis ne doiventt plus être  ce rêve utopique d'hier mais une réalité. L'homme est action. Et par c'est par  l'action qu'on avance. Il faut toujours compléter le rêve par les actions. La première des actions c'est de travailler pour l'Afrique. Les Etats-Unis ne doivent pas être qu'un rêve d'Intellectuels. Nous aimerions que tous les Africains s'y impliquent.
L'Union Africaine créée doit être l'affaire de tous les Africains. Il s'agit de travailler pour l'Afrique. Cette UA n'a pas encore les moyens de ses ambitions.
En se réunissant à Accra, les Africains doit respecter leurs engagements, dépasser leurs querelles stérilles, stupides, avilisssantes, et qui n'ont fait qu'affaiblir l'Afrique et empêcher son décollage. L'Afrique d'aujourd'hui devrait se débarrasser de ses traitres en les ignorant. Elle doit, par contre, aider ses fils égarés de réintégrer cette grande famille africaine. 
La fédération des Etats-Unis d'Afrique qui doit voir le jour. Elle finira par réunir tous les pays, les filles et fils de ce continent. Et ce sera un jour ensoleillé comme le ciel multicolor et arc-en-ciel africains. Et cette belle terre africaine ne sera plus une "terra incongnitae" pour les safaris et les folklores, mais un continent qui participe et contribue à l'évolution positive de toute l'humanité.  L'Afrique, ce continent généreux, hospitalier, humain, qui a permit les rencontres mais qui s'est vu trahie, dépecée, dépossedée, dominée. Mais l'Afrique est belle et accueillante. Une valeur qui s'est perdue surtout en Europe. L'Afrique est le berceau de l'humanité. Et ce n'est pas de l'afrocentrisme de le dire. Aujourd'hui, le monde doit réhabiliter l'Afrique calomniée, insultée, salit. Les Etats-Unis d'Afrique n'est pas l'ennemi ni de l'Europe, ni de l'Amérique conquérante. L'unité africaine est la concrétisation généreuse d'une certaine pensée africaine. L'Afrique n'a jamais été une couleur. Au contraire. Elle est une générosité. L'Afrique est une valeur universelle. Elle doit rester un patrimoine universel. 
Certains pays africains, qui furent hier à l'origine de l'unification africaine, ont tourné le dos à cette Afrique qui appartient à tous. Nous pensons à ce pays hôte du groupe de Casablanca en 1961, qui a défendu l'idée même de cette union. La présidence de l'Union à un pays comme l'Egypte n'a pas toujours été fructive. Par contre , on peut saluer le nouveau départ de cette Union africaine (qui a remplacé l'OUA), lors du Sommet africain de Syrte, en septembre 1999. Les Africains l'ont d'ailleurs manfesté au cours de ces réunions : "Nous avons été inspirés, au cours de nos travaux , par les propositions importantes faites par le chef d'Etat libyen, et plus particulièrement, par sa vision d'une Afrique forte et unie, capable de relèver les défis qui se posent à elle au niveau mondial".

J'aimerai apporter un témoignage personnel, puisque j'ai eu l'occasion d'effectuer des voyages à Tripoli, en Libye. Souvent pour des conférences. J'ai été impressionné par la volonté panafricaniste du leader libyen Mouhammar Kaddafi. J'avais de lui une image que l'occident voulait bien nous montrer mais qu'elle a été ma surprise de voir sur place l'effort que cet homme a fait pour son pays et sa détermination de changer l'image de l'Afrique. Il n'a jamais cessé de marteler l'unité africaine au grand dame de ses pairs de l'UMA (Union du Maghreb Arabe), alors que lui prône l'intégration de tous les pays au sein du continent africain. Au grand étonnement de certains pays de l'Afrique du Nord, qui se croient surtout plus arabîsant qu'africain. J'ai voyagé dans presque tous ces pays du nord de l'Afrique. Il existe là-bas toute une idéologie en décalage de cet ancrage du Maghreb au sein de l'Afrique continental. Pour beaucoup de Maghrebins, l'Afrique s'arrête chez les Noirs Subsahariens.  Et l'on lorgne du côté de la méditéranée, de l'autre côté de l'Europe, plutôt que de regarder au Sud. Kaddafi s'en indigne souvent : "Que l'on m'explique pourquoi trente-six ans après, notre organisation s'appelle toujours Organisation de l'Unité Africaine ! Qu'attend-elle pour organiser celle-ci ? " Et ce fut, par la suite, la création à Syrte (Libye), de l'Union Africaine (UA). 

Cette année 2007, c'est le Ghanéen John Kufuor qui préside à la tête de l'Union Africaine (UA). "La prochaine décision qui sera prise au Ghana, sera en conformité avec la moralité de l'Afrique. Elle devra témoigner de l'existence de ce continent sur la scène africaine et sa fidélité envers le Ghana qui a vu naître le leader de l'unité africaine, Kwameh N'krumah. Ce qui donnera plus de poids et d'assurance à cette réunion à Accra (du 1 au 3 juillet), et qui dessinera notre voie  et notre avenir", a dit encore le président libyen Kaddafi.
A Accra, les chefs d'Etat devront réussir ce pari : être capable de mettre en pratique l'idée de la création des Etats-Unis d'Afrique.  Pour sa réussite, il faut que les conditions et les moyens soient tous réunis. S'ils relèvent et réussissent ce pari, ce sont tous les Africains qui ne pourront que s'en féliciter. Ils n'ont pas le droit de rater ce rendez-vous capital. L'objectif est de mettre sur pied des mécanismes d'actions, et des instruments de travail afin que l'Union Africaine aboutisse tôt ou tard à la création effective de ces Etats-Unis d'Afrique.
  

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A
Je viens de finir de lire un roman intitulé justement "Aux Etats-Unis d'Afrique", du Franco-Djiboutien Abdourahmane A.Waberi, paru aux Editions Jean-Claude Lattès. Un ouvrage très intéressant d'ailleurs. Où il est question de rêver, d'inverser la tendance. D'imaginer qu'un jour les Etats-Unis se créent et deviennent une puissance, riches, attirants comme ils ont toujours été, à la seule différence que ces Etats-Unis-là soient véritablement uniformes, avec tous ces fils et filles travaillant consciencieusement pour un seul pays-continental nommé Etats-Unis d'Afrique ! L'Europe redevenant un continent pauvre contraint de voir sa population fuir la misère et s'émigrer en Afrique. Certains venant demander l'asile politique, fuyant la dictature en Europe. D'autres, par charters bourrés d'immigrés européens, se pressant dans la capitale africaine Asmara (Ethiopie et Erythrée).Les Européennes voulant toutes se marier avec des Noirs Africains pour réussir leurs vies sociales, les jeunes de se ruer dans les universités africaines dignes. Partout en Afrique, on verrait des immigrés européens faire des sales boulots juste pour essayer de survivre avec un salaire de misère. Tous les éboueurs seraient des Blancs européens venant vider les poubelles en Afrique. Les maçons venant vconstruire l'Afrique sous les ordres des ingénieurs noirs africains ! Ce livre est troublant puisqu'il inverse les rôles : des Blancs pauvres quémandant auprès des Noirs riches !Voir ces Européens faméliques, chômeurs, venant échouer dans les villes et villages d'Afrique, voilà des images que personne n'a rêver de montrer. Wabéri est aller encore loin dans son roman. Mais comme toujours, pour ces romanciers africains, ils écrivent, pensent, se mettent à la place du Blanc pour raconter l'Afrique...
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